Pitbulls: L’heure n’est pas aux comités, l’heure est à légiférer

 

 9 juin 2016

« L’heure n’est pas aux comités, l’heure est à légiférer » : la porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière d’agriculture, de pêcheries et d’alimentation, Sylvie D’Amours, fulmine à la suite de l’annonce du ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, de créer un comité pour revoir la réglementation entourant les pitbulls.

Une fois de plus, le gouvernement libéral choisit l’improvisation à l’action et se réfugie derrière un autre écran de fumée au lieu de mettre ses culottes et poser les gestes qui s’imposent, dénonce Sylvie D’Amours. Selon elle, il est grand temps d’interdire la possession de pitbulls afin de prévenir des drames comme celui que vit présentement la famille d’une Montréalaise de 55 ans, décédée hier d’une attaque de pitbull.

« Les libéraux traînent de la patte. Des histoires malheureuses comme celle qui s’est produite hier à Montréal, il y en a et il y en aura des centaines d’autres. Pendant ce temps, la seule réponse du ministre Coiteux, c’est d’étudier la question. Et si pour une fois, on se donnait des moyens concrets pour changer les choses, au lieu de s’acheter du temps? Les cas sont de plus en plus nombreux et la population attend de l’action de la part de ses élus. C’est déplorable de voir un gouvernement donner autant dans l’abstrait! Les citoyens veulent du concret, ils veulent que les élus se mettent un projet de loi sous les dents », indique la députée caquiste.

Martin Coiteux ne peut pas dire qu’il n’a pas vu le dossier venir. Depuis plusieurs semaines, de plus en plus de voix se font entendre et réclament l’interdiction des pitbulls. « La session dernière, toutes les formations politiques se sont entendues pour légiférer sur le bien-être animal. D’accord, mais quand est-il du bien-être de nos enfants? » conclut Sylvie D’Amours.

Évacuations médicales : Tout faire pour éviter une autre tragédie

 

 10 mai 2016

Dimanche, le Journal de Québec révélait que plusieurs territoires non organisés du Québec n’ont aucun plan d’intervention d’urgence hors du réseau routier, ce qui fait craindre le pire pour le député François Paradis.

«On est à l’aube de la saison estivale, où il y a aussi des événements dans les voies non carrossables, et il ne faudrait pas revivre une situation où l’ambiguïté met à risque la vie humaine. On voit très bien que, sur le terrain, il y a un flou. Qui doit faire quoi? à quel moment? et de quelle façon?» , soutient-il.

Rappelons qu’en mars dernier, les ambulanciers ne sont pas intervenus à la suite d’une collision en motoneige dans la réserve faunique des Laurentides, ce qui a causé le décès d’un Américain. À ce moment, François Paradis sommait le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, de déclencher une enquête indépendante.

«Il y a un chemin à faire et, pour l’instant, nous sommes au début du sentier; on n’a rien clarifié. Je suis convaincu que, demain, s’il arrive un incident majeur, on va se poser les mêmes questions: qui fait quoi? comment on intervient? et c’est quoi, les règles?» se désole-t-il.