Collège militaire royal de Saint-Jean : La CAQ propose une formation universitaire en français pour les militaires du Québec

 

 29 avril 2016

Le Québec ne devrait pas accepter que des militaires francophones doivent s’exiler dans une autre province pour entreprendre des études universitaires dans l’armée, estime le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault.

Dressé devant le Collège militaire Royal de Saint-Jean et accompagné du lieutenant-colonel à la retraite et professeur associé à l’Université de Sherbrooke, Rémi Landry, le chef caquiste a réclamé du gouvernement fédéral de Justin Trudeau qu’il répare l’erreur commise en 1995 par Jean Chrétien et qu’il redonne au Collège son statut universitaire.

Rappelant que c’est sur ces lieux que les Français ont construit le premier Fort Saint-Jean il y a 350 ans et qu’a vu le jour le Royal 22e Régiment en 1914, le chef caquiste a expliqué que le Québec est fier de son passé militaire. Les Québécois ont le devoir de supporter leurs soldats et pour la CAQ, cela commence par le retour d’un collège militaire à vocation universitaire au Québec, demande également formulée par M. Landry lors du point de presse.

« Les militaires francophones doivent pouvoir suivre une formation universitaire dans leur langue. La CAQ défend l’idée d’un Québec fort à l’intérieur du Canada. La promotion de la langue française est au cœur de notre projet. L’éducation en français est un droit. Ça doit aussi être vrai dans les Forces armées canadiennes », a fait valoir François Legault.

Le chef de la CAQ s’est dit conscient que les Forces armées canadiennes relèvent du gouvernement fédéral, mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras et rendre les armes. À ses yeux, le dossier du Collège militaire Royal de Saint-Jean va bien au-delà de la compétence fédérale. « Il y aurait des retombées bénéfiques non seulement pour tous les militaires francophones : ça serait bon pour Saint-Jean-sur-Richelieu, ça serait bon pour le Québec et ça serait bon pour le Canada. Car ces universitaires, une fois leur service militaire terminé, viendront enrichir la société de leur expertise », a-t-il conclu.

François Legault était également accompagné lors de son point de presse de la députée d’Iberville et porte-parole de la CAQ pour la région de la Montérégie, Mme Claire Samson, de même que des députés de Granby et La Peltrie, messieurs François Bonnardel et Éric Caire.

Éric Caire dénonce une erreur 11,5 milliards de dollars de Dominique Anglade

 

 28 avril 2016

Le porte-parole de la Coalition Avenir Québec pour le Conseil du trésor, Éric Caire, a démontré la méconnaissance flagrante de la ministre responsable de la Stratégie numérique, Dominique Anglade, d’un des programmes de son propre ministère.

Le député caquiste est revenu sur les propos tenus par la ministre de l’Économie lors des études des crédits, alors qu’elle avait mentionné que l’enveloppe budgétaire annoncée pour soutenir le virage numérique des entreprises, soit 3,1 millions de dollars, est une « somme modeste » qui « n’a pas de limite ». Dominique Anglade a même indiqué que ce moment était une « estimation » et que toutes les entreprises du Québec peuvent s’en prévaloir. Or, pour Éric Caire, son argumentaire ne tient pas la route, notamment sur le plan budgétaire.

« Quand j’ai fait savoir à la ministre que 3,1 millions de dollars pour le rattrapage de nos entreprises en matière de commerce électronique, c’était anémique, elle s’est rangée de mon côté et a elle-même reconnu que l’aide de son gouvernement était modeste. Par contre, elle continue d’affirmer que toutes les entreprises du Québec pourront toucher le crédit d’impôt de 50 000 $. Il y a plus de 236 000 entreprises au Québec qui peuvent donc se prévaloir de cette enveloppe. On est très loin du 3,1 millions annoncés dans ce cas-là, parce qu’il lui faut plutôt 11,834 milliards de dollars pour honorer sa promesse! Où compte-t-elle exactement puiser le manque à gagner de 11,5 milliards de dollars? Nos entreprises font face à un défi sérieux, ils méritent de connaître la vérité. Ils n’ont pas à subir l’improvisation libérale », a déclaré Éric Caire.

Visiblement embarrassée, Dominique Anglade a ajouté une couche en refusant de retirer ses propos tenus en commission parlementaire, malgré l’invitation lancée par le député de La Peltrie.

Prématernelle 4 ans : Philippe Couillard manque d’ambition pour nos enfants

 

 28 avril 2016

Dépister très tôt les difficultés d’apprentissage et permettre une meilleure égalité des chances : la prématernelle 4 ans est essentielle pour notre société, mais le premier ministre Philippe Couillard a refusé une fois de plus de s’engager à l’instaurer pour tous les enfants du Québec au cours des 5 prochaines années.

Le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, a invoqué l’urgence d’agir, puisque le taux de décrochage scolaire au Québec continue d’être plus élevé qu’ailleurs au pays. Selon lui, il est primordial qu’un enseignant ou un spécialiste identifie le plus tôt possible les jeunes qui ont des difficultés d’apprentissage afin de leur offrir des services professionnels le plus rapidement possible.

« La CAQ a analysé les différents modèles ailleurs dans le monde et a consulté des spécialistes. Un constat revient constamment : si on veut augmenter les taux de diplomation, il faut agir tôt. Le gouvernement nous répond qu’il fait des efforts, qu’il a mis en place des prématernelles 4 ans dans 90 classes et qu’il va en ajouter 70. Ce n’est pas sérieux : 160 classes, c’est 2 400 enfants. Or, on a 82 000 enfants de 4 ans au Québec. À ce rythme, la prématernelle 4 ans sera accessible à tous les enfants de 4 ans dans 60 ans! » a illustré François Legault. Pour lui, le gouvernement a le devoir d’offrir d’ici 5 ans à tous les parents d’enfants âgés de 4 ans le choix entre la fréquentation de la garderie ou la prématernelle.

Le chef caquiste a souligné que ce ne sont pas tous les services de garde actuellement qui permettent un suivi professionnel pour les jeunes qui ont des difficultés d’apprentissage. C’est justement en les envoyant dans des prématernelles 4 ans que les enseignants pourraient les détecter plus rapidement. « Les jeunes avec des difficultés d’apprentissage ne se retrouvent pas seulement dans les milieux défavorisés. La prématernelle 4 ans pour tous permettrait une meilleure égalité des chances pour les enfants ayant des difficultés d’apprentissage. Le premier ministre doit faire preuve d’un peu plus d’ambition lorsque l’on parle de l’avenir de nos enfants », a insisté François Legault.

Remplacement d’urgence des disjoncteurs : Hydro-Québec est au courant depuis 2003

 

 27 avril 2016

Alors que les Québécois se voient refiler une facture de plus de 500 millions de dollars pour le remplacement d’urgence des disjoncteurs du réseau électrique d’Hydro-Québec, la Coalition Avenir Québec a dévoilé un rapport interne, produit en décembre 2003 par un ingénieur de la société d’État, recommandant à Hydro-Québec de substituer ses disjoncteurs PK pour ceux d’une nouvelle génération.

L’étude datant de 2003 est sans équivoque : les disjoncteurs de type SF6 sont plus fiables, durables, performants, sécuritaires et abordables au long terme que ceux de type PK, a révélé la porte-parole de la CAQ en matière d’énergie, Chantal Soucy, qui a brandi le rapport en question au Salon bleu. Elle a sommé le ministre de l’Énergie, Pierre Arcand, d’identifier les gestionnaires derrière cette mauvaise décision administrative et d’inviter personnellement la Vérificatrice générale à enquêter.

« Je n’arrive pas à croire que la solution est connue et identifiée depuis 2003, mais qu’Hydro-Québec n’a allumé que maintenant! Non seulement la société d’État est au courant depuis 13 ans des dangers de ses disjoncteurs, responsables aujourd’hui de pannes majeurs et d’incendies, mais elle ose aujourd’hui réclamer des millions aux contribuables pour des mises à niveau d’urgence. Je vais vous dire ce qui est urgent : c’est de sanctionner les responsables de ce fiasco. Il y a clairement eu négligence dans ce dossier et il faut que la Vérificatrice générale puisse enquêter sur ce qui s’est passé », a déclaré Chantal Soucy, face à un Pierre Arcand visiblement inconscient de l’existence de ce rapport.

La députée de Saint-Hyacinthe a mentionné avoir été surprise d’apprendre dans l’étude d’Hydro-Québec que des remises à niveau d’un peu plus d’une centaine de disjoncteurs ont été menées entre 1994 et 2002. Puisqu’une remise à neuf d’un disjoncteur augmente sa durée de vie en moyenne de 30 ans, la majorité des équipements actuels devraient en théorie être fonctionnels minimalement jusqu’en 2024, a fait savoir Chantal Soucy. « Le ministre ne peut plus ignorer les faits. Je ne peux pas croire qu’il ne se demande pas autant que moi ce qui a bien pu se passer pour que 13 ans plus tard, Hydro-Québec se réveille et réclame des travaux de dernière minute! À cause de la mauvaise gestion interne chez Hydro-Québec, c’est une autre facture, d’un demi-milliard de dollars cette fois-ci, qui attend les Québécois », a regretté la caquiste.

Philippe Couillard accepte qu’un jeune d’âge mineur décroche avant 18 ans, déplore François Legault

 

 27 avril 2016

Le premier ministre Philippe Couillard ne voit aucun inconvénient à ce qu’un jeune de 16 ans décroche de l’école et compromette le reste de sa vie par cette seule décision majeure, a dénoncé le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault. À l’Assemblée nationale, le chef caquiste a indiqué qu’en 2016, soit 28 ans après avoir rendu l’école obligatoire jusqu’à 16 ans, le Québec est arrivé à l’étape suivante : celle de la rendre obligatoire jusqu’à 18 ans ou l’obtention d’un diplôme. François Legault a d’ailleurs rappelé que c’est la norme en Ontario, au Nouveau-Brunswick et dans 18 États américains.

« Je crois que le Québec doit rendre l’école obligatoire jusqu’à 18 ans ou jusqu’à l’obtention d’un diplôme. Évidemment, ça suppose de s’assurer qu’on soutienne nos jeunes jusqu’à 18 ans. C’est pour ça que la CAQ propose d’ajouter 120 conseillers en orientation dans les écoles et 200 conseillers dans les Carrefours jeunesse-emploi. Il faut aussi valoriser les diplômes de formation professionnelle. Il faut envoyer un signal clair, entre autres aux parents, que la place d’un jeune de 16 ou 17 ans sans diplôme, c’est à l’école! Au Québec, aujourd’hui, si on n’a pas 18 ans, il est interdit d’acheter de l’alcool, des cigarettes, ni même de voter. Par contre, il est actuellement possible au Québec d’abandonner l’école sans avoir 18 ans. Malgré cela, le premier ministre refuse de modifier la Loi sur l’instruction publique pour faire passer l’âge obligatoire pour fréquenter l’école de 16 à 18 ans », a déclaré François Legault, en ajoutant que chaque année, 12 000 de nos jeunes décrochent sans avoir obtenu un diplôme.

Le député de L’Assomption s’est dit conscient que de convaincre un adolescent de rester à l’école n’est pas une tâche facile, mais le gouvernement du Québec a le devoir de tout faire en son pouvoir pour offrir aux mineurs un parcours qui répond à ses intérêts et à ses capacités. « J’ai deux garçons et je sais que comme parent, on ne fait pas ce qu’on veut avec des gars de 17 ans! Mais on a la responsabilité d’envoyer un message fort sur l’importance d’obtenir un diplôme. On ne parle pas d’envoyer la police ou des huissiers! On parle de l’obligation de tout faire pour l’accompagner pour poursuivre ses études jusqu’à l’obtention d’un diplôme. Même le président des États-Unis, Barack Obama, a proposé que chaque État américain exige que les jeunes restent à l’école secondaire jusqu’à 18 ans. Le premier ministre refuse l’évidence », a conclu François Legault.

Pour ou contre le registre des armes d’épaule?

 

 27 avril 2016

La Coalition Avenir Québec entreprend une démarche de consultation publique afin de connaître l’opinion de la population sur le registre québécois des armes d’épaule.

Depuis plusieurs mois, le projet de loi 64 du gouvernement Couillard fait l’objet d’un débat émotif.

Il est possible de donner votre opinion sur la création d’un registre des armes d’épaule au www.pouroucontreleregistre.com.

Rappelons qu’afin de refléter fidèlement les opinions des citoyens provenant de toutes les régions du Québec, les députés de la Coalition Avenir Québec auront droit à un vote libre sur la version finale du projet de loi 64 du gouvernement Couillard.

Qualité du français des futurs enseignants : Les libéraux refusent de rehausser les exigences

 

 26 avril 2016

La ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, s’est totalement opposée à l’idée de rehausser les exigences à l’entrée du baccalauréat en enseignement afin que nos futurs professeurs soient mieux sélectionnés, formés et accompagnés. Lors de la période des questions à l’Assemblée nationale, elle a rejeté du revers de la main la proposition du porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière d’éducation, Jean-François Roberge, de rehausser les exigences envers les futurs enseignants.

La qualité du français est une problématique croissante, alors qu’un jeune sur quatre échoue à son examen de français écrit de secondaire 5. Selon Jean-François Roberge, si l’on souhaite valoriser davantage notre langue, il faut d’abord s’attarder à la formation de nos enseignants, puisque c’est par eux que se transmet la maîtrise du français.

« À la CAQ, l’éducation et la maîtrise de la langue sont des priorités. Contrairement aux libéraux, on souhaite valoriser la profession enseignante. Oui, les enseignants se dévouent, mais ils ont besoin d’être mieux épaulés. Ils sont au réseau de l’éducation ce que sont les médecins au réseau de santé. Le ministre nous dit qu’il faut resserrer les critères de l’examen de français en fin de baccalauréat en enseignement. Ce n’est pas suffisant. Si on est pour être exigeants avec nos futurs enseignants, pourquoi le faire à la fin du baccalauréat, alors que c’est si simple de le faire à l’entrée du baccalauréat? Malheureusement, la ministre tient à admettre dans les facultés d’éducation des étudiants qui ne pourront pas réussir l’examen final », a déclaré le député de Chambly.

Le caquiste a précisé que pour les ingénieurs, les médecins, les avocats ou les pharmaciens, des critères spécifiques sont réclamés dès l’inscription au baccalauréat. Jean-François Roberge a tenté de savoir les raisons pour lesquelles les enseignants échappent à la règle. « La langue française n’est pas seulement une façon de communiquer. Elle fait partie intégrante de notre culture, elle définit ce que l’on est comme peuple. Malheureusement, à chaque fois qu’il est question de langue ou d’identité, le gouvernement est mal à l’aise et incapable de prendre une position ferme », a déploré M. Roberge.

Prématernelle 4 ans universelle : Philippe Couillard refuse de s’engager

 

 26 avril 2016

Malgré le consensus qui règne concernant la prématernelle dès l’âge de 4 ans, le premier ministre Philippe Couillard a refusé la main tendue par le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, qui souhaite instaurer sur cinq ans la prématernelle 4 ans à tous les enfants, dans toutes les écoles du Québec. Le premier ministre a préféré parler de « priorisation » des investissements.

Le chef caquiste a fait savoir que les enfants avec des difficultés d’apprentissage sont pris en charge trop tard par le système. Résultat : chaque année, 12 000 de nos jeunes décrochent de l’école sans avoir obtenu de diplôme. Toutes proportions gardées, c’est deux fois plus qu’en Ontario, a déploré François Legault.

« Tous les experts le disent : pour réduire le décrochage, il faut agir tôt. Tous les enfants devraient être évalués dès l’âge de 4 ans et des services éducatifs devraient commencer à être donnés immédiatement, en particulier aux enfants avec des difficultés d’apprentissage. En Ontario, aux États-Unis, en Europe, la majorité des enfants commencent l’école à 4 ans. Le Québec est en retard. Les acteurs du milieu de l’éducation et les parents attendent du leadership, de l’ambition et des mesures fortes de la part du premier ministre. Il doit s’engager à offrir la prématernelle 4 ans dans toutes les écoles du Québec, au cours des 5 prochaines années », a exigé le député de L’Assomption.

François Legault a rappelé que depuis l’arrivée au pouvoir de Philippe Couillard, l’éducation est le grand oublié de ce gouvernement. Or, lorsqu’il est question d’éducation, le premier réflexe du premier ministre ne devrait pas être celui d’hésiter. « Il est au pouvoir depuis 2 ans, il devrait avoir une idée de ce qu’il veut faire en éducation! Le Québec n’a pas les moyens de ne pas investir en éducation. Il faut mener une guerre sans merci contre le décrochage scolaire et la prématernelle 4 ans, c’est la meilleure façon de donner à tous nos jeunes la possibilité de réussir et d’aller au bout de leur potentiel. C’est une question de choix! C’est son choix! » a conclu le chef de la CAQ.

Colloque Objectif réussite Québec : François Legault en faveur de l’école de 4 à 18 ans

 

 24 avril 2016

Se disant emballé par l’idée d’offrir aux familles la possibilité d’envoyer leurs enfants à l’école un an plus tôt, le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, s’est dit en faveur de l’école de 4 à 18 ans pour tous les jeunes Québécois. Le chef caquiste a fait cette déclaration lors du Colloque Objectif réussite Québec, un événement apolitique organisé et animé par son député de Chambly, Jean-François Roberge.

Lors d’une allocution prononcée durant l’événement, François Legault a expliqué qu’il souhaitait rendre disponible la prématernelle 4 ans pour tous les jeunes Québécois. Tout comme la maternelle 5 ans, cette dernière devrait être offerte à tous sans être obligatoire. Le chef caquiste s’est également dit en faveur d’une stratégie élargie mettant en place différentes mesures visant à s’assurer que les jeunes demeurent à l’école jusqu’à 18 ans ou jusqu’à obtention d’un diplôme.

« La prématernelle 4 ans, c’est la clé! C’est la meilleure façon de dépister plus rapidement des problèmes comme les retards de langage et les difficultés d’apprentissage », a-t-il déclaré, en  s’appuyant sur de nombreux travaux et exemples à l’international. Pour lui, plus le dépistage auprès des jeunes se fera en bas âge, plus le Québec luttera efficacement contre le décrochage scolaire.

Concernant ce fléau, qui afflige un garçon sur quatre au Québec, M. Legault est également d’avis qu’un éventail de mesures sont nécessaires pour s’assurer que les jeunes Québécois, qui n’ont pas obtenu de diplôme, fréquentent l’école jusqu’à 18 ans. « Au Québec, s’il faut attendre 18 ans pour être majeur, je ne vois pas pourquoi un jeune pourrait décider tout seul de lâcher l’école à 16 ans. Le décrochage, c’est une décision majeure! », a-t-il poursuivi.

Au cours du colloque, de nombreux experts et représentants du monde de l’éducation ont notamment échangé sur différentes mesures qui pourraient s’inscrire dans le cadre d’une école de 4 à 18 ans. Parmi celles-ci, nommons l’encadrement et l’orientation scolaire pour chaque élève dès le début du secondaire, une meilleure valorisation de la formation professionnelle, l’implication des Carrefours jeunesse-emploi (CJE) pour assurer le suivi auprès des décrocheurs potentiels et l’interdiction pour les employeurs de faire travailler un mineur ne fréquentant pas l’école pendant les heures de classe régulières, tel qu’appliqué en Ontario.

Pour le député Jean-François Roberge, qui a organisé et animé l’événement, de telles propositions doivent absolument nourrir le débat public au Québec. « Plus que jamais, nous devons mettre en place un arsenal de mesures pour lutter contre le décrochage scolaire. J’en suis d’autant plus convaincu après avoir entendu tous ces experts et représentants du milieu de l’éducation échanger dans ce forum non partisan. Dans les prochains mois, je souhaite de tout cœur que toutes les formations politiques débattent des propositions discutées aujourd’hui et s’approprient plusieurs d’entre elles. Une chose est certaine, pour la CAQ, l’école de 4 à 18 ans sera dorénavant au centre de notre engagement politique! », a-t-il conclu.

Rappelons que plus tôt ce mois-ci, Jean-François Roberge lançait le livre Et si on réinventait l’école? Chroniques d’un prof idéaliste, aux éditions Québec Amérique.

Développement économique régional : À quoi sert Lise Thériault?

 

 22 avril 2016

À son arrivée vendredi à l’étude des crédits budgétaires pour le volet développement économique régional, le député de la Coalition Avenir Québec, Donald Martel, a été surpris de trouver en face de lui non pas la titulaire du portefeuille des régions au sein du gouvernement Couillard, Lise Thériault, mais plutôt le ministre de la Sécurité publique et des Affaires municipales, Martin Coiteux. Cette absence est totalement injustifiée puisque les crédits sont l’exercice parlementaire le plus important de l’année pour les ministères, a indiqué Donald Martel.

« Je suis impliqué dans le milieu économique régional depuis plus de 20 ans et nous avons toujours eu un interlocuteur ciblé au sein du gouvernement. J’ai failli tomber en bas de ma chaise en entendant les propos du ministre Coiteux. Selon lui, il n’y pas de ministre attitré spécifiquement au développement régional. Tout le monde est ministre régionale à sa façon! À quoi sert Lise Thériault au juste? Elle est soudainement devenue ministre de rien! Ce qui me choque le plus, c’est qu’encore une fois, le gouvernement envoie un bien mauvais signal à nos régions, qui se trouvent déjà délaissées depuis l’arrivée de Philippe Couillard au pouvoir. À qui les régions doivent-elles s’adresser pour faire avancer leurs dossiers au sein de ce gouvernement? C’est le flou le plus total », a reproché le porte-parole de la CAQ en matière de développement économique régionale.

Donald Martel aurait souhaité interroger Lise Thériault sur sa volonté de faire prospérer les régions, notamment après l’abolition des Conférences régionales des élus (CRÉ) il y a maintenant un an. Le caquiste a déploré la vision à court terme du gouvernement libéral, qui n’a pas su redonner aux régions un espace de concertation démocratique, ne laissant que les fonctionnaires se concerter entre eux.