Colloque Objectif réussite Québec : François Legault en faveur de l’école de 4 à 18 ans

 

 24 avril 2016

Se disant emballé par l’idée d’offrir aux familles la possibilité d’envoyer leurs enfants à l’école un an plus tôt, le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, s’est dit en faveur de l’école de 4 à 18 ans pour tous les jeunes Québécois. Le chef caquiste a fait cette déclaration lors du Colloque Objectif réussite Québec, un événement apolitique organisé et animé par son député de Chambly, Jean-François Roberge.

Lors d’une allocution prononcée durant l’événement, François Legault a expliqué qu’il souhaitait rendre disponible la prématernelle 4 ans pour tous les jeunes Québécois. Tout comme la maternelle 5 ans, cette dernière devrait être offerte à tous sans être obligatoire. Le chef caquiste s’est également dit en faveur d’une stratégie élargie mettant en place différentes mesures visant à s’assurer que les jeunes demeurent à l’école jusqu’à 18 ans ou jusqu’à obtention d’un diplôme.

« La prématernelle 4 ans, c’est la clé! C’est la meilleure façon de dépister plus rapidement des problèmes comme les retards de langage et les difficultés d’apprentissage », a-t-il déclaré, en  s’appuyant sur de nombreux travaux et exemples à l’international. Pour lui, plus le dépistage auprès des jeunes se fera en bas âge, plus le Québec luttera efficacement contre le décrochage scolaire.

Concernant ce fléau, qui afflige un garçon sur quatre au Québec, M. Legault est également d’avis qu’un éventail de mesures sont nécessaires pour s’assurer que les jeunes Québécois, qui n’ont pas obtenu de diplôme, fréquentent l’école jusqu’à 18 ans. « Au Québec, s’il faut attendre 18 ans pour être majeur, je ne vois pas pourquoi un jeune pourrait décider tout seul de lâcher l’école à 16 ans. Le décrochage, c’est une décision majeure! », a-t-il poursuivi.

Au cours du colloque, de nombreux experts et représentants du monde de l’éducation ont notamment échangé sur différentes mesures qui pourraient s’inscrire dans le cadre d’une école de 4 à 18 ans. Parmi celles-ci, nommons l’encadrement et l’orientation scolaire pour chaque élève dès le début du secondaire, une meilleure valorisation de la formation professionnelle, l’implication des Carrefours jeunesse-emploi (CJE) pour assurer le suivi auprès des décrocheurs potentiels et l’interdiction pour les employeurs de faire travailler un mineur ne fréquentant pas l’école pendant les heures de classe régulières, tel qu’appliqué en Ontario.

Pour le député Jean-François Roberge, qui a organisé et animé l’événement, de telles propositions doivent absolument nourrir le débat public au Québec. « Plus que jamais, nous devons mettre en place un arsenal de mesures pour lutter contre le décrochage scolaire. J’en suis d’autant plus convaincu après avoir entendu tous ces experts et représentants du milieu de l’éducation échanger dans ce forum non partisan. Dans les prochains mois, je souhaite de tout cœur que toutes les formations politiques débattent des propositions discutées aujourd’hui et s’approprient plusieurs d’entre elles. Une chose est certaine, pour la CAQ, l’école de 4 à 18 ans sera dorénavant au centre de notre engagement politique! », a-t-il conclu.

Rappelons que plus tôt ce mois-ci, Jean-François Roberge lançait le livre Et si on réinventait l’école? Chroniques d’un prof idéaliste, aux éditions Québec Amérique.