Répit pour parents d’enfants handicapés de tous âges


 Publié le 12 avril 2023

Le ministre responsable des Services sociaux, Lionel Carmant, ainsi que la députée de Soulanges et adjointe parlementaire de la ministre déléguée à la Santé et aux Aînés, Marilyne Picard, annoncent que le gouvernement investira 50 millions $ sur cinq ans afin de rehausser l’offre de services de répit pour les personnes handicapées et leur famille. Ces investissements s’inscrivent en toute continuité avec l’engagement pris par le gouvernement d’en faire plus pour les personnes vivant avec un handicap et leur famille.

Ce financement, qui représente une somme de 10 millions $ par année, permettra d’augmenter le nombre de places disponibles pour les services de répit. Ces services seront fournis principalement par les organismes communautaires afin de donner un soutien aux familles qui vivent avec un proche ayant un handicap. La somme allouée sera répartie dans l’ensemble des établissements du réseau de la santé et des services sociaux. Ces derniers pourront augmenter l’offre de manière flexible, selon leurs priorités et les besoins des personnes ayant un handicap et leur famille de leur région.

Rappelons que les services de répit donnent la possibilité aux familles et aux personnes proches aidantes d’une personne vivant avec un handicap de se reposer en la confiant à une tierce personne, dans un environnement sécuritaire. En fonction des besoins de chaque famille, le répit peut être de longue ou de courte durée, et prendre diverses formes, par exemple des activités de jour ou un hébergement temporaire de quelques jours.

« Après avoir investi dans les dernières années au chapitre de l’hébergement et des activités socioprofessionnelles pour les clientèles vivant avec une déficience physique et intellectuelle, ainsi que dans l’équilibre financier pour les familles d’accueil, le répit était vraiment le prochain jalon sur lequel on souhaitait mettre l’accent. Il faut rappeler que ces familles sont confrontées à la nécessité de devoir organiser un accompagnement de tous les instants. Un accès plus facile à des services de répit servira à maintenir le noyau familial intact le plus longtemps possible, aidera les familles à conserver un meilleur équilibre de vie et, finalement, permettra aux personnes vivant avec un handicap de vivre leur vie à part entière. »

Lionel Carmant, ministre responsable des Services sociaux

« S’occuper quotidiennement d’une personne vivant avec un handicap est un immense défi, qui demande à la fois du courage, du dévouement et des ressources immenses en énergie. Avoir un accès plus facile à des services de répit permet alors d’offrir aux proches de ces personnes une bouffée d’oxygène dont ils et elles ont grandement besoin. Nous avons à cœur de soutenir ces personnes par des mesures concrètes, avec un financement à la hauteur des besoins, que nous savons être criants dans plusieurs régions. »

Marilyne Picard, députée de Soulanges et adjointe parlementaire de la ministre déléguée à la Santé et aux Aînés

Faits saillants :

  • Ce financement s’ajoute aux efforts déjà mis en place pour consolider l’accès à des services de répit au Québec, dans le cadre d’une des mesures du Plan d’action gouvernemental pour les personnes proches aidantes.
  • L’objectif de cette mesure est d’améliorer l’accès à des services de proximité en répit pour les personnes présentant une déficience ou un trouble du spectre de l’autisme et leur famille.
  • Parmi les travaux en cours, mentionnons la recension des pratiques et des initiatives locales en matière de répit à l’échelle provinciale. Un rapport préliminaire devrait être présenté en janvier 2024.