Arrestations de l’UPAC : Philippe Couillard doit s’excuser et rembourser rubis sur l’ongle

 

 17 mars 2016

À la suite des arrestations menées jeudi matin par l’Unité permanente anti-corruption (UPAC), la porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière d’intégrité et députée de Montarville, Nathalie Roy, a exigé du premier ministre Philippe Couillard des excuses formelles au nom du Parti libéral du Québec, ainsi qu’un engagement ferme à rembourser l’argent souillé qui aurait été amassé illégalement dans le cadre de ce scandale qui, aux yeux de la CAQ, est encore plus grave que le scandale des commandites.

« Lors des dernières élections, nous avions averti les Québécois qu’une victoire du Parti libéral risquait d’entraîner un dur lendemain de veille. Ce matin, c’est tout le Québec qui s’est réveillé avec une gueule de bois. Les arrestations effectuées par l’UPAC jeudi matin sont préoccupantes, les accusations criminelles portées sont très sérieuses et les conséquences sont graves. Nous demandons au premier ministre de jurer la main sur le cœur qu’il n’y aura pas d’autres membres du Parti libéral qui se feront accuser de corruption », a déclaré Nathalie Roy.

La députée de la CAQ a poursuivi en ajoutant que Nathalie Normandeau n’était pas une ministre libérale parmi d’autres, mais bien vice-première ministre et qu’elle siégeait sur le comité des priorités du gouvernement libéral précédent. Or, le conseil des ministres actuel du gouvernement de Philippe Couillard comprend 13 personnes qui ont siégé avec Mme Normandeau. « C’est à Philippe Couillard, chef libéral, de faire la démonstration auprès de la population que son parti n’a plus rien à se reprocher, mais il ne peut pas se dissocier de la période au cours de laquelle les faits reprochés se seraient produits. Il était un ministre libéral entre 2003 et 2008 et l’argent qui aurait été amassé illégalement par son parti entre 2000 et 2012 est toujours dans les coffres du Parti libéral! S’il est de bonne foi, il le remboursera. Je vous rappelle qu’après le scandale des commandites, le Parti libéral du Canada avait placé de côté des sommes en fiducie et avait par la suite remboursé rubis sur l’ongle pour ne pas faire campagne avec de l’argent souillé », a rappelé Nathalie Roy.

 

Le PQ aussi a les mains sales 

La critique en matière d’intégrité a tenu à préciser qu’il ne faut pas oublier que deux anciens employés du Parti québécois font l’objet des mêmes accusations. « C’est la raison pour laquelle nous demandons également au chef péquiste, Pierre Karl Péladeau, de s’excuser et de s’engager lui aussi à rembourser toutes les sommes perçues via un quelconque stratagème de corruption », a conclu Nathalie Roy.