Vente de St-Hubert : Un autre symbole du déclin tranquille de notre économie

 

 31 mars 2016

Après Provigo, Alcan, Astral, le Cirque du Soleil et Rona, c’est au tour de l’entreprise familiale québécoise St-Hubert d’être vendue à l’extérieur du Québec. Pendant ce temps, le gouvernement de Philippe Couillard se croise les bras et refuse de présenter un plan coriace pour mettre fin au déclin tranquille de l’économie québécoise, a regretté le chef de la Coalition Avenir Québec et député de L’Assomption, François Legault.

L’achat de St-Hubert par l’entreprise ontarienne Cara, au coût de 537 millions de dollars, est une triste nouvelle pour le Québec, qui s’ajoute au bilan catastrophique des libéraux en matière d’économie depuis 2003. Sous le monopole libéral, le Québec devient de plus en plus une économie de succursales, plutôt qu’une économie de propriétaires.

« Le déclin tranquille de l’économie québécoise se poursuit sous le règne libéral. Lentement, mais sûrement, nous perdons un des gains majeurs obtenus par les Québécois lors de la Révolution tranquille : la maîtrise de notre économie. Une fois de plus, le premier ministre Philippe Couillard se retrouve au pied du mur. Il se réveille trop tard et il n’y a plus rien que l’on puisse faire pour que St-Hubert demeure une propriété québécoise. C’est d’une tristesse sans nom. Philippe Couillard n’a tout simplement aucun intérêt pour la défense de nos sièges sociaux », s’est insurgé François Legault.

Le chef de la CAQ s’est dit surpris de voir à nouveau l’indifférence de la ministre de l’Économie, Dominique Anglade, qui, jeudi matin, n’était pas plus déçue que lors de la vente de Rona. Contrairement à elle, M. Legault est très préoccupé quant à la préservation de tous les emplois rattachés à St-Hubert, directs et indirects.