2,5 M$ pour soutenir la relance du tourisme d’affaires

 

 6 décembre 2021

e gouvernement du Québec est fier de lancer le Fonds de développement en tourisme d’affaires, assorti d’une enveloppe budgétaire de 2,5 millions de dollars, afin de soutenir la relance du tourisme d’affaires au Québec.

La ministre du Tourisme et ministre responsable des régions de Lanaudière et du Bas-Saint-Laurent, Mme Caroline Proulx, en a fait l’annonce aujourd’hui à l’occasion de son passage dans la région de Laval, en compagnie du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, ministre responsable de la Lutte contre le racisme et ministre responsable de la région de Laval, M. Benoit Charette. L’association touristique régionale Tourisme Laval assurera la gestion de l’enveloppe budgétaire et sera appuyée par un comité directeur composé de représentants de l’industrie et du ministère du Tourisme.

« Le tourisme d’affaires est un secteur très important pour l’économie québécoise, et notre gouvernement agit concrètement pour le soutenir dans sa relance et son retour à la croissance. Rappelons que c’est le plus lucratif des segments touristiques. En effet, un visiteur se déplaçant pour affaires dépense en moyenne deux fois plus qu’un touriste en voyage d’agrément. Je suis persuadée que le fonds lancé aujourd’hui aidera l’industrie à reconquérir ce marché, à convaincre les entreprises de tenir des congrès et des événements chez nous, au Québec, et à faire rayonner l’expertise et le savoir-faire qui font la réputation d’excellence de notre destination. »

Caroline Proulx, ministre du Tourisme et ministre responsable des régions de Lanaudière et du Bas-Saint-Laurent

« Je me réjouis de cette annonce, d’autant plus que la gestion du Fonds de développement en tourisme d’affaires a été confiée à Tourisme Laval, un organisme de la région. Les entreprises touristiques québécoises ont la chance d’être accompagnées par une association qui a développé une précieuse expertise en tourisme d’affaires. Je les encourage à en profiter et à continuer d’innover, notamment en adoptant des pratiques responsables et durables. »

Benoit Charette, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, ministre responsable de la Lutte contre le racisme et ministre responsable de la région de Laval

« Tourisme Laval salue le ministère du Tourisme pour la création de ce fonds, qui fournira le soutien nécessaire au secteur du tourisme d’affaires partout au Québec afin que ses acteurs puissent passer de la crise à la reprise. Il s’agit d’une bouffée d’oxygène pour les organisations qui souhaitent tenir un événement. Je suis fière de faire partie de cette industrie dynamique, qui fait preuve de résilience depuis le début de la pandémie. Je remercie la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, de la confiance accordée à Tourisme Laval pour la gestion de ce fonds. » 

Geneviève Roy, présidente-directrice générale de Tourisme Laval


Faits saillants :

  • Le fonds a pour principaux objectifs :
    • de stimuler la demande pour des événements d’affaires au Québec, à court terme et dans le respect des normes sanitaires, ainsi que la vitalité économique et sociale des communautés et des régions par le maintien en activité d’une chaîne de fournisseurs prenant part à l’organisation et à la tenue d’événements d’affaires;
    • de pallier l’augmentation des coûts causés par la pandémie;
    • de soutenir les organisateurs d’événements d’affaires dans l’adaptation de leur expérience dans le contexte de la pandémie mondiale;
    • de contribuer à l’adoption de bonnes pratiques en matière de développement durable et de responsabilité sociale des entreprises du secteur du tourisme d’affaires.
  • Les demandeurs admissibles sont les clientèles organisatrices d’événements d’affaires, tels que les organismes à but lucratif ou non lucratif et les coopératives légalement constituées au Québec, de même que les communautés, organismes et nations autochtones reconnus par l’Assemblée nationale.
  • Les types d’événements soutenus sont les congrès, les expositions commerciales et les réunions d’entreprise.
  • Les coûts admissibles sont :
    • o  les honoraires;
    • o  les frais de location liés à l’événement;
    • o  les services alimentaires;
    • o  les coûts en lien avec les mesures sanitaires mises en place pour l’événement;
    • o  les coûts liés à l’adoption de bonnes pratiques en matière de développement durable et de responsabilité sociale;
    • o  les frais d’hébergement pour les employés, les bénévoles et les organisateurs de l’événement;
    • o  la partie non remboursable des taxes afférentes aux coûts admissibles.
  • La mise de fonds du demandeur doit représenter au moins 20 % des coûts totaux de l’événement.
  • Le cumul des aides gouvernementales ne doit pas excéder 80 % des coûts totaux de l’événement.
  • Ces événements devront représenter des coûts totalisant au moins 50 000 $, se tenir avant le 31 décembre 2022 et générer un minimum de 40 nuitées dans des établissements d’hébergement commercial du Québec.

Lien connexe : 
Fonds de développement en tourisme d’affaires 

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Briser le cycle de l’exploitation sexuelle en 37 mesures

 

 3 décembre 2021

C’est aujourd’hui qu’a été dévoilé le Plan d’action gouvernemental 2021-2026 en réponse aux recommandations de la Commission spéciale sur l’exploitation sexuelle des mineurs (PDF 5.62 Mo), soit un an jour pour jour après le dépôt du rapport à l’Assemblée nationale. 

Intitulé Briser le cycle de l’exploitation sexuelle, le plan d’action proposé met de l’avant 37 mesures regroupées autour de cinq axes d’intervention, à savoir la recherche, la sensibilisation, la prévention, la répression, ainsi que la reconstruction des victimes.

L’exploitation sexuelle s’est amplifiée ces dernières années, et le Québec ne fait pas exception. En 2020, les services policiers ont enregistré plus de 2 200 infractions liées à l’exploitation sexuelle : proxénétisme et traite de personnes, marchandisation de services sexuels, pornographie juvénile et publication d’images intimes. Le tiers ou plus de ces infractions ont été perpétrées à l’encontre de personnes de moins de 18 ans.

Devant cette problématique et à la suite du dépôt du rapport de la Commission, 18 ministères et organismes gouvernementaux se sont rapidement mobilisés, sous la coordination du ministère de la Sécurité publique, pour mettre en commun leur expertise et leur réseau de partenaires afin de trouver des solutions. À ce jour, la mise en œuvre d’au moins 19 recommandations de la Commission est déjà amorcée, sans compter l’annonce officielle de deux nouvelles mesures du plan d’action aujourd’hui :

La réalisation d’une campagne de sensibilisation grand public

Cette campagne sera déployée à compter de l’hiver 2022 sur plusieurs plateformes. Elle a notamment pour objectifs de susciter un changement de mentalité et de solliciter la mobilisation de la population pour combattre l’exploitation sexuelle. Différents volets seront traités au cours des cinq prochaines années, pour un budget total de 2,9 millions $.

Le soutien à la recherche universitaire sur l’exploitation sexuelle au Québec

Réalisée par l’entremise du Fonds de recherche du Québec – Société et culture, cette mesure est assortie d’un budget de près de 2 millions $ sur cinq ans. Il importe d’élargir les connaissances relatives à l’exploitation sexuelle pour améliorer les pratiques sur le terrain, notamment en matière de prévention et d’intervention.

Rappelons que le plan d’action dispose d’une enveloppe totale de 150 millions $ sur cinq ans.

20 M$ pour la création de l’Espace Riopelle

 

 2 décembre 2021

À l’approche du centenaire de la naissance de Jean Paul Riopelle, l’un de nos artistes québécois les plus renommés, le premier ministre du Québec, M. François Legault, et la ministre de la Culture et des Communications, Mme Nathalie Roy, annoncent un investissement gouvernemental de 20 M$ pour la création de l’Espace Riopelle, un tout nouvel édifice signature dédié à cet artiste au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ).

L’Espace Riopelle, qui sera inauguré en 2025, abritera en permanence la plus grande collection publique d’œuvres de Jean Paul Riopelle au monde. Cet important projet, estimé à près de 143M$, verra le jour grâce à un partenariat unique entre le gouvernement du Québec, le MNBAQ et la Fondation Jean Paul Riopelle.

En effet, aux investissements majeurs du gouvernement du Québec s’ajoute un don exceptionnel de mécènes de la Fondation Jean Paul Riopelle, inégalé dans l’histoire de la philanthropie québécoise, soit 20 M$ pour la construction du bâtiment ainsi que des œuvres de l’artiste évaluées à plus de 100 M$. De cette façon, les quatre familles fondatrices de la Fondation, notamment Michael J. Audain, André Desmarais et France Chrétien Desmarais, Pierre Lassonde et Yseult Riopelle, viennent enrichir substantiellement les collections d’art québécois du MNBAQ.

La Fondation du MNBAQ contribuera quant à elle à hauteur de 2,5 M$ au projet, notamment pour permettre la mise en valeur de l’œuvre phare de la collection Riopelle du MNBAQ, L’Hommage à Rosa Luxemburg, qui trouvera une place de choix dans ce nouveau pavillon.

L’Espace Riopelle mettra à l’honneur de nombreux chefs-d’œuvre de l’artiste québécois reconnu partout dans le monde. Les travaux de construction seront lancés en 2023, année des célébrations entourant le 100e anniversaire de Riopelle. Afin de mettre en lumière cette collection, le MNBAQ érigera sur les plaines d’Abraham, au cœur de son complexe muséal, un nouvel édifice doté d’une signature architecturale unique et répondant aux plus hauts standards.

« La création de l’Espace Riopelle, au Musée national des beaux-arts du Québec, c’est une façon de rendre accessible l’œuvre immense que nous a léguée Jean Paul Riopelle. Le talent de cet artiste marquant du 20e siècle a été applaudi partout dans le monde. Ses œuvres sont le reflet de notre culture, de notre identité. Et notre culture, c’est l’âme de notre peuple. On a le devoir de la protéger, de la transmettre, et de le faire avec une fierté assumée pour que nos enfants et nos petits-enfants puissent à leur tour s’en émerveiller. Soyons fiers de nos artistes! Soyons fiers d’être Québécois! »

François Legault, premier ministre

« Jean Paul Riopelle est certainement l’un de nos artistes qui a fait le plus rayonner notre culture ici et ailleurs. Notre gouvernement souhaitait offrir aux Québécois un espace aussi grandiose que les œuvres d’un des peintres, sculpteurs et graveurs, les plus influents du 20e siècle. Son 100e anniversaire est une occasion unique de lui rendre hommage. Cet espace signature permettra à une nouvelle génération de découvrir l’immensité de son génie. Soyons fiers de nos héros québécois et célébrons-les! »

Nathalie Roy, ministre de la Culture et des Communications

« Un lien unique unit Riopelle au MNBAQ. Le MNBAQ est fier de lui offrir sa maison. Reconnaissant et enthousiaste de ce legs remarquable et sans précédent, qui marquera l’histoire du mécénat au Québec, ce projet viendra façonner de façon significative l’avenir de notre institution. Je peux déjà vous dire que le nouveau bâtiment signature s’intégrera harmonieusement à notre complexe muséal et qu’il investira pleinement son site exceptionnel. Le dialogue entre l’architecture et le parc sera privilégié afin d’offrir aux œuvres de Riopelle un écrin faisant écho à sa source d’inspiration première : la nature. La notion de territoire, indissociable de l’identité québécoise et des œuvres de l’artiste, sera aussi au cœur de cette inspiration. Misant sur la contemplation, ce lieu servira la mission du MNBAQ, en favorisant des dialogues inédits entre l’œuvre de Riopelle et plusieurs artistes de toutes les disciplines. »

Christiane Germain, présidente du conseil d’administration du Musée national des beaux-arts du Québec

« La Fondation Jean Paul Riopelle est très fière de s’associer au Musée national des beaux-arts du Québec afin de réaliser cet important projet qui assurera le rayonnement du legs inestimable de Riopelle pour les générations à venir. L’artiste rêvait depuis longtemps de voir un tel projet se concrétiser et, à l’aube des célébrations de son centenaire, c’est le plus beau cadeau et la plus belle reconnaissance que nous puissions lui faire. Riopelle est sans contredit l’un des artistes les plus marquants de son époque et nous sommes comblés de savoir que la nation québécoise, à travers le MNBAQ, lui dédiera un lieu à la hauteur de son impressionnante contribution à l’histoire de l’art du Québec, du Canada et du monde entier. Nous remercions chaleureusement tous les partenaires impliqués pour leur précieuse collaboration qui permettra bientôt de faire du rêve de Riopelle une réalité. »

Michael J. Audain, O.C., O.B.C., président et cofondateur de la Fondation Jean Paul Riopelle et membre du groupe de mécènes à l’origine de ce don historique

Faits saillants 

·       Au coût de 42,5 M$, la construction de l’Espace Riopelle est financée par le gouvernement du Québec (20 M$), par la Fondation Jean Paul Riopelle (20 M$) et par la Fondation du MNBAQ (2,5 M$).

·       Un concours d’architecture sera tenu, conformément aux exigences gouvernementales. Le bâtiment sera doté d’une signature architecturale respectant les normes de design, de muséologie et de conservation d’un musée national, en plus de s’intégrer harmonieusement au site des plaines d’Abraham. Les détails à ce sujet seront annoncés au cours des prochains mois.

·       En 1956, le MNBAQ a été le premier musée à acquérir une œuvre de Riopelle. Depuis, son engagement envers l’artiste a été constant. Il abrite aujourd’hui la plus importante collection publique d’œuvres de l’artiste, avec 447 éléments — excluant les œuvres du don annoncé aujourd’hui —, et il lui a consacré de nombreuses expositions et publications au fil du temps.

·       L’histoire d’amour entre Jean Paul Riopelle et le MNBAQ ne date pas d’hier. En effet, l’artiste lui-même rêvait, dès les années 1980, d’installer dans ce qui est aujourd’hui le pavillon Charles-Baillairgé, un espace d’exposition consacré à son œuvre en dialogue avec celle d’autres artistes.

Lien connexe

Ministère de la Culture et des Communications

Implantation de bracelets antirapprochements

 

 1 décembre 2021

Le gouvernement du Québec poursuit sa lutte contre la violence conjugale et les féminicides en implantant progressivement des bracelets antirapprochements afin de mieux prévenir les crimes violents en contexte conjugal. Le déploiement de ce projet s’échelonnera sur deux ans.

La vice-première ministre, ministre de la Sécurité publique, ministre des Relations internationales et de la Francophonie suppléante et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Mme Geneviève Guilbault, en a fait l’annonce en compagnie de la ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine, MmeIsabelle Charest. Elles étaient accompagnées par Mme Christine Giroux, victime de violence conjugale et auteure.

Le bracelet antirapprochement permet, au besoin, d’enclencher un protocole d’intervention policière rapide et, par le fait même, procure aux victimes de violence conjugale un sentiment de sécurité plus grand. Il pourrait aussi entraîner un meilleur respect des conditions imposées aux auteurs d’infractions.

Au printemps 2022, le ministère de la Sécurité publique déploiera les premiers bracelets antirapprochements parmi les prévenus qui sont jugés au palais de justice de Québec et les détenus de l’Établissement de détention de Québec, dans le cadre d’un préprojet. À l’automne de la même année, l’implantation prendra véritablement son envol dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches, de même qu’à Joliette et à Salaberry-de-Valleyfield. Nous estimons qu’à terme, le Québec aura à sa disposition près de 500 bracelets pouvant être déployés dans l’ensemble du Québec.  

« Aujourd’hui, nous posons un geste historique et faisons du Québec un précurseur en annonçant l’implantation progressive du bracelet antirapprochement, une mesure de plus pour réduire les risques de récidive des hommes dangereux. Les agressions envers les femmes et les féminicides nous ont tous bouleversés au cours des derniers mois. Nous avons le pouvoir et le devoir de refuser cette violence, collectivement et individuellement. Votre gouvernement a investi des sommes importantes pour soutenir, entre autres, les maisons d’hébergement pour femmes, les organismes qui traitent les hommes, les policiers et les partenaires judiciaires. Nous allons maintenant encore plus loin dans la lutte contre la violence, et dans la reconquête de la paix d’esprit pour toutes les femmes. »

Geneviève Guilbault, vice-première ministre, ministre de la Sécurité publique, ministre des Relations internationales et de la Francophonie suppléante et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale

« Avec ce projet, nous donnons suite une fois de plus à une des recommandations du rapport Rebâtir la confiance, déposé par le comité d’experts sur l’accompagnement des victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale en décembre 2020. Ainsi, notre réponse à la violence conjugale s’enrichit d’un nouveau moyen, qui est complémentaire aux mesures en place pour éviter d’autres homicides conjugaux et pour assurer la sécurité des victimes. Depuis notre arrivée en poste, c’est plus de 460 millions de dollars qui ont été investis par notre gouvernement pour lutter contre la violence conjugale, et nous avons l’intention de continuer d’en faire une priorité.»

Isabelle Charest, ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine

« Les bracelets antirapprochements peuvent sauver des vies, et cette annonce me réjouit profondément. C’est un grand soulagement de penser que de nombreuses victimes de violence conjugale pourront désormais se sentir en sécurité et vivre plus en paix.»

Mme Christine Giroux, victime de violence conjugale et auteure

Faits saillants :

  • Le projet de déploiement des bracelets antirapprochements au Québec s’inscrit en continuité avec le Plan d’action spécifique pour prévenir les situations de violence conjugale à haut risque de dangerosité et accroître la sécurité des victimes 2020-2025, qui est coordonné par le Secrétariat à la condition féminine.
  • Le ministère de la Sécurité publique a commandé une étude de faisabilité portant sur l’implantation des bracelets antirapprochements comme moyen de prévention des homicides conjugaux. Consultez l’Étude de faisabilité quant à l’implantation de bracelets antirapprochements produite par M. Francis Fortin, professeur à l’École de criminologie de l’Université de Montréal et chercheur au Centre international de criminologie comparée, et par M. Jean-Pierre Guay, professeur titulaire à l’École de criminologie de l’Université de Montréal.
  • Le coût de l’implantation et de la mise en activité des bracelets antirapprochements est estimé à 41 millions de dollars sur cinq ans. Ces sommes s’ajoutent à des investissements totalisant 463 millions de dollars, réalisés par le gouvernement du Québec depuis 2018, pour accentuer la lutte contre la violence conjugale et les féminicides.
  • Le bracelet antirapprochement fonctionne par géolocalisation. Il se compose généralement de deux parties, soit un bracelet, porté par le contrevenant, et un dispositif remis à la victime. Lorsque l’auteur de violence conjugale se rapproche de la victime, le dispositif envoie un signal d’alerte à la police qui s’assure alors de sécuriser la victime.
  • Cette annonce a lieu dans le cadre des Journées d’action contre la violence faite aux femmes, qui se déroulent chaque année du 25 novembre au 6 décembre.
  • Calendrier de déploiement :
Printemps 2022 :Palais de justice de Québec et Établissement de détention de Québec (préprojet)
Automne 2022 :Joliette, Salaberry-de-Valleyfield, Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches
Avril 2023 :Lanaudière, Montérégie, Outaouais, Montréal, Côte-Nord, Laval, Laurentides et Mauricie
Septembre 2023 :Gaspésie, Abitibi-Témiscamingue, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Bas-Saint-Laurent, Estrie, Centre-du-Québec et Nord-du-Québec

Liens connexes :

Québec.ca/violenceconjugale

Journées d’action contre la violence faite aux femmes

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Loi sur la protection de la jeunesse : L’enfant au cœur de la réforme

 

 1 décembre 2021

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, a déposé aujourd’hui le projet de loi réformant la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ).

Cette réforme en profondeur vise en premier lieu à répondre aux recommandations de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse (commission Laurent), mais également à celles de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) ainsi que les appels à l’action de la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec : écoute, réconciliation et progrès (commission Viens).

Une des principales recommandations de Mme Régine Laurent était de mettre l’enfant au cœur des décisions le concernant. Dorénavant, l’intérêt primordial de l’enfant et le respect de ses droits seront les éléments à considérer dans toute prise de décision. La notion de confidentialité qui posait souvent des problèmes pour les intervenantes sera également revue afin d’améliorer les échanges d’informations en lien direct avec le dossier de l’enfant.

Des mesures spécifiques sont également ajoutées à la Loi pour tenir compte des revendications des Premières Nations et Inuit. Les communautés autochtones ont été consultées et ont collaboré à l’élaboration de la Loi afin d’inclure le respect de leurs traditions et de leur culture dans la prise en charge d’un enfant. Elles seront partie prenante des décisions. Un chapitre entier de la Loi leur est ainsi consacré.

Projet de loi

Le dépôt du projet de loi fait suite à un engagement important du gouvernement afin de mieux protéger les enfants du Québec. Il vient notamment répondre aux recommandations des différentes commissions d’enquête et aux rapports déposés au gouvernement sur la LPJ. Plus spécifiquement, il vise à :

  • soutenir l’interprétation de la LPJ;
  • renforcer la primauté de l’intérêt de l’enfant et le respect de ses droits;
  • améliorer la communication de renseignements confidentiels;
  • harmoniser et améliorer les pratiques cliniques en matière de protection de la jeunesse, notamment par la nomination d’un Directeur national de la protection de la jeunesse (DNPJ);
  • préciser les responsabilités et les pouvoirs du DNPJ dans la LPJ;
  • faciliter le passage des jeunes à la vie adulte;
  • reconnaître que les Autochtones sont les mieux placés pour répondre aux besoins de leurs enfants de la manière la plus appropriée.

Sur le plan judiciaire, il vient :

  • préciser les délais de signification, de notification et de présentation selon les divers types de procédures;
  • améliorer la gestion de la preuve documentaire pour la rendre plus efficace et uniforme;
  • faciliter l’accès des intervenants aux jugements et aux actes de procédure en matière familiale;
  • assurer la représentation systématique des enfants par avocats lorsqu’une procédure est signifiée.

Mise en œuvre des recommandations de la commission Laurent

À la suite du dépôt du rapport final de la commission Laurent, en mai dernier, le ministre s’était engagé à répondre avec diligence et rigueur aux recommandations et d’en assurer un suivi régulier. Les actions mises de l’avant visent à transformer les services offerts aux jeunes et aux familles en misant sur la prévention et la participation des acteurs clés de la communauté et des différents réseaux. Elles se déploieront en trois phases, et s’articulent autour de cinq axes, soit :

  • promotion et prévention pour les jeunes de 0 à 12 ans;
  • trajectoire de qualification des 12 à 25 ans;
  • gouvernance nationale, régionale et locale;
  • protection de la jeunesse modernisée;
  • intervention de pointe et soutenue.

Les étapes de mise en œuvre des recommandations et des mesures qui seront déployées peuvent être consultées à l’adresse : https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/document-003226/

« Je suis fier de présenter enfin ce projet de loi : il s’agit d’une étape importante de nos actions pour mieux protéger les enfants du Québec. Il fait de l’intérêt de l’enfant une considération primordiale et permet également d’ajouter de nouveaux principes dans l’application de la LPJ, particulièrement l’importance de la collaboration et de la communication entre les personnes concernées par la situation d’un enfant. Aussi, comme en témoignent nos étapes de mise en œuvre des recommandations de la commission Laurent, le gouvernement du Québec est déjà en action et dans la bonne direction afin d’améliorer les services offerts aux jeunes et aux familles. »

Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux

Faits saillants :

  • Parmi les recommandations de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse déjà mises en œuvre, notons la nomination de Mme Catherine Lemay à titre de directrice nationale de la protection de la jeunesse, annoncée en mars 2021.
  • Rappelons que plusieurs actions ont été déployées au cours des dernières années afin de rehausser la qualité et l’accès aux services pour les jeunes en difficulté et leur famille, et de consolider les services en protection de la jeunesse.

Des investissements majeurs en habitation

 

 1 décembre 2021

La ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Mme Andrée Laforest, se réjouit des importantes sommes prévues en habitation dans la mise à jour économique. Ce sont 300 millions de dollars qui auront des retombées concrètes dans toutes les régions du Québec.

Plus de logements abordables

Pour augmenter plus rapidement l’offre de logements abordables, 200 millions de dollars seront investis dans un tout nouveau programme. Il s’agit de la première étape d’une nouvelle approche qui s’appuiera sur la complémentarité des interventions entre les différents acteurs du milieu.

Tant les organismes communautaires que les offices d’habitation et le secteur privé pourront bénéficier de ce modèle d’affaires innovant, dans la mesure où ceux-ci s’engageront à offrir des logements à prix abordables. Les modalités du nouveau programme seront dévoilées plus en détail prochainement.

Rappelons également qu’une mesure du projet de loi no 49, adopté en novembre dernier, permet maintenant aux municipalités d’intervenir directement dans la construction de nouveaux logements. Ce pouvoir temporaire leur permet ainsi de donner un terrain, un crédit de taxes ou encore d’octroyer un prêt ou une subvention.

Plus de soutien pour les locataires

Le gouvernement continue ainsi de poser des gestes pour soutenir les ménages québécois dans l’accès au logement. En plus des 200 millions de dollars pour construire davantage de logements abordables, du soutien pour les services d’accompagnement en logements sociaux et communautaires a aussi été annoncé. À cela s’ajoutent également des suppléments au loyer (marché privé) afin d’aider les Québécois dans le besoin à se trouver un logement adapté.

L’objectif commun de ces mesures est de mettre à contribution tous les partenaires possibles afin d’augmenter plus rapidement l’offre de logements abordables au Québec. Cette annonce témoigne de la volonté du gouvernement d’agir sur tous les fronts et de présenter des solutions concrètes afin de répondre au manque de logements abordables qui se fait sentir actuellement.


« Avec les besoins criants en matière de logement sur le terrain, il fallait sortir des sentiers battus et accélérer drastiquement la construction de logements abordables. Avec le tout nouveau programme, tant les organismes communautaires, les offices d’habitation, les municipalités que le secteurs privés pourront contribuer à l’augmentation de l’offre de logements abordables. C’est une première étape vers un modèle d’affaires souple et agile qui répondra non seulement aux demandes du milieu, mais également aux besoins des Québécois et des Québécoises de toutes les régions. Nous continuerons à investir aussi bien dans le logement abordable que dans le logement social et à travailler sur tous les fronts pour faire face à la situation actuelle. »

Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l’Habitation

Fait saillant :

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