Registre québécois des armes à feu : François Legault annonce un vote libre de ses députés

 

 24 mars 2016

Afin de refléter fidèlement les opinions des citoyens provenant de toutes les régions du Québec, le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, annonce que les députés de sa formation politique auront droit à un vote libre sur la version finale du projet de loi 64 du gouvernement Couillard visant à créer un registre québécois des armes à feu.

Selon François Legault, il est impératif que les régions du Québec aient une véritable voix dans ce débat, au même titre que les grands centres urbains. Ainsi, les députés de la CAQ voteront dans le meilleur intérêt de leurs citoyens, a-t-il souligné.

« Soyons sincères : les Québécois en ont assez d’entendre parler de lignes de parti. Montréal, c’est Montréal et les régions, c’est les régions. Le fait qu’il n’y ait pas l’unanimité est tout à fait normal et cela représente pour moi une force. C’est ce qui rend le Québec plus fort! J’ai confiance que, le moment venu, les députés de la CAQ prendront la bonne décision. Certains qui sont de la vieille école en politique pourront nous reprocher cette approche, mais je leur dis que le vrai leadership, c’est de faire confiance aux élus », a déclaré M. Legault, accompagné pour cette annonce du leader parlementaire François Bonnardel, de la présidente de son caucus, Nathalie Roy et de son porte-parole en matière de sécurité publique, André Spénard.

Le chef caquiste a tenu à préciser que les groupes invités à participer à la commission parlementaire commencent à peine à défiler à l’Assemblée nationale. Il est donc trop tôt pour dire à quoi ressemblera la version finale du projet de loi 64. François Legault a fait savoir que le processus parlementaire qui vient de débuter est des plus importants et que même si chaque député pourra voter selon sa conscience, il faut que l’étude attentive du projet de loi suive son cours. Personne ne fera connaître sa position tant que la commission parlementaire ne sera pas terminée et les amendements déposés finement étudiés, a-t-il ajouté.

« Permettre le vote libre, c’est refuser de museler les élus par une pensée unique. Toutefois, ça ne veut pas non plus dire qu’il n’y aura pas un consensus suite aux modifications apportées au projet de loi. Tout dépendra de la bonne foi et de l’ouverture dont fera preuve le gouvernement pour modifier le projet de loi. Faisons confiance au jugement et au sens critique des députés. Voilà une façon concrète de combattre le cynisme », a conclu le chef de la CAQ.

François Legault talonne Philippe Couillard sur le scandale de l’argent sale

 

 24 mars 2016

L’histoire retiendra que Philippe Couillard aura été le chef dont le parti aura profité financièrement du scandale de l’argent sale. Voilà comment a décrit le chef de la Coalition Avenir Québec et député de L’Assomption, François Legault, le dénie dans lequel s’enfonce le premier ministre depuis les arrestations de l’UPAC de la semaine dernière.

Pour une troisième fois consécutive, jeudi, M. Legault est revenu à la charge et a exigé des actions fermes du chef libéral, notamment celles de rembourser les sommes illégales collectées par l’ancienne vice-première ministre Nathalie Normandeau et d’étendre le délai de prescription pour intenter une poursuite envers un politicien à 20 ans, comme c’est le cas actuellement pour les firmes de génie de construction.

« Le premier ministre essaie depuis une semaine de prendre ses distances de l’époque de Jean Charest et de Nathalie Normandeau, mais il veut garder l’argent que ceux-ci ont collecté! Il refuse même de mettre quelque somme que ce soit en fiducie pour nous garantir que l’argent sale ne leur servira pas lors des prochaines élections. Et pire, le premier ministre nous dit que même si le Parti libéral était reconnu coupable, il ne remboursera les sommes collectées illégalement que pour les 7 dernières années. Le premier ministre fait de la vieille politique. Il passera à l’histoire comme celui qui a profité du scandale de l’argent sale », a lancé François Legault, lors de la période des questions.

Sous le monopole libéral, la tendance se maintient : il y a une règle pour le Parti libéral et une différente pour les tous autres. C’est toujours deux poids, deux mesures pour le Parti libéral, a dénoncé le chef de la CAQ. « Les Québécois préfèrent un politicien honnête et franc à un politicien qui fait de belles phrases. Ils n’ont pas de leçon d’éthique à recevoir, surtout pas du chef du Parti libéral. Le premier ministre joue aux donneurs de leçons, mais ça n’impressionne personne », a poursuivi M. Legault.

 

Le DGEQ réduit au silence

Il est gênant de voir le gouvernement Couillard prendre soudainement le rapport de la commission Charbonneau comme une parole d’évangile en souhaitant adopter l’ensemble de ses recommandations, mais continuer de refuser que le DGEQ aille fouiller dans les coffres du Parti libéral des vingt dernières années, a critiqué la porte-parole de la CAQ en matière d’intégrité, Nathalie Roy.

« Entre 1996 et 2009, le Parti libéral a récolté 87 millions de dollars en contributions politiques. Ce sont les chiffres du DGEQ, sur lesquels il ne pourra jamais enquêter si le gouvernement ne prolonge pas le délai à 20 ans, comme nous l’avons fait pour les entrepreneurs en construction. Jamais, dans l’histoire politique du Québec, un parti politique n’a récolté autant d’argent, en si peu de temps. Je ne peux pas croire que la population va avaler ça. Ce qu’il a imposé aux entrepreneurs corrompus, le Parti libéral refuse de se l’imposer à lui-même », a soutenu Nathalie Roy.

Les libéraux ont fait une croix sur Chicoutimi

 

 24 mars 2016

Présent dans le comté de Chicoutimi pour prêter main-forte à la candidate de la Coalition Avenir Québec Hélène Girard, le député caquiste François Paradis a tenu à faire savoir que les libéraux de Philippe Couillard ne livrent tout simplement pas la marchandise en matière de santé pour le Saguenay et si l’on se fie au dernier budget libéral, rien n’indique que la tendance changera de sitôt.

Prévoyant une hausse d’à peine 2,4 % des dépenses en santé, ce qui ne couvre même pas les coûts de système, le troisième budget du gouvernement Couillard risque fortement de se traduire par des coupures de services directs pour la population, a prévenu François Paradis. Les hôpitaux, CHSLD, CLSC et autres établissements de santé de Chicoutimi ne sont malheureusement pas à l’abri des compressions qui, depuis 13 ans, portent la signature du Parti libéral. « Le dernier budget n’est clairement pas celui des patients. Ils sont abandonnés par le gouvernement libéral, qui fait des promesses sans pour autant les respecter. Prenons deux exemples récents de budgets insuffisants et de compressions qui touchent directement Chicoutimi : la fermeture de lits dans des CHSLD et le refus d’ouvrir davantage le bloc opératoire de l’hôpital », a regretté le critique caquiste, rappelant qu’en 2014, il y avait 8 places de moins en CHSLD dans l’ensemble de la région qu’en 2011.

François Paradis a indiqué que la candidate libérale Francyne T. Gobeil n’a tout simplement aucune crédibilité compte tenu du maigre bilan de sa formation politique en santé. Par exemple, en date de février 2016, 2 300 patients attendaient pour se faire opérer à l’hôpital de Chicoutimi, dont plus de 200 depuis plus de six mois, ce qui ne respecte pas la cible gouvernementale. « Il manque des infirmières et des équipements pour ouvrir les blocs opératoires. En mars 2015, pour l’ensemble du Saguenay-Lac-Saint-Jean, le taux d’occupation des salles d’opération était de 42 % alors qu’il était pourtant de 50 % en 2009, 2010 et 2011. Dans la région, les blocs opératoires roulent à mi-régime et ne sont ouverts qu’environ 24 heures par semaine sur une possibilité de 54 heures. Le gouvernement doit offrir aux hôpitaux les moyens d’ouvrir des salles d’opération, mais rien dans le dernier budget Leitão ne permettra cela », a poursuivi François Paradis.

Les libéraux parlent beaucoup, mais agissent peu

Lors de ses nombreuses rencontres citoyennes, l’accès à des soins rapide et de qualité est un dossier qui fait surface plus souvent que rarement, a indiqué la candidate de la CAQ, Hélène Girard. Citoyenne de Chicoutimi avant tout, elle a constaté les effets néfastes du monopole libéral en santé dans la région du Saguenay depuis bien longtemps.

« Je suis choquée d’apprendre que des compressions budgétaires vont se traduire par des fermetures de lits dans deux CHSLD, que nos aînés continuent d’être déplacés à répétition d’une place à l’autre, que nos familles peinent à obtenir des soins à domicile dans le confort de leur maison, que nos gens doivent attendre en moyenne plus de 10 h 30 pour des soins de santé à l’hôpital de Chicoutimi. C’est assez! Après plus de 13 ans au pouvoir, les libéraux ont placé la région dans un état comateux. Chicoutimi a besoin d’un électrochoc pour assurer l’accès à des soins de qualité le plus rapidement possible. Seule la CAQ est capable de tenir tête au ministre de la Santé, qui pense avoir toujours raison. Si je suis élue, je vais me battre pour faire entendre la voix de tous les patients de Chicoutimi à l’Assemblée nationale », s’est engagée Hélène Girard.

La CAQ demande au Parti libéral du Québec de placer 1 million de dollars en fiducie

 

 23 mars 2016

Alors que Philippe Couillard refuse toujours de rembourser l’argent sale qui aurait été amassé illégalement par son parti, le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, a relevé que selon les documents déposés devant la commission Charbonneau, les dons recueillis par l’ancienne vice-première ministre libérale Nathalie Normandeau dans son comté de Bonaventure, de 2000 à 2011, s’élèvent à près d’un million de dollars. Cette somme, qui se trouverait encore dans les coffres ou dans les actifs du Parti libéral, doit être immédiatement remboursée ou minimalement placée en fiducie jusqu’à la fin du procès visant Nathalie Normandeau, a exigé François Legault.

« À elle seule, Mme Normandeau a amassé de 2000 à 2011 près d’un million de dollars, dont le trois quart, environ 750 000 $, vient de l’extérieur de son comté en Gaspésie. Ça en dit beaucoup! Le premier ministre ne peut pas se laver les mains des actions de son parti, de l’héritage libéral. Les Québécois n’acceptent pas que l’argent collecté illégalement par le Parti libéral entre 2000 et 2011 ne soit pas remboursé. Le chef libéral doit être responsable des erreurs de son parti », a déclaré M. Legault.

Le chef de la CAQ a indiqué que le procès de Nathalie Normandeau risque de durer 4 ans. Ainsi, la mise en place d’une fiducie permettra, dans un premier temps, de s’assurer que ce million de dollars collecté seulement par l’ex-vice-première ministre ne sera pas utilisé par les libéraux tant que son procès n’aura pas eu lieu. Il a également rappelé qu’avec les délais de prescription actuels, rien n’empêche le Parti libéral de faire une campagne électorale avec de l’argent sale.

Il faut que le DGE puisse remonter en arrière

Philippe Couillard ne peut plus nier l’existence d’un système de trafic d’influence au sein de son propre parti, a enchaîné la porte-parole de la CAQ en matière d’intégrité, Nathalie Roy. Elle a exigé à nouveau du gouvernement une prolongation du délai de prescription afin de permettre au Directeur des élections de poursuivre les partis politiques pour leurs infractions commises pendant toute la période étudiée par la commission Charbonneau, soit de 1996 à 2011.

« C’est maintenant que les Québécois veulent le remboursement de cet argent, mais comme la loi actuelle nous empêche de remonter plus de 5 ans en arrière, faites le calcul : jamais on ne reverra la couleur de cet argent, ce qui fait bien l’affaire du gouvernement. Pourtant le gouvernement a fixé à 20 ans le délai pour les entrepreneurs en construction qui ont participé à la corruption. Il ne peut y avoir deux justices, deux poids, deux mesures», a déploré la députée de Montarville.

 

Tableau

Déclaration de François Legault en réaction aux attentats terroristes en Belgique

 

 22 mars 2016

À la suite des attentats terroristes qui ont eu lieu aujourd’hui à Bruxelles, en Belgique, le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, désire faire la déclaration suivante :

« Le Québec se réveille mardi matin avec des images d’une violence sans nom en provenance de la Belgique. Mes premières pensées vont avant tout au peuple belge, alors que ces attentats sanglants et odieux ont causé la mort de nombreuses personnes. Au nom de ma formation politique, je tiens à présenter aux familles de toutes les victimes de ces attentats mes condoléances les plus sincères. La Belgique peut compter sur l’appui indéfectible du Québec.

Malheureusement, le chaos qui règne présentement à Bruxelles ne nous est pas inconnu. Trop souvent, ces dernières années, des peuples ont été injustement frappés de plein fouet par le terrorisme islamiste. Aujourd’hui, encore une fois, le Québec doit se lever et offrir tout le soutien possible à l’effort international de lutte contre cette menace globale. Nous ne devons reculer devant aucun moyen pour combattre ce fléau.

Le règne de la peur et de la terreur doit cesser. Plus que jamais, la communauté internationale doit se rassembler et travailler main dans la main pour aider à prévenir ces actes de barbarie insensés. »

Société des traversiers : La hausse des tarifs a fait chuter l’achalandage

 

 21 mars 2016

Non seulement les Québécois désertent les traverses à la suite des hausses des tarifs du gouvernement libéral, mais cette hausse a même empiré les finances déjà précaires de la Société des traverses du Québec.

Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel a dévoilé de nouvelles statistiques alarmantes montrant que l’achalandage des traversiers poursuit sa chute libre. D’après les chiffres obtenus par la CAQ, entre mai 2015 à janvier 2016, soit les 9 mois suivants la hausse de tarifs, 25 % moins de véhicules ont emprunté le traversier à Québec et 17 % de moins à Sorel. Concrètement, cela représente une perte de 69 000 véhicules à Québec et de 71 000 à Sorel.

« Malheureusement, l’hémorragie ne s’arrête pas là : pour les passagers, cette baisse atteint 11 % pour chacune de ces traverses, soit 153 000 passagers de moins à Québec et 80 000 de moins à Sorel. C’est simple : les libéraux sont en train de couler la STQ avec sa hausse allant jusqu’à 25 % des tarifs imposée l’an dernier. On a beau changer le ministre responsable de l’industrie des traversiers, nous sommes toujours confrontés à la même réalité : le navire prend l’eau. La mauvaise gestion libérale fait carrément fuir la clientèle », a déclaré Donald Martel.

Cette baisse drastique de l’achalandage n’est pas sans conséquence pour les finances de la STQ a mentionné Éric Caire. En calculant les revenus enregistrés en moins par la STQ, il a noté un manque à gagner de près de 2 millions de dollars. « Il y a les conséquences humaines pour les utilisateurs, mais il y a aussi des conséquences pour les revenus de l’État. 2 millions, ça représente près de 10 % des revenus de billetterie de l’organisme, creusant donc davantage la dette de la STQ qui, je le rappelle, multiplie déjà les déficits. Il faut être honnête : ça prend bien des libéraux pour réussir à perdre de l’argent avec une hausse de tarifs! » a fustigé Éric Caire.

Pour sa part, le député de Lévis, François Paradis, a indiqué que le gouvernement libéral ne peut plus ignorer les désagréments qu’il a lui-même provoqués. « La traverse Québec-Lévis est empruntée par des milliers de personnes chaque mois. Ceux-ci ont subi sans raison valable un choc tarifaire important sur le service qu’ils utilisent quotidiennement », a déploré M. Paradis.

Rappelons que malgré cette hausse de tarifs, différents exemples de mauvaise gestion et de gaspillage de fonds publics à la STQ font la manchette à presque toutes les semaines. La CAQ réclame que le gouvernement Couillard mandate le Vérificateur général pour y enquêter, mais ce dernier s’y refuse toujours.

Capsule environnement de Mathieu Lemay

 

 18 mars 2016

Mathieu Lemay, député de Masson, vous présente une capsule vidéo sur l’environnement.

Le gouvernement Couillard s’est écrasé devant Justin Trudeau

 

 18 mars 2016

L’annonce de deux nouveaux sénateurs québécois, nommés par le premier ministre Justin Trudeau sans même que les Québécois n’aient eu un seul mot à dire, est une triste opportunité ratée pour le gouvernement Couillard, a vivement dénoncé le porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière de justice et député de Borduas, Simon Jolin-Barrette.

Pour le député caquiste, le gouvernement de Philippe Couillard a laissé passer une occasion historique de faire faire des gains au Québec au sein de la fédération canadienne. L’immobilisme libéral et l’abdication volontaire et assumée du premier ministre sur tous les dossiers identitaires face à Ottawa empêchent notre nation d’avancer.

« Une fois de plus, Philippe Couillard rate une belle occasion de poser un geste fort d’affirmation nationale. Malgré la volonté claire de la grande majorité des Québécois, il passe son tour, abdique devant le premier ministre Justin Trudeau. C’est simple : les Québécois veulent faire des gains, ils veulent que leur gouvernement fasse valoir et défende ses intérêts à l’intérieur du Canada. Philippe Couillard n’est tout simplement pas à la hauteur, il n’a aucune sensibilité nationaliste et nous en avons la preuve flagrante aujourd’hui », a déclaré Simon Jolin-Barrette, à la suite de la nomination, vendredi matin, de deux nouveaux sénateurs pour le Québec.

Le fédéralisme du statu quo des libéraux est purement idéologique, a fait savoir M. Jolin-Barrette. En effet, malgré les nombreuses perches tendues au gouvernement Couillard, le ministre Jean-Marc Fournier a fermé tous les canaux de communication. « Nous ne remettons aucunement la qualité et le parcours important des personnes qui ont été nommées aujourd’hui. Le problème, c’est que l’Assemblée nationale n’a pas été impliquée dans ces nominations », a expliqué le député du parti de François Legault.

Rappelons que pas plus tard que la semaine dernière, Simon Jolin-Barrette déposait un projet de loi visant justement à doter l’Assemblée nationale d’un comité de sélection non partisan, composé de représentants de chacune des formations politiques, dont la mission serait de soumettre au fédéral une liste des candidats pour les postes de sénateurs représentant le Québec à la Chambre haute. Aussitôt proposé, aussitôt rejeté par les libéraux, a déploré le critique de la CAQ.

Arrestations de l’UPAC : Philippe Couillard doit s’excuser et rembourser rubis sur l’ongle

 

 17 mars 2016

À la suite des arrestations menées jeudi matin par l’Unité permanente anti-corruption (UPAC), la porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière d’intégrité et députée de Montarville, Nathalie Roy, a exigé du premier ministre Philippe Couillard des excuses formelles au nom du Parti libéral du Québec, ainsi qu’un engagement ferme à rembourser l’argent souillé qui aurait été amassé illégalement dans le cadre de ce scandale qui, aux yeux de la CAQ, est encore plus grave que le scandale des commandites.

« Lors des dernières élections, nous avions averti les Québécois qu’une victoire du Parti libéral risquait d’entraîner un dur lendemain de veille. Ce matin, c’est tout le Québec qui s’est réveillé avec une gueule de bois. Les arrestations effectuées par l’UPAC jeudi matin sont préoccupantes, les accusations criminelles portées sont très sérieuses et les conséquences sont graves. Nous demandons au premier ministre de jurer la main sur le cœur qu’il n’y aura pas d’autres membres du Parti libéral qui se feront accuser de corruption », a déclaré Nathalie Roy.

La députée de la CAQ a poursuivi en ajoutant que Nathalie Normandeau n’était pas une ministre libérale parmi d’autres, mais bien vice-première ministre et qu’elle siégeait sur le comité des priorités du gouvernement libéral précédent. Or, le conseil des ministres actuel du gouvernement de Philippe Couillard comprend 13 personnes qui ont siégé avec Mme Normandeau. « C’est à Philippe Couillard, chef libéral, de faire la démonstration auprès de la population que son parti n’a plus rien à se reprocher, mais il ne peut pas se dissocier de la période au cours de laquelle les faits reprochés se seraient produits. Il était un ministre libéral entre 2003 et 2008 et l’argent qui aurait été amassé illégalement par son parti entre 2000 et 2012 est toujours dans les coffres du Parti libéral! S’il est de bonne foi, il le remboursera. Je vous rappelle qu’après le scandale des commandites, le Parti libéral du Canada avait placé de côté des sommes en fiducie et avait par la suite remboursé rubis sur l’ongle pour ne pas faire campagne avec de l’argent souillé », a rappelé Nathalie Roy.

 

Le PQ aussi a les mains sales 

La critique en matière d’intégrité a tenu à préciser qu’il ne faut pas oublier que deux anciens employés du Parti québécois font l’objet des mêmes accusations. « C’est la raison pour laquelle nous demandons également au chef péquiste, Pierre Karl Péladeau, de s’excuser et de s’engager lui aussi à rembourser toutes les sommes perçues via un quelconque stratagème de corruption », a conclu Nathalie Roy.

Un budget trompe-l’oeil

 

 17 mars 2016

À la suite du dévoilement du budget libéral, François Legault et François Bonnardel sont profondément déçus de la faiblesse de la diminution du fardeau fiscal des Québécois.

« Les libéraux ont soutiré près de 750 $ dans le portefeuille de chaque Québécois, et là, ils leur redonnent une petite carte-cadeau de 25 $. En plus, on leur dit qu’ils devraient remercier le gouvernement libéral pour sa générosité. C’est tout simplement un budget trompe-l’œil. Ce n’est pas cette année que les Québécois pourront mieux respirer financièrement et calmer leurs angoisses vis-à-vis la hausse du coût de la vie », explique d’entrée de jeu François Legault.

Du côté de l’économie, le chef de la CAQ dénonce l’absence d’un plan de relance économique. « L’éparpillement n’est pas gage de succès en économie. On a annoncé un bouquet de mesures qui ne peuvent toutefois pas cacher les éléments les plus inquiétants du budget : la prévision de croissance des investissements privés des entreprises en 2016 est à 0 %. La croissance économique du Québec est anémique depuis l’arrivée du Parti libéral. »

La faiblesse persistante de l’économie du Québec annonce aussi des jours difficiles pour les contribuables québécois et pour le financement de nos programmes sociaux. De plus, ce budget indique une dépendance toujours plus importante du gouvernement du Québec à l’égard des transferts fédéraux. Une grande oubliée du budget est la baisse de la péréquation qui minera la santé des finances publiques du Québec au cours des prochaines années.

C’est toutefois du côté de la santé que François Bonnardel voit les jours les plus sombres se pointer à l’horizon. « Avec une croissance des dépenses à 2,4 % en santé, c’est nettement insuffisant pour faire face au défi du vieillissement de la population et investir dans les soins à domicile », fait-il valoir.