Assouplissements dans certains lieux publics dès le 8 octobre

 

 30 septembre 2021

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, accompagné de la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, annonce aujourd’hui des assouplissements aux mesures sanitaires, en fonction de la recommandation de la Santé publique. Ces assouplissements concernent les salles de spectacles, les rassemblements publics et les auditoires sportifs et culturels, et entreront en vigueur le 8 octobre.

Compte tenu de la situation épidémiologique actuelle, de l’excellent taux de vaccination au Québec et du déploiement du passeport vaccinal, la Santé publique a émis la recommandation de faire des assouplissements dans certains lieux publics.

Spectacles, événements sportifs avec places assignées et salles de cinéma

Pour ce qui est des spectacles, des événements sportifs avec places assignées et des salles de cinéma dans des lieux intérieurs, il n’y aura plus de limite du nombre de participants ou spectateurs ni de sections à respecter avec le passeport vaccinal qui est déjà exigé à l’entrée. Les personnes devront être assises et porter un couvre-visage en tout temps, sauf au moment de boire ou de manger. À l’extérieur, la consigne sera la même pour les lieux avec des sièges fixes et des places assignées, comme les stades ou les amphithéâtres extérieurs. Les personnes devront demeurer assises à leur place.

Congrès, conférences, assemblées, réunions, cérémonies de graduation ou de reconnaissance

Les congrès et les conférences, où le passeport vaccinal est déjà requis, n’auront plus de limites de participants à respecter.

Pour les assemblées, les réunions et les cérémonies de graduation ou de reconnaissance, le passeport vaccinal sera obligatoire si la limite actuelle de 250 personnes est dépassée à l’intérieur. Le couvre-visage devra être porté en tout temps, sauf au moment de boire ou de manger. Les événements de moins de 250 personnes qui n’exigeraient pas le passeport vaccinal devront maintenir la distanciation d’un mètre entre les participants et le couvre-visage pourra être retiré lorsque la personne est assise.

Pour les sites extérieurs, le passeport vaccinal devra être imposé si la limite actuelle de 500 personnes est dépassée. Dans l’ensemble de ces types de rassemblement, à l’intérieur comme à l’extérieur, les participants devront être assis à des places assignées.

Orchestres et chorales amateurs

Pour les orchestres et les chorales amateurs, le nombre de personnes participantes admises parmi les musiciens et les chanteurs sera augmenté à 100 participants. Des règles particulières s’appliqueront quant à la distanciation ou au port du masque pour les chanteurs ou certains musiciens.

« Cette annonce est une excellente nouvelle pour le milieu de la culture et notre économie. Ces assouplissements permettent aux personnes adéquatement vaccinées de retrouver un semblant de normalité et d’avoir accès à des privilèges. La situation demeure cependant très fragile. C’est pourquoi la Santé publique permet des assouplissements dans des endroits où il y a moins d’éclosions présentement. La dernière chose qu’on souhaite, c’est de devoir revenir en arrière. »

Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux 

« L’annonce d’aujourd’hui apporte un peu d’air frais à tous nos artisans des milieux culturels et touristiques, ainsi qu’à l’ensemble de l’industrie du sport professionnel. Avec ces nouvelles mesures allégées, nous revenons à une vie plus normale, et l’espoir est permis. Toutefois, il faut garder à l’esprit que le moindre glissement pourrait remettre en question cette avancée. Alors, je vous invite à choisir la culture québécoise et à profiter de ces nouvelles possibilités de rassemblement, mais à bien suivre les consignes en place, qui sont encore très pertinentes au vu de la situation actuelle, toujours précaire, surtout pour notre réseau de santé et de services sociaux. »

Nathalie Roy, ministre de la Culture et des Communications

Faits saillants :

  • Il est à noter que, devant la circulation croissante du variant Delta, beaucoup plus transmissible, il demeure crucial de faire preuve d’une extrême vigilance en tout temps, et d’éviter ces rassemblements si l’on présente des symptômes.
  • Rappelons également l’importance d’exiger le passeport vaccinal dans tous les secteurs d’activités où il est obligatoire.

Lien connexe :

Consultez les mesures en vigueur pour en savoir davantage.

Les régions seront au cœur de la nouvelle économie du Québec

 

 30 septembre 2021

Le premier ministre, M. François Legault, a profité, aujourd’hui, de sa présence à l’ouverture du Congrès de la Fédération québécoise des municipalités pour réitérer sa volonté de placer les régions au cœur la nouvelle économie du Québec, notamment en favorisant l’innovation et la création d’emplois payants. Il a d’ailleurs indiqué que l’État montrera l’exemple en transférant des milliers d’emplois de la fonction publique québécoise en région au cours des prochaines années.

Le premier ministre a rappelé que le Québec est l’un des endroits, au Canada, qui a le plus soutenu ses entreprises pendant la pandémie, notamment grâce à l’excellente collaboration entre le gouvernement et les municipalités. Près de 400 millions de dollars ont en effet été versés afin d’aider plus de 11 700 entreprises à traverser cette tempête. Le gouvernement du Québec souhaite maintenant prendre les devants et construire, avec les régions et les acteurs du monde municipal, une véritable nouvelle économie qui lui permettra de rattraper son écart de richesse avec l’Ontario en créant plus d’emplois payants, partout sur le territoire.

« On ne veut pas seulement revenir où on était il y a deux ans. Avec la pandémie, les changements se sont accélérés. On doit donc bâtir une nouvelle économie avec plus d’emplois payants. Et on veut que nos régions soient au cœur de ces changements », a expliqué le premier ministre.

Cette nouvelle économie sera plus verte. Le Québec doit devenir un pôle d’expertise mondiale en électrification, qui s’appuiera sur les initiatives, les compétences et les richesses propres à chacune des régions, sans miser seulement sur celles des grands centres. Plusieurs entreprises innovantes font en effet le choix de s’installer en région, notamment pour la qualité de vie, et le gouvernement entend soutenir l’implantation de ces projets.

Consommer les produits du Québec

L’autonomie alimentaire est un levier essentiel pour stimuler la croissance économique des régions. Actuellement, seulement la moitié des aliments consommés proviennent du Québec. Le gouvernement a comme objectif d’augmenter cette proportion aux deux tiers, en aidant les agriculteurs dans leurs activités, par exemple pour la production en serre. Jamais un gouvernement n’en aura fait autant pour l’autonomie alimentaire.

« L’autonomie, ce n’est pas seulement bon pour l’agriculture. On veut miser sur les produits fabriqués au Québec dans tous les secteurs manufacturiers, incluant celui des forêts. Il y a aussi le secteur du tourisme. On veut encourager les Québécois à continuer de voyager dans nos belles régions. Amenez-nous des projets pour faire grandir nos places d’hébergement », a ajouté le premier ministre.

Résoudre les problèmes de main-d’œuvre dans le réseau public et au privé

Beaucoup de changements sont à faire dans le réseau de la santé. Le premier ministre a notamment abordé le manque de travailleurs dans le secteur public, particulièrement dans les services aux citoyens et dans le réseau de la santé, qui est actuellement fragilisé en raison de la pandémie. Il y a de gros défis, dans certaines régions éloignées, et les problèmes trainent depuis longtemps. Le plan déposé par le ministre de la Santé et des Services sociaux, M. Christian Dubé, afin d’attirer plus d’infirmières à temps plein vise à améliorer cette situation.

Le gouvernement souhaite également attirer plus de personnes dans les entreprises privées situées en région, notamment dans les secteurs des technologies de l’information, du génie et de la construction, pour lesquels les emplois sont très payants. De nouveaux programmes incitatifs en ce sens seront annoncés bientôt.

Créer des places en services de garde

L’accès aux services de garde est une préoccupation qui a souvent été soulevée lors des visites du premier ministre dans les régions du Québec. Le gouvernement est en train de changer le système en place et procédera, sous peu, à l’annonce d’un plan d’action qui viendra compléter le réseau. « On a promis de fournir une place à chaque enfant et on va le faire », a assuré le premier ministre.

Construire plus de logements abordables

Le premier ministre a également évoqué la question de l’accès à des logements abordables. Il rappelle que le gouvernement a déjà investi 730 millions de dollars dans le programme Accès Logis et qu’il est allé récupérer 2,3 milliards de dollars du gouvernement fédéral afin d’accélérer, en respect de ses compétences, la construction des logements sociaux au Québec.

Brancher toutes les régions à Internet haute vitesse

En 2021, l’accès à Internet haute vitesse, dans toutes les régions du Québec, est un service essentiel. Le gouvernement en est bien conscient. C’est pourquoi il injecte plus d’un milliard de dollars afin de brancher toutes les maisons du Québec. Le premier ministre s’est dit convaincu de répondre aux attentes et de terminer le réseau au cours du présent mandat, comme il s’y était engagé.

Régler le problème du transport aérien régional

Enfin, le premier ministre a rappelé l’importance d’assurer une desserte aérienne fiable dans les régions éloignées; un secteur qu’il connait bien.

« Pour les régions éloignées, c’est un service essentiel. Ce qu’on va faire, c’est de cibler chaque aéroport qui doit être desservi. On va fixer un prix maximum et une fréquence minimum et octroyer une subvention annuelle à la compagnie aérienne qui nous fera la meilleure offre. On va régler le problème une fois pour toutes! » a expliqué M. Legault.

« En terminant, je veux dire aux municipalités qu’on a beaucoup de défis devant nous. Mais on a surtout beaucoup de belles occasions. On a l’occasion de bâtir une nouvelle économie avec plus d’emplois payants dans toutes les régions. On a l’occasion de bâtir ensemble un Québec plus prospère, un Québec plus vert, un Québec plus fier! »

François Legault, premier ministre du Québec

Une 3e dose pour les résidents des CHSLD, RPA et ressources intermédiaires

 

 28 septembre 2021

 Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, annonce qu’une dose additionnelle de vaccin pourra être administrée à certaines clientèles prioritaires plus vulnérables.

Ainsi, les usagers des centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) et des ressources intermédiaires et de type familial (RI-RTF), tout comme les personnes vivant dans des résidences privées pour aînés (RPA) se verront offrir une dose additionnelle. Cette décision a été prise à la suite d’un nouvel avis du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ).

Le CIQ recommande maintenant l’administration d’une dose additionnelle comme dose de rappel pour certaines clientèles en fonction des données maintenant disponibles sur la réponse immunitaire et de l’évolution de la situation au cours des dernières semaines. Les données épidémiologiques les plus récentes font en effet état d’une remontée de l’incidence de la maladie et de l’apparition d’éclosions dans ces milieux. 

Les clientèles visées se verront offrir une dose additionnelle d’un vaccin à ARNm. Rappelons que les vaccins à ARNm autorisés au Canada sont considérés comme interchangeables.

L’intervalle recommandé entre la dernière dose et la dose additionnelle est de 6 mois, mais un délai minimal de 5 mois sera acceptable pour profiter du moment des opérations de vaccination contre grippe saisonnière (influenza) qui auront lieu fin octobre dans ces établissements. Les usagers et les résidents ont reçu une première dose en décembre et leur 2e dose en mars-avril, elles pourront donc se faire offrir de recevoir, en même temps, le vaccin contre l’influenza ainsi que la dose supplémentaire de vaccin contre la COVID-19. 

Dès la fin octobre, des équipes mobiles se déplaceront graduellement dans les milieux de vie. Ainsi, les personnes ou leurs proches n’ont pas de démarches à faire pour l’instant et n’ont pas besoin de procéder à la prise de rendez-vous.

La réserve actuelle de doses de vaccin au Québec est amplement suffisante pour réaliser cette nouvelle phase de l’opération de vaccination. Rappelons que le nombre total de personnes visées par une dose de rappel s’élèverait à environ 40 000 en CHSLD, 136 000 en RPA et 43 000 en RI-RTF.

Il avait déjà été annoncé, le 30 août dernier, qu’une dose additionnelle de vaccin peut être administrée aux personnes immunodéprimées et aux personnes dialysées.  Depuis cette annonce, 53 474 personnes ont reçu une dose additionnelle de vaccin.  

« Comme c’est le cas depuis le début de notre opération de vaccination, nous mettons tout en œuvre afin de s’assurer de protéger le plus efficacement possible les personnes les plus vulnérables. Les équipes sont prêtes à être déployées et à aller administrer une dose additionnelle dans ces afin de limiter les risques de propagation.  Nous suivons les recommandations de la Santé publique et advenant que l’administration d’une dose additionnelle était considérée pertinente pour d’autres groupes de la population québécoise, nous ajusterons notre stratégie de vaccination en conséquence. »

Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux 

« La vaccination dans les milieux de vie pour aînés a contribué grandement à abaisser le nombre de cas, d’hospitalisations et de décès. Toutefois, notamment avec la circulation croissante du variant Delta, nous constatons à nouveau l’apparition d’éclosions dans ces milieux. L’administration de cette dose additionnelle permettra de s’assurer que les aînés et les personnes avec des besoins spécifiques seront bien protégés au cours des prochains mois. La prudence est toujours de mise en cette quatrième vague : nous avons besoin de la collaboration de tous pour assurer la sécurité des résidents et des personnes hébergées. »

Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants

Faits saillants :

  • Devant la circulation croissante du variant Delta, beaucoup plus transmissible, la vaccination des travailleurs, des proches aidants et des visiteurs est cruciale pour protéger les résidents, tout comme l’application de mesures optimales de prévention des infections. Rappelons notamment que depuis le 27 septembre, le port du masque d’intervention est obligatoire pour tous les résidents des résidences privées pour aînés (RPA) de plusieurs régions du Québec, lorsqu’ils se déplacent dans la RPA, lorsqu’ils utilisent l’ascenseur et dans les espaces communs intérieurs.

Deux nouvelles mesures pour favoriser l’accès à la justice

 

 27 septembre 2021

Le ministre de la Justice et procureur général du Québec, M. Simon Jolin-Barrette, accompagné du président de la Commission des services juridiques, Me Daniel LaFrance, ainsi que de la directrice générale de Juripop, Me Sophie Gagnon, annonce aujourd’hui l’implantation d’un service de consultation juridique pour les personnes victimes de violences sexuelles et de violence conjugale à la Commission des services juridiques ainsi qu’un partenariat bonifié avec Juripop.

Service de consultation juridique en matière de violences sexuelles et de violence conjugale

L’objectif de ce service de consultation juridique est de favoriser l’accès à la justice pour les personnes victimes de violences sexuelles ou de violence conjugale.

Ce service de consultation avec une avocate ou un avocat sera offert gratuitement aux personnes victimes de violences sexuelles et de violence conjugale, sans égard à leurs revenus. Elles pourront bénéficier de quatre heures de consultation juridique, et ce, dans tous les domaines du droit en lien avec cette violence.

Des avocates et avocats spécialisés en soutien aux personnes victimes

Les services juridiques d’urgence seront également couverts, notamment les actes conservatoires visant à préserver les droits des victimes, qu’elles soient admissibles ou non à l’aide juridique.

Ainsi, en cas de besoin, afin d’assurer à la personne victime le plus grand accès à la justice possible, une avocate ou un avocat de la Commission des services juridiques pourra aussi la représenter, sans frais.

Enfin, l’ensemble des services juridiques demeureront couverts pour les personnes victimes de violences sexuelles et de violence conjugale qui étaient déjà admissibles à l’aide juridique en raison de leurs revenus.

La mise sur pied de ce service implique des coûts annuels récurrents de près de trois millions de dollars. Ce nouveau service sera offert par une nouvelle équipe de 14 personnes, dont 12 avocates et avocats spécialisés répartis dans différentes régions du Québec. 

Un partenariat bonifié avec Juripop

Le gouvernement du Québec et l’organisme Juripop ont conclu un nouveau partenariat en vue d’améliorer les services offerts aux personnes victimes.

Dans le cadre de ce partenariat, Juripop aura le mandat de recueillir des informations sur les obstacles que doivent affronter les personnes victimes à travers leur parcours dans le système de justice civil et administratif. Avec ces informations, l’organisme pourra proposer des solutions innovantes pour le perfectionner. Il pourra également tester ces pratiques pour améliorer l’accès à la justice.

Pour y arriver, l’organisme représentera gratuitement 125 personnes victimes chaque année. 

De plus, Juripop constituera une banque d’avocates et avocats spécialisés en matière de violences sexuelles et conjugale à travers le Québec. Cette banque sera accessible à toute personne souhaitant être représentée par une avocate ou un avocat sensible aux réalités des personnes victimes.

Juripop mettra finalement sur pied un programme de formation continue en matière de violences sexuelles et conjugale destiné aux avocates et avocats, aux notaires et aux autres professionnelles et professionnels souhaitant améliorer leurs connaissances en la matière.

Ce nouveau partenariat s’échelonnera du 1er octobre 2021 au 31 mars 2024, avec une possibilité de renouvellement d’un an, pour un investissement total du gouvernement du Québec pouvant atteindre six millions de dollars.

« Il est primordial pour le gouvernement du Québec de faciliter le parcours judiciaire de toutes les personnes victimes de violences sexuelles et de violence conjugale. Elles doivent avoir accès à des professionnelles et professionnels spécialisés afin d’obtenir rapidement des réponses à leurs questions et des conseils juridiques adaptés à leur situation. Nous sommes convaincus que la mise en œuvre de ce service améliorera le parcours des personnes victimes. »

Simon Jolin-Barrette, ministre de la Justice et procureur général du Québec

« Le rapport Rebâtir la confiance insiste sur l’importance d’offrir aux victimes de violences sexuelles et de violence conjugale un accompagnement juridique adapté à leurs besoins. L’annonce d’aujourd’hui s’inscrit exactement dans cet objectif, et notre gouvernement continue son travail pour faciliter le cheminement de ces personnes, majoritairement des femmes, à travers notre système de justice. »

Isabelle Charest, ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine

« Par la force de son réseau, la Commission des services juridiques est fière de pouvoir contribuer à l’implantation de ce service de consultation juridique en vue d’accompagner les victimes de violences sexuelles et de violence conjugale. Cela s’inscrit en droite ligne avec la mission de l’aide juridique, et nos équipes y travailleront de concert avec les différents partenaires. Nous tenons d’ailleurs à saluer la mobilisation des avocates et avocats du réseau autour de cet important projet. »

MDaniel LaFrance, président de la Commission des services juridiques

« La justice civile et administrative peut être parsemée d’embûches pour les personnes victimes et les survivantes : ordonnances de garde partagée entre une femme victime de violence conjugale et son ex-conjoint violent, rejet de demandes d’anonymat de survivantes poursuivies en diffamation… Avec ce nouveau mandat, Juripop testera de nouvelles manières de pratiquer le droit qui auront une incidence réelle sur le parcours des personnes victimes et des survivantes en matière de justice civile et administrative. »

Me Sophie Gagnon, directrice générale de Juripop

Lien connexe

Lien vers le site Web du ministère de la Justice du Québec :
https://www.justice.gouv.qc.ca

Lutte contre la violence liée aux armes à feu

 

 24 septembre 2021

Déterminé à assurer la sécurité et la quiétude de ses citoyens et des familles devant la montée inquiétante des crimes liés aux armes de poing, le gouvernement du Québec adopte la Stratégie québécoise de lutte contre la violence liée aux armes à feu, l’opération Centaure. Plus de 90 M$ sont injectés afin d’ajouter une centaine de ressources visant sa mise en œuvre.

La vice-première ministre, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Mme Geneviève Guilbault, ainsi que la ministre déléguée aux Transports et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal, Mme Chantal Rouleau, en ont fait l’annonce. Elles étaient accompagnées de la directrice générale par intérim de la Sûreté du Québec (SQ), Mme Johanne Beausoleil, du directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), M. Sylvain Caron, et du président de l’Association des directeurs de police du Québec, M. Pierre Brochet. Pour l’occasion, près d’une vingtaine de corps de police étaient également présents.

Cette stratégie vient consolider les actions mises en place au cours des derniers mois. Elle permet d’agir à court, à moyen et à long terme en vue d’endiguer la violence liée aux armes à feu sur le territoire québécois, principalement dans la grande région de Montréal. Quatre axes d’intervention sont visés, soit :

1.  Renforcer les corps de police par le déploiement d’équipes spécialisées 
     
Cette action permettra :

  • une intervention rapide auprès des individus qui font usage d’armes à feu ou qui risquent de le faire;
  • le suivi et la déstabilisation des réseaux criminels partout au Québec.

2.  Perturber l’approvisionnement illégal des armes à feu
     Plus précisément :

  • augmenter les enquêtes pour déterminer leur origine et leur parcours;
  • collaborer plus étroitement et partager plus efficacement les renseignements entre les corps policiers.

3.  Soutenir l’intervention et le développement des connaissances
     
Par :

  • l’ajout de ressources et l’acquisition d’équipements au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale;
  • l’ajout de ressources au sein des Services correctionnels pour bonifier les connaissances et le partage de renseignements avec les corps policiers;
  • la poursuite de diverses initiatives, dont le déploiement d’une nouvelle formation à l’intention des policiers sur l’application des lois sur les armes à feu, des états de situation et des projets pilotes pour mieux comprendre la violence armée.

4.  Prévenir la criminalité
     Par :

  • l’intervention en amont auprès des personnes à risque;
  • la poursuite de la collaboration avec le milieu communautaire.

« Votre gouvernement est mobilisé comme jamais pour enrayer la violence liée aux armes à feu qui sévit sur notre territoire; nous sommes résolus à intervenir sur tous les fronts. Cette stratégie consolidera les efforts investis au cours de la dernière année afin d’apporter des résultats concrets et immédiats, en plus d’agir sur la source du problème et d’enrayer ce fléau. Je remercie tous les corps policiers du Québec et leurs collaborateurs qui se serrent les coudes dans le cadre de la Stratégie québécoise de lutte contre la violence liée aux armes à feu pour mener à bien cette bataille et assurer la sécurité de la population québécoise. »

Geneviève Guilbault, vice-première ministre, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale

« Montréal est une métropole accueillante et sécuritaire, et il fallait poser un geste fort et immédiat pour qu’elle le demeure. Les actes violents des derniers mois commandaient une opération majeure, et c’est ce que nous faisons. Nous ne pouvons accepter que la sécurité des citoyens, des familles, des enfants soit menacée dans nos rues. Lutter contre la violence par les armes est un défi de taille, mais les actions mises de l’avant par notre gouvernement témoignent de notre volonté ferme et de notre détermination à endiguer ce problème. »

Chantal Rouleau, ministre déléguée aux Transports et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal

« La lutte contre l’usage illégal des armes à feu doit s’inscrire dans un continuum d’interventions et s’implanter dans une structure performante, éprouvée et déployée à l’échelle provinciale. Cela aura pour effet de diminuer l’offre d’armes illégales, ce qui aura une incidence directe sur la possession et, par le fait même, sur la problématique actuelle dans le grand Montréal. »

Johanne Beausoleil, directrice générale par intérim de la Sûreté du Québec

« Le SPVM fait de la lutte contre la violence armée une priorité. Cet enjeu de criminalité va bien au-delà des frontières du territoire montréalais. Je tiens à remercier le ministère de la Sécurité publique pour la somme supplémentaire qui nous est accordée dans cette lutte affirmée et je salue, surtout, la stratégie nationale que le gouvernement met en place, démontrant une intention ferme de se mobiliser pour cette responsabilité partagée. Nous gagnerons cette lutte tous ensemble : organisations policières, partenaires communautaires et citoyens.  »

Sylvain Caron, directeur du Service de police de la Ville de Montréal

« Les directeurs des services de police du Québec saluent l’engagement du gouvernement pour contrer la prolifération des armes à feu dans nos municipalités, dans nos villes et sur l’ensemble du territoire québécois. C’est en nous unissant dans nos interventions et dans le partage de renseignement, en échangeant nos meilleures pratiques, en impliquant la communauté, en cessant la banalisation en ligne, en lien avec l’utilisation d’armes, et en reconnaissant la complémentarité des différents acteurs du milieu que nous parviendrons à avoir un effet sur la baisse des crimes de violences. Nous croyons profondément à ces actions concertées d’autant plus que la violence liée aux armes à feu fait partie des priorités que notre association a établies en début d’année. »

Pierre Brochet, président de l’Association des directeurs de police du Québec

Faits saillants :

  • Les sommes de plus de 90 M$ investies dans la Stratégie québécoise de lutte contre la violence liée aux armes à feu visent à financer les projets suivants, qui se trouvent dans les axes mentionnés précédemment :
    • Intervention rapide auprès des individus à risque
      • Ajout de 5,2 M$ sur cinq ans (cinq policiers) pour renforcer l’Escouade crime organisé – armes à feu (ECO-AF) du Service de police de Laval;
      • Ajout de près de 3 M$ sur cinq ans (quatre policiers) pour renforcer la Brigade d’intervention multidisciplinaire (BIM) du Service de police de Longueuil;
      • Ajout de 911 000 $ sur deux ans pour soutenir les équipes du SPVM.
    • Augmentation de la pression et déstabilisation des réseaux criminels partout au Québec
      • Ajout de 78 ressources (dont 10 pour des corps de police municipaux) dans la structure opérationnelle sur les groupes criminels coordonnée par la SQ. Cette mesure permettra la mise en œuvre de la nouvelle priorité d’enquête sur la violence armée des corps de police (74,7 M$).
      • Sous la coordination de la SQ, tous les corps policiers du Québec seront interpellés. La Gendarmerie royale du Canada, l’Agence des services frontaliers du Canada, la Police provinciale de l’Ontario, le SPVM, le SPVQ, les services de police des villes de Laval et de Longueuil ainsi que les corps de police autochtones sous la direction de l’Association des directeurs de police des Premières Nations et Inuits du Québec participeront à cet effort concerté. La collaboration du Homeland Security Investigations des États-Unis est également à souligner.
    • Soutien de l’intervention et du développement des connaissances
      • Ajout de 15 ressources supplémentaires au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale (5,1 M$).
      • Ajout de 5 effectifs additionnels à la Direction du renseignement des Services correctionnels (2,4 M$).
  • Ces nouveaux investissements s’additionnent aux 5 M$ (Équipe se consacrant à la lutte contre le trafic d’armes (ELTA) et Équipe intégrée de lutte contre le trafic d’armes (EILTA)) et à l’ajout de 42 ressources au SPVM, qui ont fait l’objet d’une annonce à la fin août afin de lutter contre le trafic d’armes à feu. Ils permettront au gouvernement du Québec de donner aux forces policières les moyens de s’attaquer fortement et à court terme à la violence liée aux armes à feu dans les rues de Montréal et des environs.
  • Entre 2016 et 2020, il y a eu près de quatre fois plus de tentatives de meurtre et de complot par armes à feu à Montréal, avec une hausse marquée entre 2019 et 2020. Cette tendance à la hausse se ressent aussi dans le reste du Québec, où les tentatives de meurtre et de complot par armes à feu ont grimpé de 130 % entre 2016 et 2020.
  • Opération Centaure : Coordination des Efforts Nationaux sur le Trafic d’Armes, Unis dans la Répression et les Enquêtes

Lien connexe :

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« C’est à notre tour de prendre soin d’elles. »

 

 23 septembre 2021

Le premier ministre du Québec, François Legault, accompagné du ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, et de la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, a annoncé aujourd’hui un nouveau modèle de gestion et des incitatifs pour la rétention et l’attraction de personnel visant à mieux répondre aux besoins du réseau de la santé et des services sociaux en matière de soins infirmiers et cardiorespiratoires.

Dans le but d’améliorer les conditions de travail des infirmières qui œuvrent présentement dans le réseau et d’attirer de nouvelles personnes dans la profession, le gouvernement met de l’avant une démarche concrète. La situation actuelle nécessite la mise en place de mesures immédiates fortes et signifiantes, inspirées des meilleures pratiques. Ces mesures permettront d’améliorer la conciliation travail et vie personnelle des infirmières ainsi que la consolidation des équipes, d’offrir des horaires stables et prévisibles, et de diminuer la charge de travail.

Ces mesures sont également en cohérence avec les ententes convenues avec certains syndicats, notamment avec la Fédération interprofessionnelle de santé du Québec (FIQ), puisqu’elles visent à atteindre les mêmes objectifs pour les professionnelles en soins. L’annonce d’aujourd’hui permettra d’ajouter des moyens pour atteindre plus rapidement ces mêmes objectifs alors que les conventions entreront en vigueur prochainement.

Élimination du temps supplémentaire obligatoire et diminution du recours aux agences de placement privées

La démarche vise premièrement à augmenter le personnel travaillant à temps plein. En favorisant la rétention du personnel et en allant chercher de nouvelles ressources, le temps supplémentaire obligatoire pourra être éliminé. Pour rendre les emplois du réseau public plus attrayants, les employés provenant des agences de placement privées se verront offrir principalement les plages horaires défavorables (soirs, nuits, fins de semaine). Aussi, des agents administratifs seront embauchés en services cliniques dans les prochaines semaines afin de libérer les infirmières de ces tâches.

L’objectif est d’assurer l’attraction et la rétention du personnel, grâce à des initiatives qui permettront de diminuer rapidement la pression sur les équipes de travail et de rééquilibrer la charge de travail du personnel pour les secteurs et quarts de travail plus critiques, entre autres dans les régions où la pénurie est plus marquée, par exemple en Abitibi-Témiscamingue, sur la Côte-Nord, en Gaspésie-Île-de-la-Madeleine, en Outaouais, au Nunavik et dans le territoire des Terres-Cries-de-la-Baie-James.

Primes financières et horaires plus stables

Il manque l’équivalent de 4300 infirmières dans le réseau. Pour combler les besoins plus critiques, plusieurs incitatifs d’attraction et de rétention sont offerts au personnel de la catégorie 1, comme les infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques :

·       Plus de personnel à temps complet;

·       Augmentation de la semaine régulière de travail à 37,5 heures par semaine;

·       Montant forfaitaire pour le nouveau personnel de 12 000 à 15 000 $ en fonction de la région;

·       Montant forfaitaire de 15 000 à 18 000 $ pour tout le personnel à temps complet déjà à l’emploi du RSSS.

Autogestion des horaires

Cette démarche nécessitera un changement de culture au sein du réseau de la santé et des services sociaux, notamment en donnant plus d’autonomie au personnel pour la conception des horaires de travail en permettant, par exemple, l’autogestion de ceux-ci par le personnel lui-même.

« Avec toutes ces mesures, nous allons réduire de façon très importante le recours au temps supplémentaire obligatoire ainsi que l’utilisation des agences de placement privées. Nous allons réorganiser le travail des infirmières comme elles le demandent depuis longtemps en leur offrant des horaires prévisibles qui permettront la conciliation travail-famille. Nous mettons en place les moyens nécessaires pour enfin traiter nos infirmières comme il se doit. Les infirmières prennent soin de nous depuis longtemps et c’est à notre tour de prendre soin d’elles. »

François Legault, premier ministre du Québec

« La pénurie de personnel dans notre réseau de santé n’a fait que s’aggraver depuis les 18 derniers mois. Il nous faut maintenant changer les choses et passer à un nouveau modèle de gestion axé sur la stabilité. Les mesures que nous mettons en place contribueront à diminuer la pression sur les équipes de travail et à rééquilibrer la charge de travail du personnel. On doit offrir à notre personnel des conditions d’exercice qui permettront à la fois de mieux répondre aux besoins de la population et de préserver un meilleur équilibre entre le travail et leur vie personnelle. »

Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux 

« Les mesures incitatives annoncées permettront de couvrir les besoins les plus criants en matière de santé, dans des secteurs ou dans des régions plus critiques. Elles motiveront par exemple le retour de professionnels à la retraite ou ayant quitté leur poste pour le privé à revenir prêter main-forte à nos équipes. Cela se veut une passerelle pour soutenir la mise en place des dispositions prévues à la nouvelle convention qui nous permettra d’avoir un impact rapide, efficace et immédiat. Avec ce plan, nous démontrons ainsi tout notre soutien envers les professionnels en soins, qui sont le cœur de notre réseau. »

Sonia LeBel, présidente du Conseil du trésor