Une nouvelle génération d’écoles québécoises

 

 25 février 2020

Le premier ministre du Québec, M. François Legault, et le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, M. Jean-François Roberge, ont dévoilé aujourd’hui la nouvelle vision qui guidera dorénavant la rénovation, l’agrandissement et la construction d’écoles primaires et secondaires au Québec.

Pour le premier ministre, c’est une nouvelle génération d’écoles qui seront bâties, dès 2020, dans une perspective d’intégration à la communauté et de développement durable. Ces écoles arboreront également une toute nouvelle identité architecturale mettant en valeur des accents de bleu et les matériaux du Québec, principalement le bois et l’aluminium.

« On le sait, les écoles du Québec ont beaucoup manqué d’amour. Il y a un peu plus d’un an, j’ai promis aux Québécoises et aux Québécois de m’attaquer à ce problème et de leur offrir des écoles dont ils pourraient être fiers. Ce dont nous avons besoin, c’est une nouvelle génération d’écoles pour nos élèves. En dévoilant cette nouvelle vision et en dotant le réseau scolaire des moyens nécessaires pour la déployer, nous amorçons un nouveau chapitre pour leur offrir le meilleur environnement possible, de même qu’à nos enseignants. », a déclaré François Legault, premier ministre du Québec.

Les écoles seront adaptées aux nouvelles méthodes d’enseignement. Les espaces communs favoriseront la socialisation et le sentiment d’appartenance des élèves. Les écoles seront inspirantes pour les élèves, le personnel scolaire et l’ensemble de la communauté.

Cet effort majeur du gouvernement du Québec, qui vise à permettre à chaque enfant de bénéficier d’un environnement scolaire propice à la réussite, sera soutenu par des investissements sans précédent. Uniquement cette année, il s’est traduit par un investissement record de 4 milliards de dollars. Ces sommes permettront d’amorcer des projets de rénovation dans plusieurs centaines d’écoles du Québec, au bénéfice des élèves et du personnel enseignant qui les fréquentent. Elles permettront également de lancer 128 projets d’ajout d’espace à travers le Québec.

« Par cette annonce, nous donnons le coup d’envoi officiel de ce qui sera, je crois, l’un des chantiers les plus importants de la prochaine décennie. Les élèves et le personnel scolaire d’aujourd’hui et de demain méritent des écoles qui les rendront fiers, des lieux d’apprentissage qui les inciteront à se dépasser. Nos écoles ne doivent pas être suffisantes. Elles doivent être inspirantes. Trop longtemps, elles ont fait parler d’elles pour les mauvaises raisons. Cette époque sera bientôt révolue avec la nouvelle génération d’écoles que nous annonçons aujourd’hui. », a mentionné Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

Faits saillants :

Plusieurs principes directeurs guideront la nouvelle génération d’écoles québécoises, notamment :

  • des aires communes favorisant la socialisation et des espaces pédagogiques adaptatifs qui seront au cœur des apprentissages des élèves;
  • des cours d’école et des gymnases modernes conçus de manière à ce que nos jeunes puissent dépenser leur énergie pour mieux apprendre;
  • des bâtiments durables, sécuritaires et entièrement électriques;
  • une utilisation maximale de la lumière naturelle;
  • la présence du bleu fleurdelysé et l’utilisation de l’aluminium sur la façade, la prédominance du bois naturel à l’intérieur et l’affichage d’un visuel unique.

Dans le cadre des travaux d’élaboration du guide, les partenaires ont consulté les différents intervenants du milieu. Par exemple, la Société québécoise des infrastructure (SQI) a mené des ateliers de travail collaboratifs avec des architectes et des membres du personnel scolaire. Ceux-ci ont également préparé un sondage à distribuer aux enseignants et aux élèves à travers le Québec afin de pouvoir tirer le plus de vision possible des futurs usagers des nouvelles écoles.

Une première maison des aînés et alternative à Hull

 

 24 février 2020

La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, et le ministre de la Famille, ministre responsable de la région de l’Outaouais et député de Papineau, Mathieu Lacombe, annoncent aujourd’hui qu’une première maison des aînés et alternative sera construite sur le territoire de Gatineau, dans le secteur de Hull.

La nouvelle maison des aînés et alternative, qui mettra 72 places à la disposition de la population de la région, soit 60 places pour aînés et 12 autres pour adultes de moins de 65 ans ayant des besoins spécifiques, sera située sur un terrain adjacent au Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) Lionel-Émond, au coin des boulevards Saint-Raymond et Lionel-Émond. Elle offrira à ses usagers un milieu de vie à dimension humaine, constitué de six unités climatisées de 12 places chacune, et comportant une chambre pour chaque usager, avec toilette et douche adaptée.

Ce nouveau type d’hébergement, qui rappellera davantage un domicile qu’un lieu d’hospitalisation, favorisera les contacts humains ainsi qu’un mode de vie plus actif, entre autres grâce à un accès à des espaces extérieurs aménagés et à des installations mieux adaptées aux besoins des proches aidants. Cette transformation sera aussi bénéfique pour le personnel qui travaille dans ces milieux, et contribuera d’ailleurs à l’attractivité et à la rétention de cette main-d’œuvre.

« Notre gouvernement transforme les milieux d’hébergement pour les aînés et les personnes ayant des besoins spécifiques, et cette construction d’une maison des aînés à Hull démontre notre action dans ce dossier. Ce nouveau standard de qualité améliorera le quotidien des résidents, des familles ainsi que du personnel. », a déclaré Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

« Par la réalisation de ce projet de maison des aînés, notre gouvernement témoigne de sa volonté d’agir concrètement pour offrir aux aînés et aux autres usagers la meilleure qualité de vie possible. Il s’agit d’un véritable gain pour notre région, qui résulte d’un engagement historique, à même de changer les choses de manière durable, en cohérence avec les besoins réels de la communauté. », a indiqué Mathieu Lacombe, ministre de la Famille, ministre responsable de la région de l’Outaouais et député de Papineau.

Faits saillants :

  • Le terrain appartient à la Fondation Santé Gatineau depuis plusieurs années. La transaction visant le transfert de ce terrain vers l’établissement est en cours, pour un coût de 1 $.
  • La maison des aînés accueillera des aînés en perte d’autonomie modérée qui seront accompagnés jusqu’à la perte d’autonomie majeure. Quant à la maison alternative, elle permettra d’accueillir une clientèle adulte ayant des besoins spécifiques.
  • Cette maison des aînés s’inscrit dans le cadre d’une démarche de transformation majeure des milieux d’hébergement et de soins de longue durée qui va nécessiter un investissement de plus de 2,6 milliards de dollars de la part du gouvernement du Québec.
  • D’ici la fin de 2022, ce sont 2 600 nouvelles places qui seront construites en maisons des aînés ou en maisons alternatives. De plus, 2 500 places en CHSLD feront quant à elles l’objet de rénovations ou de reconstructions.
  • Toutes les places prévues ont été déterminées selon une démarche rigoureuse, pour chacune des régions de Québec, par un croisement des plus récentes données de la liste d’attente en hébergement avec les projections du nombre de places supplémentaires qui seront requises dans les prochaines années en raison du vieillissement de la population.

Lien connexe :

Pour plus de détails : www.msss.gouv.qc.ca/presse

Trois prochains longs métrages hollywoodiens seront tournés au Québec

 

 21 février 2020

Le premier ministre du Québec, François Legault, et le réalisateur, scénariste et producteur allemand, Roland Emmerich, ont annoncé la conclusion d’une entente en vertu de laquelle Centropolis Entertainment, la société de production américaine de ce dernier, s’engage à tourner ses trois prochains longs métrages au Québec. Cette entente, qui fait suite à la visite du premier ministre Legault à Hollywood, en Californie, en décembre dernier, a été officiellement présentée aujourd’hui dans le cadre d’une conférence de presse à laquelle participaient MM. Legault et Emmerich, le ministre de l’Économie et de l’Innovation et ministre responsable de la région de Lanaudière, Pierre Fitzgibbon, ainsi que la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy.

« Lors de ma mission économique en Californie, en décembre dernier, j’ai mentionné à tous les producteurs d’Hollywood que je rencontrais que je souhaitais m’entendre avec eux en vue d’établir des activités permanentes au Québec afin d’y créer des emplois sur une longue période. Je suis d’ailleurs heureux que le cinéaste de renommée mondiale Roland Emmerich et le gouvernement du Québec aient conclu une telle entente. M. Emmerich et son entreprise, Centropolis Entertainment, produisent des films à très grand budget qui connaissent des succès mondiaux en salle. La production de ses trois prochains films à Montréal injectera des centaines de millions de dollars dans notre économie. Le Québec dans son ensemble doit être fier que les travailleurs exceptionnels de notre industrie cinématographique puissent collaborer à des films aussi importants. », a déclaré François Legault, premier ministre du Québec.

Roland Emmerich a notamment signé les succès en salle mondiaux Independence Day, Godzilla, 2012 et The Patriot, et ses films ont rapporté plus de quatre milliards de dollars à l’échelle mondiale. Son film le plus récent, Midway, une épopée de la Seconde Guerre mondiale, qui a été tourné à Montréal s’est classé au premier rang à sa sortie aux États-Unis et ses rentrées brutes dans le monde, à ce jour, se chiffrent à près de 140 millions de dollars américains. Le coût de production des trois prochains films d’Emmerich est estimé à environ 400 millions de dollars américains. Ces productions emploieront environ 800 personnes à temps plein et 2 400 personnes à temps partiel au Québec. Les postes à pourvoir localement comprendront des acteurs, des figurants, des employés de production et des techniciens, ainsi que des employés de la construction.

« Le Québec est le meilleur endroit pour faire des films et j’adore tourner à Montréal. C’est une ville bien adaptée aux cinéastes qui offre toutes les ressources dont j’ai besoin, que ce soit son bassin de talents de classe mondiale avec les meilleures équipes de production et les meilleurs artisans, ou ses installations de production de grande qualité. Comme je suis Allemand, je me sens presque comme chez moi. En Amérique du Nord, c’est la ville qui ressemble le plus à l’Europe, avec des restaurants remarquables pour une réunion hors site avec l’équipe, ou une vie nocturne culturelle pour les périodes de repos. Mon équipe de Centropolis Entertainment et moi-même sommes ravis de créer notre prochaine série de longs métrages ici et nous remercions le premier ministre Legault et le gouvernement du Québec pour son soutien.», a indiqué Roland Emmerich, réalisateur/scénariste/producteur et fondateur de Centropolis Entertainment.

Afin de soutenir l’engagement de M. Emmerich, le gouvernement du Québec, par l’entremise d’Investissement Québec, accorde une participation financière de 10 millions de dollars américains à Centropolis Entertainment sous la forme d’une souscription d’actions dans une nouvelle société en commandite québécoise. Conformément aux objectifs annoncés par le premier ministre au cours de sa mission en Californie, cet investissement financier assure le maintien de la présence de Centropolis au Québec et favorise l’établissement d’équipes permanentes à Montréal. Elle fournit également au gouvernement une part des revenus des productions.

« Ce partenariat entre notre gouvernement et Centropolis Entertainment contribuera à l’accroissement des investissements étrangers directs. Le Québec est reconnu pour l’expertise de ses industries culturelles, le savoir-faire de ses entreprises d’effets spéciaux et ses infrastructures remarquables. Les intervenants de l’industrie cinématographique québécoise doivent tirer parti de ces atouts pour profiter pleinement de la croissance vigoureuse de la demande de contenus télévisuels et cinématographiques de qualité. », a mentionné Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation et ministre responsable de la région de Lanaudière.

« Le Québec offre aux producteurs étrangers de nombreux avantages pour produire des films d’envergure, notamment des entreprises d’effets visuels de calibre mondial et des studios dotés d’équipement de pointe, sans compter la qualité remarquable de sa main-d’œuvre qualifiée. Peu d’endroits dans le monde peuvent se targuer de disposer d’un tel écosystème. En choisissant Montréal et le Québec, Centropolis Entertainment crée une synergie qui contribuera à positionner de façon enviable nos artistes et nos artisans à l’échelle internationale. », a souligné Nathalie Roy, ministre de la Culture et des Communications.

Faits saillants :

· Le prochain film de Roland Emmerich, la très attendue épopée de science-fiction Moonfall, dont le tournage débute ce printemps à Montréal, sera le premier projet réalisé dans le cadre de cette nouvelle entente.

· Le budget de production des trois prochains longs métrages de Roland Emmerich et de sa société de production Centropolis Entertainment est estimé à 395 millions de dollars américains, dont 270 millions seront dépensés au Québec.

· Fondée en 1985 par le réalisateur/scénariste/producteur Roland Emmerich et sa sœur, la productrice Ute Emmerich, Centropolis Entertainment a produit plus de 25 longs métrages, dont les succès en salle mondiaux Independence Day, Godzilla, 2012 et The Patriot, qui ont rapporté plus de 4 milliards de dollars américains à l’échelle internationale.

· Roland Emmerich et Centropolis Entertainment ont tourné plusieurs films au Québec, dont le succès mondial de l’automne dernier, Midway, ainsi que White House Down et The Day After Tomorrow.

· Les dépenses directes engagées au Québec pour le tournage de films étrangers se sont élevées à 378 millions de dollars en 2018.

Pour une modernisation de l’Assemblée nationale

 

 20 février 2020

Le gouvernement du Québec a proposé aujourd’hui une ambitieuse réforme de l’Assemblée nationale. Un cahier de propositions a été déposé par le ministre responsable de la Réforme parlementaire, Simon Jolin-Barrette. Ce cahier servira de point de départ vers une modernisation à laquelle contribueront tous les groupes parlementaires.

« Notre Parlement doit répondre davantage aux préoccupations des Québécoises et des Québécois. La proposition de réforme mise sur la table présente des mesures équilibrées, rassembleuses et novatrices qui ont le potentiel de faire évoluer positivement l’Assemblée nationale. J’invite tous les groupes parlementaires à se joindre à nous pour moderniser notre Parlement. », a déclaré Simon Jolin-Barrette, ministre responsable de la Réforme parlementaire.

Cette proposition pragmatique est inspirée de bonnes pratiques observées dans d’autres parlements et s’articule autour de quatre objectifs :

  • Favoriser une meilleure collaboration.
  • Renforcer la transparence et la reddition de comptes.
  • Rendre le Parlement plus efficace et plus à l’écoute.
  • Moderniser l’Assemblée nationale.
  • La réforme proposée touche aussi bien l’organisation des travaux parlementaires, au Salon bleu et en commission parlementaire, que le travail des députés. Certaines mesures visent à mieux outiller les députés afin qu’ils soient plus à même de faire leur travail de législateur, de contrôleur de l’action gouvernementale et de représentant de la population. Leur rôle s’en trouverait ainsi valorisé.

Parmi les innovations suggérées, mentionnons la refonte de l’étude des crédits budgétaires, la création d’un Directeur parlementaire du budget, l’augmentation des périodes consacrées à la reddition de comptes des ministères et des organismes ainsi que l’intégration de nouvelles technologies, comme le vote électronique.

La mise en place d’une chambre de délibération parallèle au Salon bleu fait également partie des propositions. Inspirée de ce qui a cours au Royaume-Uni et en Australie, la Chambre des affaires citoyennes permettrait aux députés de disposer de plus d’occasions de faire valoir et de défendre les préoccupations de leurs concitoyennes et de leurs concitoyens, notamment, si tel est leur souhait, au moyen de projets de loi de députés d’opposition.

Différentes mesures sont enfin mises de l’avant dans le but de favoriser une meilleure conciliation travail-famille, dont la révision de l’horaire des travaux et leur ajournement à 18 h, le pairage des députés, un congé parental de douze mois et la possibilité de prendre un congé en cas d’obligations de proche aidance.

Les discussions à venir avec l’ensemble des formations politiques se feront sur la base de ce cahier de propositions et viseront à dégager un consensus autour de mesures permettant d’aller de l’avant avec une réforme parlementaire.

Un plan d’infrastructures ambitieux dans la région d’Eeyou Istchee Baie-James

 

 17 février 2020

Le premier ministre du Québec, François Legault, et le grand chef du Grand conseil des Cris (Eeyou Istchee) et président du Gouvernement de la nation crie, Abel Bosum, ont officiellement signé un protocole d’entente visant le développement économique à long terme, équilibré et respectueux des valeurs autochtones de la région d’Eeyou Istchee Baie-James. L’ambitieux projet proposé par la nation crie est accueilli favorablement par le gouvernement du Québec et s’inscrit en droite ligne avec la volonté du premier ministre d’approfondir la collaboration amorcée en 2002 par l’Entente concernant une nouvelle relation entre le gouvernement du Québec et les Cris du Québec, communément appelée la « Paix des braves ».

Pour l’occasion, ils étaient accompagnés de la ministre responsable des Affaires autochtones, Sylvie D’Amours, du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, de la ministre de la Justice et ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, Sonia LeBel, de la vice-grande chef et vice-présidente Mandy Gull et des chefs des Premières Nations cries d’Eeyou Istchee.

Une grande alliance qui profitera directement aux communautés de la région et des régions avoisinantes

Résultat d’une démarche patiente de concertation avec les communautés cries, le projet envisage, notamment :

  • le prolongement du réseau ferroviaire pour favoriser le développement économique et réduire les répercussions du camionnage;
  • l’électrification de certains projets industriels;
  • le partage d’infrastructures sur le territoire;
  • la formation d’une main-d’œuvre locale;
  • l’identification de nouvelles aires protégées propice à la connectivité des habitats de la faune du territoire.

Il est prévu que ce plan s’échelonne sur une durée de trente ans afin d’assurer la prévisibilité et la stabilité du développement économique et social du territoire d’Eeyou Istchee Baie-James et du Québec dans son ensemble.

Le protocole d’entente signé aujourd’hui permettra de mener une vaste étude de faisabilité technique et financière pour la phase I du projet, en plus de réaliser de façon préventive une étude de faisabilité pour les phases II et III.

« Nous entamons un nouveau chapitre dans la relation de confiance et de collaboration qui unit le Québec et les Cris. Ce protocole d’entente est la preuve qu’il est possible de travailler ensemble sur des projets de développement socio-économiques ambitieux, de tirer profit de l’immense potentiel minier du Nord québécois, au bénéfice de nos deux nations, tout en respectant l’environnement, le territoire et les valeurs autochtones. Cet équilibre est important. Il fait partie de la vision à long terme élaborée par le Gouvernement de la nation crie et il correspond à notre désir de bâtir ensemble un Québec plus vert, plus prospère et plus fier. », a déclaré François Legault, premier ministre du Québec.

« Ce protocole d’entente représente les premiers pas d’un ambitieux processus de transformation des infrastructures et de l’économie d’Eeyou Istchee. Ce projet contribuera à exploiter la richesse des ressources naturelles de la région, à créer des emplois et des occasions d’affaires pour les Cris et nos voisins les Jamésiens, tout en protégeant notre environnement et notre faune. Il ouvre la voie à un avenir radieux pour nos jeunes, en leur donnant la confiance nécessaire pour bâtir leur vie et fonder leur famille à Eeyou Istchee. Ce protocole d’entente donne un véritable sens au partenariat de nation à nation entre les Cris d’Eeyou Istchee et le Québec prévu dans notre traité la Convention de la Baie-James et du Nord québécois de 1975 et réaffirmé par la Paix des braves en 2002. », a annoncé Abel Bosum, grand chef du Grand conseil des Cris (Eeyou Istchee) et président du Gouvernement de la nation crie.

À propos de la relation entre le Québec et les Cris :

  • En 1975, les gouvernements du Québec et du Canada, les Cris et les Inuits, notamment, ont signé la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ), en tant que premier traité de revendication territoriale globale dit « moderne » au Canada. Couvrant un territoire d’environ un million de kilomètres carrés, soit environ 65 % du Québec, la CBJNQ a entraîné un essor de la nation crie, en lui reconnaissant des droits et des avantages définis, y compris des terres, des responsabilités gouvernementales et du financement nécessaire pour leur prise en charge, ainsi que certaines indemnités.
  • En 2002, le gouvernement du Québec et la nation crie ont signé la Paix des braves, une entente qui fait figure de modèle historique sur le plan de la relation entre le gouvernement et les nations autochtones. Celle-ci a principalement conduit à l’émergence d’une expertise crie en matière de développement économique, de création d’emplois ainsi qu’à une collaboration crie-québécoise sur la gestion du territoire de la Baie-James.
  • Sur les fondements de la Paix des braves, les Cris et le gouvernement du Québec ont signé, en 2012, l’Entente sur la gouvernance dans le territoire d’Eeyou Istchee Baie-James, née de la volonté de moderniser les structures de gouvernance créées par la CBJNQ, en instaurant un nouveau modèle de gestion publique du territoire sur les plans municipal et supra-municipal, avec la participation commune des Cris et des Jamésiens, afin de favoriser des relations respectueuses, harmonieuses et constructives dans la région d’Eeyou Istchee Baie-James.
  • La volonté du premier ministre de s’inspirer de la Paix des braves pour signer de nouvelles ententes axées sur le développement économique avec les Premières Nations du Québec et celle de la nation crie de réaliser un ambitieux plan d’infrastructures stratégiques à déployer dans la région d’Eeyou Istchee Baie-James, constituent une occasion de former une Grande alliance qui permettra de concilier le développement économique et social, la protection de l’environnement et une cohabitation harmonieuse.
  • Le programme d’infrastructures comprend trois phases qui pourront être réalisées sur une période de trente ans grâce à de nouveaux investissements gouvernementaux.

Aide financière de 2 M$ à la Scierie Girard inc. de Saguenay

 

 14 février 2020

Le gouvernement du Québec accorde une aide financière de 2 051 869 $ à la Scierie Girard inc. de Saguenay pour des mesures d’efficacité énergétique et de conversion à l’électricité. Cette contribution provient du programme ÉcoPerformance. C’est le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable de la région de la Côte-Nord, M. Jonatan Julien, qui en a fait l’annonce aujourd’hui lors d’une visite des installations de l’entreprise, en compagnie de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation et ministre responsable de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Mme Andrée Laforest, et du député de Dubuc, M. François Tremblay.

Évalué à près de 3,1 M$, le projet d’investissement de la Scierie Girard inc. s’est fait en quatre étapes : mesures d’efficacité énergétique, conversion partielle d’un séchoir, conversion des systèmes de chauffage de l’usine et conversion complète de tous les séchoirs. En plus de continuer d’assurer le séchage d’environ 65 millions de pieds mesures de planche annuellement, l’entreprise familiale sera en mesure d’améliorer le contrôle et la qualité du bois séché dans ses installations. Hydro-Québec alloue également une somme de 300 000 $ provenant du programme Démonstration technologique et commerciale pour soutenir ce projet ambitieux.

Par cette initiative, la Scierie Girard inc. éliminera sa consommation de propane estimée à plus de 3 millions de litres annuellement. Il en résultera une réduction annuelle d’émissions de gaz à effet de serre de près de 5 000 tonnes équivalent CO2.

« Voilà un bel exemple de projet qui s’inscrit parfaitement dans les priorités de notre gouvernement, soit d’électrifier l’économie québécoise et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. En stimulant les investissements des entreprises en matière d’énergie renouvelable, nous renforçons notre position de chef de file dans ce domaine et nous faisons progresser concrètement la transition énergétique du Québec. », a déclaré M. Jonatan Julien, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, ministre responsable de la région de la Côte-Nord.

« Le projet de la Scierie Girard est précurseur dans le secteur de l’industrie forestière. En effet, peu de scieries au Québec peuvent se vanter de posséder des installations entièrement électriques pour le séchage de leur bois. Je joins ma voix à celle de mes collègues députés du Saguenay-Lac-Saint-Jean de la CAQ, afin de féliciter les propriétaires pour l’audace dont ils ont fait preuve avec ce projet. Ils assurent le maintien de plus de cent emplois de qualité en région. », a souligné Mme Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, ministre responsable de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« Le programme ÉcoPerformance donne la possibilité aux entreprises et institutions qui le souhaitent, telles que la Scierie Girard inc., de faire la transition vers des sources d’énergie propres et renouvelables. En convertissant ses équipements pour réduire sa consommation de combustibles fossiles, l’entreprise de Saguenay apporte sa contribution tangible à la décarbonation du Québec! Un modèle d’entreprise qui démontre de manière tangible les possibilités qui existent pour lutter, ensemble, contre les changements climatiques et assurer une qualité de vie aux générations futures. », a indiqué M. Benoît Charrette, ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

« Dès le début de mon mandat, j’ai sollicité mon gouvernement sur les opportunités d’accompagnement pour nos entrepreneurs qui consolident une vision pour la prospérité économique de Dubuc. Aujourd’hui à Shipshaw, partenaire de la Scierie Girard, le ministre Jonatan Julien répond encore présent et je suis particulièrement fier d’assumer ce rôle de catalyseur pour mon comté. », a dit M. François Tremblay, député de Dubuc.

« Nous sommes très heureux de pouvoir compter sur l’aide financière du gouvernement du Québec, sans oublier la participation de nos partenaires qui nous a permis de développer une technologie de séchage 100 % électrique permettant de réduire considérablement nos émissions de GES. Nous croyons que les produits du bois contribuent à la lutte contre les changements climatiques et que l’innovation permettra aux entreprises d’emboîter le pas afin de passer à des projets durables et à une économie plus sobre en carbone. », a souligné M. Benoît Girard, président, Scierie Girard.

Faits saillants :

  • Le programme ÉcoPerformance vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la consommation énergétique des organisations par le financement de projets ou de mesures liés à la consommation et à la production d’énergie, de même qu’à l’amélioration des procédés. Il est financé par le Fonds vert, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques, ainsi que par la quote-part perçue des distributeurs d’énergie.
  • Depuis sa création, plus de 1 278 projets ont bénéficié du programme ÉcoPerformance pour des montants d’aide financière de près de 354,9 M$, ce qui représente une réduction des émissions de GES de 981 357 t éq. CO2/an.
  • Scierie Girard inc. transforme et distribue en gros du bois d’œuvre principalement issu de l’épinette. Ses principaux clients sont des grossistes en construction commerciale et résidentielle au Canada, aux États-Unis et en Europe. L’entreprise emploie plus de 100 personnes.
  • En faisant exclusivement usage de l’énergie électrique, la scierie n’aura plus besoin de gérer le remplissage des réservoirs de propane et s’assure une prévisibilité des prix de l’énergie qu’elle consomme.

Liens connexes :

Mission du premier ministre à Washington D.C.

 

 10 février 2020

En mission dans le cadre de la rencontre hivernale de la National Governors’ Association (NGA), le premier ministre, François Legault, a discuté avec ses homologues américains des priorités et des forces du Québec. Il a plaidé en faveur d’une plus grande intégration des économies pour maintenir et renforcer la compétitivité nord-américaine par rapport à la concurrence mondiale. À cet effet, M. Legault a appelé les gouverneurs de différents États américains à développer avec le Québec des partenariats pour le secteur manufacturier, notamment dans le domaine des transports, pour la fabrication de trains, d’autobus et de voitures électriques. Le premier ministre a aussi rappelé l’importance de négocier un allègement des clauses de type Buy America et Buy American pour les entreprises québécoises et canadiennes pour protéger le libre-échange, une position pour laquelle il a obtenu un consensus des autres premiers ministres canadiens.

L’avenir des infrastructures : le Québec, un joueur incontournable en Amérique

Invité à participer à un panel pour discuter avec les gouverneurs américains des solutions d’avenir en matière d’infrastructures, le premier ministre a rappelé que plusieurs grandes villes partout en Amérique du Nord investiront massivement pour développer des réseaux de métros, de trains et de tramways. Grâce notamment à l’expertise des entreprises québécoises dans le secteur des transports et en tirant profit des chaînes de valeur fortement intégrées entre le Canada et les États-Unis, le premier ministre a appelé ses homologues à saisir l’occasion de développer des partenariats d’affaires. François Legault a notamment proposé de développer une expertise nord-américaine, permettant d’être concurrentiel sur les marchés européen et asiatique.

Sensibiliser les gouverneurs américains à la contribution du Québec pour une économie nord-américaine plus verte

Grâce à d’importants surplus en hydroélectricité, une énergie propre, renouvelable et exportable, le Québec se démarque notamment auprès des États du Nord-Est américain comme un partenaire incontournable dans les efforts de réduction de gaz à effet de serre (GES). Le premier ministre a constaté l’intérêt grandissant pour l’expertise québécoise dans les secteurs des véhicules électriques et des technologies propres. Cela témoigne de la volonté des partenaires de s’allier au Québec dans leur transition vers une économie plus prospère et sobre en carbone.

Le premier ministre a profité de son passage à Washington pour tenir des rencontres bilatérales avec des États clés américains avec lesquels le Québec entretient une relation commerciale en pleine croissance. Il s’est entretenu avec :

· Tony Evers, gouverneur du Wisconsin

· Kate Brown, gouverneure de l’Oregon

· Mike DeWine, gouverneur de l’Ohio

· Andy Beshear, gouverneur du Kentucky

· Janet Mills, gouverneure du Maine.

Au cours de la journée, M. Legault s’est entretenu avec Andrew Cuomo, gouverneur de l’État de New York. Le premier ministre l’a remercié pour la collaboration de son administration dans le projet de la ville de New York de s’approvisionner en hydroélectricité québécoise. Le premier ministre a aussi pu échanger avec le gouverneur du Massachusetts, Charlie Baker. Les deux chefs d’État ont réitéré leur détermination à exporter plus d’hydroélectricité en provenance du Québec. Enfin, le premier ministre a aussi eu l’occasion d’échanger avec le gouverneur de l’État de Querétaro, Francisco Domíguez Servién.

D’autres premiers ministres canadiens, dont le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, et les premiers ministres de l’Alberta et de la Saskatchewan, Jason Kenney et Scott Moe, ont également participé à la NGA. En rencontre dans la matinée, le premier ministre a rappelé l’appui du Québec au nouvel accord de libre-échange et il a insisté sur l’importance de procéder à sa ratification rapide pour mettre fin à l’incertitude économique.

« Le message que je voulais livrer est que le Québec a beaucoup à offrir aux Américains. Partout en Amérique, les grandes villes veulent lutter contre les changements climatiques, réduire leurs émissions de GES, développer une économie plus verte et investir davantage dans les réseaux de transports en commun. Je pense qu’avec mes homologues américains on devrait travailler ensemble à une solution gagnant-gagnant pour qu’en Amérique du Nord on puisse développer des partenariats pour construire des trains, des autobus et des autos électriques. Il est stratégiquement et économiquement essentiel pour l’Amérique du Nord de conserver sa maîtrise d’œuvre et sa capacité d’innovation dans ce secteur. L’expertise québécoise spécialisée dans la construction d’infrastructures de transport durable de personnes constitue une occasion unique de développer un champion nord-américain. J’ai profité de mon passage à Washington pour réitérer l’importance d’éviter les mesures protectionnistes du Buy America et Buy American. Au bénéfice des entreprises québécoises, canadiennes et américaines, il ne faut plus qu’il n’y ait d’obstacles au commerce. Grâce notamment à l’hydroélectricité, aux véhicules électriques et à nos réserves de minéraux critiques et stratégiques, on a tout ce qu’il faut pour consolider et intensifier notre présence en sol américain et assurer une prospérité durable créatrice d’emplois bien rémunérés au Québec. », a déclaré François Legault, premier ministre du Québec.