Jeunesse

Exploitation sexuelle : Un projet de loi pour faire reconnaître les victimes


En bref, selon la CAQ :

  • Plus de 1 300 proxénètes sont répertoriés au Québec et Montréal est la plaque tournante de la prostitution au Canada
  • Les victimes de tels actes doivent être reconnues par la loi et ne doivent pas avoir à se battre pour se faire reconnaître comme tel
  • La ministre Vallée ne s’est pas engagée à adopter ce projet de loi, jeudi, qui pourtant tient en un seul et unique article.


Exploitation sexuelle : Un projet de loi pour faire reconnaître les victimes

La porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière de condition féminine, Lise Lavallée, a déposé le projet de loi 1194, jeudi, et demandé formellement à la ministre Stéphanie Vallée de le faire adopter avant la fin de la session parlementaire. Ce projet de loi vise à faire reconnaître les victimes d’exploitation sexuelle et de traite de personnes dans la loi actuelle sur l’indemnisation des victimes d’actes criminels.

Madame Lavallée a notamment fait valoir à la ministre libérale que la liste des séquelles chez ces femmes victimes d’exploitation sexuelle est longue : stérilité chez les jeunes filles d’âge mineur, troubles de santé mentale, état de stress post-traumatique, toxicomanie, un taux de mortalité nettement plus élevé que la moyenne nationale, et plus encore.

Le projet de loi de la députée de Repentigny ne tient qu’en un seul et unique article. Pourtant, la ministre Vallée ne s’est pas engagée à l’adopter, lors de la période de questions, alors que cet article fait consensus non seulement auprès de l’Assemblée nationale, mais également auprès de tous les organismes qui travaillent aux côtés des victimes, de même que les victimes elles-mêmes. Ce seul article peut changer des vies.

Citations :

« C’est plus qu’un projet de loi que j’ai déposé ce matin, c’est une reconnaissance de la réalité de ces femmes et de la violence qu’elles ont subie. Il est primordial que les femmes qui réussissent à se sortir d’un tel enfer n’aient pas un deuxième combat à affronter : celui de se faire reconnaître comme une réelle victime aux yeux de la loi.Ce projet de loi devrait être considéré au-delà de toute partisanerie.»

– Lise Lavallée

députée de Repentigny, porte-parole de la CAQ en matière de condition féminine