« Le Réseau express de la Capitale, c’est une vision pour l’avenir. »


 Publié le 17 mai 2021

Le premier ministre du Québec, M. François Legault, la vice-première ministre, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Mme Geneviève Guilbault, et le ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie, M. François Bonnardel, ont dévoilé lundi la vision gouvernementale du transport collectif dans la région métropolitaine de Québec, une vision misant sur un vaste réseau de transport collectif régional, le Réseau express de la Capitale (REC). Ils en ont également profité pour dévoiler les détails du tunnel Québec-Lévis, qui comprendra notamment une voie réservée aux autobus électriques et l’aménagement de plusieurs stations de transport collectif. Ils étaient accompagnés pour l’occasion du maire de Québec, M. Régis Labeaume, ainsi que du maire de Lévis, M. Gilles Lehouillier.

Dans le cadre du REC, le gouvernement du Québec mise sur deux axes de déplacements (nord-sud et est-ouest) et la complémentarité de quatre grands projets de transport collectif qui se déploieront sur le territoire de la région métropolitaine de Québec sur un horizon de dix ans. En intégrant ces projets dans un réseau vaste comme le REC, le gouvernement met de l’avant une vision qui permettra d’optimiser les possibilités de déplacement pour les citoyennes et les citoyens de la région et de favoriser leur utilisation du transport collectif.

Tunnel Québec-Lévis

Infrastructure majeure qui bénéficiera non seulement à la région, mais également à tout l’est du Québec, le tunnel Québec-Lévis offrira un lien direct entre les deux centres-villes de même qu’un meilleur accès aux pôles d’emplois et aux grands générateurs de déplacements. Les temps de parcours seront diminués et la fluidité dans le secteur des ponts Pierre-Laporte et de Québec sera améliorée. En bouclant la boucle du réseau routier régional, le projet facilitera les déplacements des usagers de la route et de ceux du transport collectif. Le transport de marchandises sera lui aussi amélioré considérablement, puisque le nouveau lien permettra de traverser le fleuve plus à l’est, notamment via la sortie Dufferin-Montmorency.

Le tunnel sera composé d’un tube unique d’un diamètre de 19,4 mètres et sa longueur sera d’environ 8,3 kilomètres. Il reliera l’autoroute Jean-Lesage (20), à la hauteur de la route Monseigneur-Bourget, à l’autoroute Laurentienne (973), à la hauteur du boulevard Wilfrid-Hamel (secteur ExpoCité), et il comprendra une sortie vers l’autoroute Dufferin-Montmorency. Le tunnel comportera 3 voies de 3,5 mètres par direction. Ces voies seront superposées. Une gestion dynamique des voies sera mise en place pour permettre d’adapter, au besoin, leur attribution.

La composante consacrée au transport collectif dans le cadre de ce projet est majeure et constituera l’axe de déplacements nord-sud du REC. En plus de prévoir une voie réservée aux autobus électriques dans chaque direction, le tunnel sera doté de stations de correspondance : deux permettront une connexion avec le tramway de Québec (stations colline Parlementaire et Jean-Paul-L’Allier), tandis que les stations situées aux terminus nord et sud permettront des correspondances avec les autobus qui circuleront sur les voies réservées prévues dans les projets de desserte des banlieues de Québec (vers Lebourgneuf ou Charlesbourg) et de la Rive-Sud (boulevard Guillaume-Couture).

Le projet comporte également de nombreux avantages sur le plan de la sécurité, d’une part parce qu’il permettra le passage rapide de véhicules d’urgence entre les deux rives en cas de congestion à la tête des ponts, d’autre part parce qu’il permettra des déplacements à l’abri des événements météorologiques qui affligent parfois la circulation sur les ponts actuels.

La réalisation du tunnel, dont le coût de construction est estimé entre 6 G$ et 7 G$, s’échelonnera sur un horizon de 10 ans et fera l’objet prochainement d’une demande de financement officielle auprès du gouvernement fédéral. Comme pour tous les projets majeurs d’infrastructure, le coût total comprend le coût de construction auquel s’ajoutent des réserves et d’autres frais qui ne peuvent être connus de façon plus précise qu’à l’étape du dossier d’affaires. À ce stade-ci du projet, la marge d’incertitude pour ces frais demeure donc élevée. Le ministère des Transports estime que le montant associé à ces réserves et frais se situera entre 10 % et 35 % du coût de construction.

Les travaux préparatoires débuteront en 2022 et le dossier d’affaires doit être finalisé en 2025.

Tramway de Québec

Constituant l’axe de déplacements est-ouest du REC, une ligne de tramway de près de 20 kilomètres sera construite au cours des prochaines années dans la ville de Québec. Sa mise en service est prévue en 2027. Le gouvernement du Québec a travaillé de concert avec la Ville de Québec et des experts indépendants pour définir un tracé optimisé qui répondra à la demande en transport.

Le tramway entamera son parcours à l’ouest, dans le secteur de Cap-Rouge, et desservira le secteur de Sainte-Foy, qui comprend de grands générateurs de déplacements. Il poursuivra son trajet en passant par la colline Parlementaire, véritable point de convergence du REC non seulement grâce à sa connexion au tunnel Québec-Lévis, mais également à la station Jean-Paul-L’Allier, dans le secteur de Saint-Roch. Le tracé se terminera à l’est, dans le secteur D’Estimauville, qui comprend le cégep Limoilou, l’hôpital de l’Enfant-Jésus et la future Zone d’innovation Littoral Est.

Le secteur situé à l’ouest, au terminus Le Gendre, fera l’objet d’un aménagement axé sur l’innovation qui sera planifié conjointement par la Ville de Québec et le gouvernement du Québec. Le site, actuellement moins densifié, offre des milieux naturels et un potentiel de développement important, en plus de l’espace suffisant pour accueillir les installations du centre d’entretien et d’exploitation du tramway.

Le projet bénéficie d’un investissement de 3,365 G$ de la part du gouvernement du Québec, du gouvernement fédéral et de la Ville de Québec.

Desserte des banlieues de Québec

Misant sur la complémentarité des différents projets de transport collectif de la région métropolitaine de Québec, le REC intégrera un important projet de voies réservées pour mieux desservir les banlieues de Québec, accroître le transfert modal en faveur du transport collectif et faciliter les déplacements en partance de la Rive-Sud ou vers celle-ci, via le tunnel Québec-Lévis.

Déployées sur plus de 100 kilomètres, ces voies réservées cibleront non seulement les principaux axes routiers de la région, dont les autoroutes Félix-Leclerc, Henri-IV, Robert-Bourassa et Laurentienne, mais également des routes municipales comme le boulevard Pierre-Bertrand et la 1re Avenue.

Des stationnements incitatifs seront construits afin de soutenir ce nouveau réseau et d’amener le plus de personnes possible à utiliser le transport collectif. La localisation finale et le volume de ces stationnements incitatifs feront l’objet d’analyses au cours des prochains mois.

Les voies réservées se déploieront sur les axes où les épisodes de congestion sont les plus fréquents. Les temps de déplacement seront significativement diminués. Ainsi, le recours aux bus électriques qui circuleront sur ces voies deviendra une option très attrayante pour les citoyennes et les citoyens de secteurs où la voiture était jusqu’à maintenant le seul moyen de transport envisageable. Toutefois, puisque la réalité quotidienne de plusieurs ne permet pas toujours l’utilisation du transport en commun, aucune voie ne sera retirée aux automobilistes.

La réalisation des tronçons ciblés représente un investissement estimé à 844 M$. L’échéancier de réalisation des voies réservées de même que l’emplacement et la superficie des stationnements incitatifs qui font partie de ce projet seront précisés une fois la planification terminée.

Desserte de la Rive-Sud

Dans le cadre du REC, une interconnexion optimale des réseaux de transport en commun de Québec et de Lévis est prévue.

Des mesures préférentielles seront aménagées dans le secteur au nord des ponts jusqu’au pôle d’échanges de Sainte-Foy afin que les usagers de la Rive-Sud puissent effectuer une correspondance efficace avec la ligne de tramway. L’objectif est d’assurer la mise en service de ces aménagements en même temps que celle du tramway. Un appel d’offres sera publié dans les prochaines semaines pour la réalisation de l’avant-projet définitif ainsi que des plans et devis des interventions liées à l’interconnexion des réseaux de transport en commun de Québec et de Lévis à l’approche nord des ponts.

L’implantation de voies réservées et d’une piste multifonctionnelle sur le boulevard Guillaume-Couture, dans les secteurs des principaux générateurs de déplacements, soit le secteur Saint-Romuald (entre le chemin du Sault et la rue de Mercure) et le secteur Lévis (entre la route du Président-Kennedy et la rue Saint-Omer), est également prévue dans le cadre du REC.

Ces mesures permettront d’accroître la fiabilité des services offerts aux usagers du transport en commun, en plus d’améliorer les temps de déplacement et les conditions de circulation sur le boulevard Guillaume-Couture.

La Société de transport de Lévis travaille à la préparation du projet. Un dossier d’affaires sera déposé au gouvernement prochainement. La mise en service des mesures préférentielles est prévue en 2025. Ce projet représente un investissement de 87,9 M$. Le financement sera assuré par les gouvernements du Québec et du Canada ainsi que par la Ville de Lévis.

« Un important rattrapage se devait d’être fait dans la grande région de Québec en matière de transport collectif. C’est ce à quoi s’est affairé notre gouvernement depuis deux ans et demi, et aujourd’hui, on livre la marchandise avec notre vision du Réseau express de la Capitale. En plus, on confirme aujourd’hui les détails du tunnel Québec-Lévis, un projet qui comprendra une importante composante de transport collectif électrifié en plus de permettre enfin de boucler la boucle du réseau routier régional. Le tunnel va profiter à l’ensemble des usagers de la route, y compris pour le transport de marchandises, pour tout l’est du Québec. »

François Legault, premier ministre du Québec

« Aucun autre gouvernement n’en a jamais fait autant pour le transport dans la région métropolitaine de Québec. Il faut dire qu’on a un rattrapage à faire ici en matière de transport collectif. Les gens de la grande région de Québec méritent qu’on en fasse plus. En campagne électorale, on s’était engagés à construire le tramway et le troisième lien, alors que certains ont voulu opposer ces deux projets. Pour nous, ces deux projets sont complémentaires, et on le démontre hors de tout doute aujourd’hui. Le Réseau express de la Capitale, c’est une vision pour l’avenir. »

« Dans le cadre du Réseau express de la Capitale, le gouvernement du Québec mise sur deux axes de déplacements, soit nord-sud et est-ouest, et sur la complémentarité de quatre grands projets de transport collectif qui se déploieront sur un horizon de dix ans. Les gens de la région métropolitaine de Québec pourront se déplacer plus facilement et surtout plus rapidement, qu’ils résident au centre-ville ou en banlieue, sur la Rive-Nord ou la Rive-Sud. La vision du REC en est une pour les 100 prochaines années. La grande région de Québec a été négligée par les gouvernements précédents. Ce rattrapage que nous faisons aujourd’hui était nécessaire. »

François Bonnardel, ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie

« C’est toute la région de la Capitale-Nationale qui ressort gagnante avec le Réseau express de la Capitale. Pour les automobilistes, les effets seront aussi positifs, d’abord parce qu’une meilleure offre de transport en commun devrait réduire le nombre d’autos sur les routes, et donc réduire la congestion, et aussi parce que le nouveau tunnel Québec-Lévis va améliorer la mobilité de toute la région et de tout l’est du Québec, non seulement pour les gens qui se rendent au travail ou dans les établissements d’enseignement, mais aussi pour le transport de marchandises et les véhicules d’urgence.

Comme ministre de la Sécurité publique, je peux seulement me réjouir qu’on améliore l’accès aux deux rives des ambulanciers, des pompiers, des policiers. Avec le tunnel Québec-Lévis, on ne verra plus de véhicule d’urgence coincé sur une rive en attendant que les ponts rouvrent, pendant qu’il y a une urgence de l’autre bord du fleuve. On va enfin corriger cette erreur historique. »

Geneviève Guilbault, vice-première ministre, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale

« Le concept de mobilité durable ne s’appuie pas sur une solution unique. C’est la conjugaison de plusieurs actions réfléchies autour d’un même objectif qui fait du concept un succès. Aujourd’hui, le gouvernement du Québec et la Ville de Québec partagent le même objectif, soit d’offrir aux citoyennes et aux citoyens des conditions de mobilité améliorées et diversifiées, qui s’appuient sur une colonne vertébrale solide : un tramway moderne, 100 % électrique, fiable, rapide et confortable. »

Régis Labeaume, maire de Québec

« En agençant en parfaite harmonie les divers modes de transport, ce que le gouvernement du Québec offre à nos collectivités, c’est plus qu’un tramway, c’est plus qu’un tunnel Québec-Lévis, c’est un harmonieux plan de mobilité durable porteur d’avenir pour les 100 prochaines années. Ce plan intégré présenté viendra cimenter le consensus des populations régionales autour de ce magnifique projet. »

Gilles Lehouillier, maire de Lévis

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