Opinion

Une opposition constructive


Quand je me suis lancée en politique, ma famille et mes proches étaient inquiets en raison du cynisme de la population à l’endroit des politiciens. Il est vrai que la politique a mauvaise presse. Mais c’est parce que je croyais à une manière différente de faire de la politique que je me suis jointe à François Legault et son équipe.

Depuis sa fondation, la CAQ s’est fait un devoir d’être une opposition constructive à l’Assemblée nationale. Concrètement, cela signifie que nous nous opposons fermement au gouvernement quand ses gestes vont à l’encontre de nos valeurs et nos principes, mais que nous sommes capables de mettre des propositions sur la table quand nous croyons qu’il est possible de faire avancer des dossiers avec lui. C’est à mon avis une caractéristique qui nous distingue du Parti québécois et même du Parti libéral lorsqu’il était dans l’opposition.

Depuis notre élection, l’équipe de députés a fait preuve de rigueur dans son travail et démontré des qualités exceptionnelles. Pensons à Simon Jolin-Barrette, qui a présenté notre vision sur l’immigration. Et que dire de son travail concernant le projet de loi 37 où il a pu mettre en lumière les incohérences des deux vieux partis alors qu’ils ont voté pour le projet de cimenterie en Gaspésie, le projet le plus polluant au Québec, sans passer par le BAPE alors qu’ils se vantent d’être les meilleurs défenseurs de l’environnement. Nathalie Roy a présenté notre vision en ce qui concerne la laïcité et l’intégrisme religieux.

Benoit Charette a lui présenté un projet de réforme du mode de scrutin et de nos institutions démocratiques qui sera soumis à nos membres lors de notre prochain congrès. Il a de plus déposé un projet de loi sur les nominations partisanes qui a été appelé et débattu en chambre cette semaine. Jean-Francois Roberge est intervenu semaine après semaine dans le dossier de l’éducation et surtout en ce qui concerne la pertinence des commissions scolaires. Sylvie Roy a fait de multiples représentations concernant le scandale de l’UQTR et le ministre de l’Éducation a fini par intervenir dans ce dossier. Et je pourrais en ajouter encore.

Bien sûr, au-delà du travail parlementaire, le monde politique se vit aussi beaucoup sur le terrain. Trois élections partielles ont eu lieu pendant la dernière session. Dans Richelieu, la CAQ a chauffé le PQ dans une circonscription décrite comme étant son château fort. Nous sommes passés à 700 votes de remporter le comté. Nous sommes aussi capables de prendre acte de nos revers. Chauveau et Jean-Talon sont un incident de parcours duquel nous devrons tirer des leçons. Mais ça n’ébranle en rien nos convictions.

François Legault est à l’écoute de nos idées et ouvert à nos propositions. Il sait s’entourer et personne ne pourra jamais dire le contraire. Notre chef est capable d’humilité et n’a pas la langue de bois, même lorsque son parti subit des revers, ce qui est rare en politique. En tant que députée du comté voisin de M. Legault, je peux témoigner de l’authenticité et de la franchise de l’homme dans ses interventions publiques.

Nous sommes tous toujours aussi confiants et solidaires de notre chef. Je vous invite à consulter le site de la CAQ afin de pouvoir suivre le travail de l’ensemble de nos députés. Le travail d’opposition constructive en est un d’équipe et non d’un homme seul.