Francisation des immigrants : La CAQ exige que le gouvernement écoute les Québécois

 

 24 avril 2018

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 84% des Québécois sont d’avis que les cours de français pour les nouveaux arrivants devraient être obligatoires, alors qu’au troisième trimestre de 2017, trois immigrants sur cinq ne parlaient pas français. Pour la CAQ, il s’agit d’une réelle distorsion entre le souhait des Québécois et la réalité.

Claire Samson, porte-parole de la CAQ en matière de protection et de promotion de la langue française, exige que le gouvernement libéral écoute les Québécois, qui estiment que l’apprentissage de la langue française des nouveaux arrivants est un enjeu vital pour l’avenir du Québec.

Rappelons que la Coalition Avenir Québec est la seule formation politique à proposer la francisation obligatoire pour ceux et celles qui souhaitent faire du Québec leur terre d’accueil.

Crise des migrants : Le ministère de l’Immigration a coupé 35 % de ses employés chargés des demandeurs d’asile

 

 19 avril 2018

Alors que des milliers de personnes traversent la frontière illégalement par le chemin Roxham depuis l’année dernière, la porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière d’immigration, Nathalie Roy, a révélé jeudi que le gouvernement libéral de Philippe Couillard a baissé de 35 % les employés attitrés aux dossiers des demandeurs d’asile au ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI).

 

En vertu de la Loi d’accès à l’information, la CAQ a appris qu’au plus fort de l’afflux des demandeurs d’asile à l’été 2017, le MIDI comptait « l’équivalent de dix effectifs à temps complet affectés au dossier des demandeurs d’asile ». Alors que le Québec a accueilli depuis le début de l’année 2018 plus de 6 000 migrants, ils ne sont à l’heure actuelle qu’à peine plus de 6 employés.

 

Le ministre David Heurtel sait depuis des mois que les délais de traitement sont inacceptables, environ 2 ans et demi au fédéral, a souligné Nathalie Roy. Malgré cela, il a tout de même décidé de réduire le nombre de ses employés chargés justement d’accélérer les demandes d’asile, a souligné Nathalie Roy. C’est d’une incohérence totale, a ajouté la caquiste.

Francisation des immigrants : Une pâle copie du Rapport Samson

 

 19 avril 2017

La porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière de protection et promotion de la langue française, Claire Samson, s’explique mal l’entêtement du gouvernement libéral, qui refuse catégoriquement de rendre obligatoire la francisation des nouveaux arrivants.

La députée d’Iberville s’étonne de voir plusieurs des mesures, présentées l’automne dernier dans son rapport, reprises intégralement par la ministre de l’Immigration, Kathleen Weil, notamment la bonification des allocations pour les cours de français, l’instauration d’un guichet unique pour la francisation des immigrants adultes au ministère de l’Immigration et des investissements supplémentaires pour la francisation en milieu de travail.

Toutefois, le gouvernement Couillard a écarté l’idée maîtresse du Rapport Samson : la francisation obligatoire pour les immigrants. Claire Samson a servi une mise en garde à la ministre Weil : son gouvernement ne parviendra jamais à atteindre un taux de 100 % de francisation sans la francisation obligatoire.

Francisation et intégration des immigrants : Des chiffres accablants provenant du gouvernement qui prouvent son propre échec

 

 6 octobre 2016

En matière d’intégration des immigrants, le bilan du gouvernement Couillard est un échec, a indiqué la députée de la Coalition Avenir Québec, Nathalie Roy. Ce constat décourageant, la CAQ l’a découvert en feuilletant le tout dernier rapport annuel de gestion 2015-2016 du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion. On y apprend, entre autres, que :

–          72 % des immigrants admis en 2013-2014, qui ne connaissaient pas le français à leur arrivée, n’ont toujours pas suivi de cours de francisation;

–          l’intégration en milieu de travail des immigrants est de 8 % moins élevée que prévu par les libéraux.

« Ce ne sont pas les chiffres de la CAQ, mais ceux du ministère, contenus dans le rapport dévoilé cette semaine. Il témoigne de l’échec du gouvernement sur deux objectifs primordiaux pour l’intégration de nos immigrants : leur participation aux cours de francisation et leur intégration économique. La ministre de l’Immigration est incapable d’atteindre les cibles qu’elle s’est elle-même fixées! Ce rapport confirme un véritable fiasco », a renchéri Nathalie Roy.

Si le gouvernement Couillard est incapable de réussir l’intégration des immigrants, c’est parce qu’il coupe, année après année, dans les ressources qui leur sont dédiées. Malgré cela, le gouvernement Couillard compte hausser les seuils pour les trois prochaines années, une décision incohérente, a indiqué la députée de Montarville.

« Le thème de la politique d’immigration c’est “Ensemble”. Justement, la ministre de l’Immigration, son collègue de l’Éducation et celui de l’Emploi ont, “Ensemble”, coupé plus de 17 millions et demi de dollars dans la francisation au cours des deux dernières années! Pas surprenant que près de trois immigrants sur quatre qui ne connaissent pas le français ne suivent pas de cours de français, le gouvernement les coupe! Un seul constat s’impose : les immigrants, il faut en prendre moins, pour en prendre soin », a conclu Nathalie Roy, rappelant que la CAQ propose de faire passer le nombre d’immigrants de 50 000 à 40 000, tout en conservant l’entièreté des budgets qui leur sont actuellement consacrés pour leur intégration.

La CAQ propose une baisse de 10 000 immigrants par année

 

 30 août 2016

Le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, a profité de la clôture du caucus présessionnel de ses députés pour inviter le gouvernement libéral à faire marche arrière sur son intention de hausser les seuils d’immigration de 5 % d’ici 2019. Il lui demande plutôt d’opter pour une réduction immédiate de 20 % du nombre d’immigrants acceptés au Québec, soit l’équivalent de 10 000 personnes de moins par année.

Selon François Legault, il s’agit d’une mesure responsable et nécessaire pour assurer une intégration réussie des nouveaux arrivants à la société québécoise. Alors que pour le premier ministre, l’ouverture se résume à une augmentation aveugle du nombre d’immigrants qui entrent au Québec chaque année, pour la CAQ, la véritable ouverture implique une garantie d’avoir les opportunités de travailler et d’apprendre la langue et les valeurs communes du Québec.

« Soyons clairs sur une chose : le Québec est accueillant et il doit le demeurer. Malheureusement, le processus actuel d’intégration connait de sérieux ratés. Il faut évaluer quelles sont les lacunes et les corriger avant de continuer à augmenter le nombre d’immigrants chaque année, comme le propose Philippe Couillard. D’abord, en emploi, alors que le taux de chômage au Québec chez les nouveaux immigrants est de 18 %. Le Québec figure d’ailleurs au dernier rang des provinces canadiennes pour le taux de chômage des immigrants. C’est inacceptable! Ensuite, en matière de francisation, il faut s’ouvrir les yeux et admettre qu’il y a un vrai problème : il y a actuellement 200 000 immigrants au Québec qui ne maitrisent pas le français. En 2014, 41 % des néo-Québécois ne connaissaient pas le français au moment de leur arrivée. Tout cela démontre que trop d’immigrants ne s’intègrent ni au marché du travail, ni à la majorité francophone. Oui, le Québec doit rester une société ouverte à l’immigration, mais il faut adopter une position responsable et pragmatique, dans l’intérêt des nouveaux arrivants, mais aussi de la société d’accueil », a déclaré François Legault, flanqué de sa critique en matière d’immigration, la députée Nathalie Roy.

Ressources insuffisantes

Le chef de la CAQ a tenu à préciser que depuis 2003, les libéraux ont haussé le seuil d’immigration de 25 %, mais en contrepartie, ils n’ont augmenté les dépenses réelles du ministère de l’Immigration que de 5 %. Résultat : trop de nouveaux arrivants n’ont pas le soutien nécessaire pour réussir. En optant pour une réduction de 10 000 immigrants par année, la CAQ entend ramener ce seuil à un niveau similaire à celui d’avant 2003, tout en maintenant les ressources actuelles afin d’assurer une intégration réussie des nouveaux Québécois au marché du travail et à l’apprentissage du français.

« On ne peut plus continuer à accueillir autant de gens sans s’assurer que les ressources sont là pour qu’ils apprennent notre langue, nos valeurs et contribuent au marché du travail. Même en réduisant de 10 000 le nombre d’immigrants par année, le Québec continuera d’être une des sociétés les plus ouvertes à l’immigration dans le monde, devant la France et les États-Unis. Par contre, nous aurons plus de moyens pour l’intégration de chaque immigrant », a conclu le chef caquiste.

Philippe Couillard s’est dessoufflé

 

 13 avril 2016

Après avoir accusé le chef de la Coalition Avenir Québec de souffler sur les braises de l’intolérance pour avoir remis en question la capacité du Québec d’augmenter de 10 000 personnes son seuil d’immigration, le premier ministre Philippe Couillard et sa ministre Kathleen Weil semblent avoir finalement retrouvé leur esprit et reculé devant l’évidence, s’est réjoui François Legault.

Contrairement aux semaines précédentes, Philippe Couillard a refusé de réitérer son objectif d’accueillir 60 000 immigrants cette année. « Le 9 mars dernier, j’ai demandé au premier ministre de revoir sa décision d’augmenter de 20 %, de 50 000 à 60 000, le nombre d’immigrants qu’on accueille au Québec chaque année. Il m’a alors répondu que pour lui une augmentation du seuil d’immigration était nécessaire et dans un élan de colère, il m’a accusé de souffler sur les braises de l’intolérance. Je suis rassuré de voir que le premier ministre s’est dessoufflé dans ce dossier. La réalité est que le processus actuel d’intégration n’est pas adapté et ça doit être le constat que fait la ministre lorsqu’elle affirme qu’il faut maintenir la stabilité des seuils en ce moment », a déclaré François Legault.

Pour le chef de la CAQ, hausser les seuils d’immigration dans un contexte où l’intégration, la francisation et l’employabilité des néo-Québécois connaissent des lacunes importantes n’est pas une sage décision. À ses yeux, une intégration réussie passe nécessairement par des cours de français obligatoires pour tous les nouveaux arrivants, a réitéré M. Legault. « Une chose sur laquelle le premier ministre et moi pouvons-nous entendre, c’est que l’objectif, doit être de bien intégrer les nouveaux arrivants. Mais à la différence du premier ministre, je crois qu’il faut rendre les cours de français obligatoires, alors que pour lui, ce n’est pas grave si un nouveau Québécois ne parle toujours pas le français. Le premier ministre est incapable de dire si pour lui un néo-Québécois est bien intégré s’il ne parle pas le français! » a déploré François Legault.

Rappelons que dans Le Devoir du 9 mars dernier, Philippe Couillard déclarait « on a besoin de le faire », au sujet de la hausse des seuils d’immigration à 60 000 par année.

Élection partielle : Hélène Girard met au défi son adversaire libérale de se prononcer sur la hausse des seuils d’immigration

 

 14 mars 2016

Comme le premier ministre a l’intention de hausser les seuils d’immigration avant même que se tiennent des consultations, la candidate de la Coalition Avenir Québec dans Chicoutimi, Hélène Girard, met au défi son adversaire libérale, Francyne T. Gobeil, de se prononcer publiquement sur cette idée qui ferait passer le nombre d’immigrants que le Québec accueille chaque année de 50 000 à 60 000, sans pour autant rendre obligatoire les cours d’intégration et de francisation auprès des nouveaux arrivants.

De passage à Chicoutimi pour faire campagne auprès d’Hélène Girard, la députée de Montarville, Nathalie Roy, doute fortement que Mme Gobeil soit à l’aise avec cette décision d’ajouter unilatéralement 10 000 immigrants par année, surtout si l’on se fie à la faible capacité du gouvernement à assurer leur intégration et leur francisation. « Les problèmes d’intégration des immigrants au Québec ne sont pas un mythe : en 2014, 41 % des néo-Québécois ne connaissaient pas le français à leur arrivée et pire encore, 71 % d’entre eux n’ont pas suivi de formation en français. De plus, 80 % de tous les immigrants qui arrivent au Québec n’ont pas suivi le cours de connaissance des valeurs québécoises, qui existe pourtant. La CAQ désire rendre ces cours obligatoires pour les immigrants », a-t-elle rappelé.

« Aujourd’hui, la population de Chicoutimi a le droit de savoir que pense réellement Francyne T. Gobeil de la hausse de 10 000 immigrants par année. Les électeurs ne sont pas dupes, ils ne tomberont pas aussi facilement dans le piège libéral : improviser sur des enjeux aussi sensibles, tout en taxant d’intolérants ceux qui osent poser des questions légitimes, sérieuses et nécessaires sur l’arrivée de 10 000 personnes de plus en sol québécois. C’est simple : on ne peut pas augmenter les seuils d’immigration sans que les cours de français et de connaissance des valeurs communes québécoises soient rendus obligatoires », a déclaré Hélène Girard, tout en invitant au passage son adversaire péquiste à se prononcer également.

« Dans les prochaines heures, on saura si Francyne T. Gobeil aura le courage de dire ce qu’elle pense ou si elle suivra sans broncher la ligne de parti dictée par Philippe Couillard, qui refuse de rendre ces cours obligatoires. Chicoutimi mérite une députée vocale, qui représentera fièrement les opinions de ses électeurs à Québec et non pas une députée qui représentera à Chicoutimi les opinions dictées par le bureau du premier ministre à Québec » a conclu Hélène Girard.

Philippe Couillard et l’immigration

 

 10 mars 2016

Loin de la réalité, Philippe Couillard continue d’ignorer tous les signaux et refuse d’admettre que le Québec est confronté à de sérieux problèmes de francisation des immigrants, dénonce François Legault.

Si seulement le premier ministre mettait autant d’énergie sur la lutte au décrochage et sur l’alphabétisation qu’il en met à jouer au grand moralisateur avec ses adversaires et à lancer des accusations gratuites, on parviendrait à augmenter la population active du Québec, soutient le chef de la CAQ.

« Personne dans cette chambre n’est contre l’immigration. On ne demande pas de fermer les frontières, on demande seulement de s’assurer que les immigrants qui viennent s’établir au Québec apprennent le français. Le premier ministre nous a dit que le Québec n’avait pas le choix d’augmenter les seuils d’immigration. Or, il y d’autres moyens d’augmenter notre population active. On peut mieux lutter contre le décrochage scolaire pour permettre à plus de jeunes d’avoir accès à de bons emplois. On peut travailler sur l’alphabétisation pour permettre à plus d’adultes d’avoir accès à des emplois de qualité. Le premier ministre est à la tête de la seule nation francophone en Amérique. Quand va-t-il démontrer une sensibilité à ces questions sans tomber dans les caricatures grossières? », a déclaré le chef de la CAQ.

Que Philippe Couillard le veuille ou non, les faits demeurent les mêmes, a rappelé François Legault : 41 % des nouveaux immigrants ne parlent pas français et 72 % de ces derniers ne suivent pas de cours de français. Le premier ministre ne peut plus défendre l’indéfendable. « Je ne comprends pas pourquoi le premier ministre est à ce point insensible à l’avenir de la seule nation francophone en Amérique. On ne parle pas d’intolérance, on parle d’une intégration réussie », insiste M. Legault.

Attitude dénoncée

L’attitude du premier ministre face au chef de la CAQ, François Legault est d’ailleurs fortement dénoncée par les différents chroniqueurs politique.

C’est le cas notamment de Tania Longpré, du Journal de Montréal , qui se désole de constater que pour Philippe Couillard, réfléchir au sujet de l’amélioration de l’intégration des immigrants, c’est d’être intolérant.

«Taxer quelqu’un d’intolérant est d’ailleurs l’attaque la plus facile dans ce type de dossier, lorsque nous ne pouvons pas répondre par un argument solide aux inquiétudes des autres. Je pense que pour solidifier votre position, vous êtes prêt à tomber rapidement dans de douteux amalgames alors que les questionnements de Monsieur Legault sont légitimes», déplore-t-elle.

La nouvelle politique en immigration sème l’inquiétude

 

 9 mars 2016

La Coalition Avenir Québec se dit inquiète de la nouvelle politique en immigration du gouvernement Couillard.

Le chef, François Legault, affirme que le Québec ne peut pas se permettre d’accueillir un nombre plus élevé d’immigrants qui ne parlent pas français.

«On ne peut pas se permettre, actuellement, d’avoir plus d’immigrants qui ne parlent pas français. Je vous le rappelle : 41% des immigrants actuels ne parlent pas français à l’arrivée. Et puis il y en a 71% qui ne suivent pas de cours de français. Donc, c’est un problème qu’il faut regarder de très près. On sera toujours vulnérables, en Amérique du Nord, pour protéger notre langue», critique-t-il au Journal de Montréal.

François Legault rappelle que la CAQ souhaite l’implantation de tests de français pour les immigrants.

M. Legault a également affirmé craindre des problèmes d’intégration si davantage de nouveaux arrivants sont accueillis au Québec.