Des mesures concrètes pour combattre le racisme


 Publié le 14 décembre 2020

Coprésidé par la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration et ministre responsable de la région des Laurentides, Nadine Girault, ainsi que par le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, le Groupe d’action contre le racisme a dévoilé aujourd’hui son rapport « Le racisme au Québec : tolérance zéro ».

En plus des deux coprésidents, le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, le député d’Ungava, Denis Lamothe, la députée de Mirabel, Sylvie D’Amours, le député de Sainte-Rose, Christopher Skeete, ainsi que la députée de Lotbinière-Frontenac, Isabelle Lecours, signent le rapport qui est déposé aujourd’hui.

Le Groupe a retenu des actions concrètes afin de s’attaquer rapidement au problème du racisme au Québec pour ainsi produire des effets tangibles à court terme et à long terme dans divers secteurs, tels que l’emploi, la sécurité publique, le logement, l’éducation et la justice, en tenant compte des réalités particulières que vivent les personnes issues de minorités visibles et des communautés autochtones.

Parmi les actions préconisées par le Groupe d’action contre le racisme dans son rapport, mentionnons notamment la mise en place de différentes actions pour mettre fin aux cas de discrimination policière. Le Groupe propose également le lancement d’une campagne nationale de sensibilisation contre le racisme ainsi que des formations continues à l’attention notamment des corps policiers et des employés de la fonction publique. Le Groupe souligne par ailleurs l’importance de l’éducation des jeunes à la question du racisme et à la discrimination tout au long de leur parcours scolaire, et ce, grâce à différents programmes offerts par le réseau scolaire primaire et secondaire. Afin d’assurer la coordination et le suivi de l’ensemble de ces mesures, le Groupe recommande aussi la nomination d’un ou d’une ministre responsable de la lutte contre le racisme.

En outre, sensible aux réalités propres des communautés autochtones, le Groupe propose également certaines actions qui visent expressément à combattre le racisme et la discrimination envers ces dernières.

ans la foulée du rapport, le gouvernement du Québec poursuivra son travail de collaboration avec les organismes de la société civile et des groupes autochtones qui œuvrent au respect et à l’avancement des droits de tous les Québécois et réitère sa volonté de répondre aux besoins des personnes et groupes qu’ils représentent.

Le choix de ces actions est le fruit de la réflexion qu’ont menée les membres du Groupe sur l’enjeu du racisme et sur les moyens les plus efficaces à privilégier pour prévenir et contrer ses manifestations. Cette réflexion s’est nourrie, depuis juin dernier, d’échanges avec des experts, des organisations autochtones, des représentants d’organismes de la société civile et de la collaboration de nombreux ministères et organismes gouvernementaux. De plus, elle a pris appui sur plusieurs mémoires soumis et sur l’analyse de recommandations émanant de divers rapports publiés au cours des dernières années sur des questions relatives au racisme.

« Nous sommes fiers de présenter des actions concrètes qui changeront véritablement la donne à court et à long terme. Le Québec est une société accueillante, engagée pour les droits de la personne ici comme à l’étranger. L’heure n’est plus aux discours, mais à l’action et à la mobilisation. Travaillons ensemble à concrétiser cet idéal d’un Québec encore meilleur : Un Québec sans racisme! »

Nadine Girault, ministre des Relations internationales et de la Francophonie et ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration et ministre responsable des Laurentides

« Je suis particulièrement heureux que notre groupe exige une action concrète pour contrer le profilage racial. Pour en avoir été victime et pour avoir entendu plusieurs témoignages, il était essentiel pour nous de s’attaquer à cette situation totalement inacceptable. Le Québec est une société ouverte et accueillante pour tous et les interpellations aléatoires basées sur les origines ethniques d’une personne n’ont pas leur place au Québec. »

Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux

« Le Groupe d’action contre le racisme a aussi été amené à contribuer aux réponses à apporter aux recommandations des deux commissions d’enquête (CERN et ENFFADA) et au plan d’action de l’APNQL sur le racisme et la discrimination envers les Autochtones. Il est primordial, pour le gouvernement du Québec, d’assurer aux Autochtones des services adaptés à leur réalité et de combattre le racisme et la discrimination qui subsistent encore à leur endroit. »

Ian Lafrenière, ministre responsable des Affaires autochtones

« La reconnaissance des diplômes étrangers est un problème décrié depuis trop longtemps au Québec. Vous trouverez dans ce rapport une volonté réelle d’y apporter un changement qui répondra à un enjeu social important. Je suis extrêmement fier des actions retenues au terme de nos rencontres. C’est un grand pas vers l’avant pour la lutte contre le racisme au Québec. »

Christopher Skeete, député de Sainte-Rose et adjoint parlementaire du premier ministre pour les relations avec les Québécois d’expression anglaise

« Je suis particulièrement fière que notre gouvernement passe à l’action pour lutter contre le racisme en proposant des mesures qui contribueront à rendre le Québec plus juste. En tant que citoyens, nous avons tous un rôle important à jouer, chaque geste compte. »

Isabelle Lecours, députée de Lotbinière-Frontenac

« Notre groupe d’action a pris très au sérieux le mandat confié par le premier ministre. Nous avons accompli un travail rigoureux. Nous avons rencontré plusieurs groupes, experts ainsi que membres des communautés autochtones. Tous ces gens nous ont fortement inspirés pour la rédaction de ce rapport, en plus d’avoir eu accès à de nombreux rapports et mémoires déposés dans les années antérieures ».

Denis Lamothe, député d’Ungava, adjoint parlementaire du ministre responsable des Affaires autochtones et adjoint parlementaire du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs (volets faune et parcs)

« Il n’y a pas de place pour le racisme au Québec, et il n’y en a jamais eu. Je suis heureuse que notre gouvernement agisse dans ce dossier, puisque aucun humain ne mérite d’être discriminé en fonction de sa nationalité ou de son groupe ethnique. Il est temps de faire bouger les choses avec des actions concrètes débutant par de la formation continue pour les corps policiers et les employés de la fonction publique. Nous avons un mandat clair et précis : éliminer le racisme au Québec et, ensemble, nous y arriverons. »

Sylvie D’Amours, députée de Mirabel

Faits saillants :

  • Le 15 juin dernier, le premier ministre du Québec, François Legault, a annoncé la création du Groupe d’action contre le racisme (GACR). La mise sur pied de ce groupe s’inscrit dans le contexte des manifestations partout dans le monde après la mort tragique de George Floyd à Minneapolis, aux États-Unis.
  • Le Groupe avait comme mandat d’annoncer au cours de l’automne 2020 une série d’actions efficaces afin de lutter contre le racisme, notamment en déterminant les secteurs nécessitant prioritairement des mesures en ce sens (sécurité publique, justice, milieu scolaire, logement, emploi, etc.).
  • Le rapport du GACR est disponible à cette adresse : https://www.quebec.ca/gouv/politiques-orientations/groupe-action-contre-racisme/