Période des questions : La CAQ souligne le festival de l’improvisation libérale


 Publié le 1 décembre 2017

À l’occasion de la période des questions, la Coalition Avenir Québec a tenu à souligner comme il se doit le festival de l’improvisation libérale qui a eu lieu tout au long de la semaine.

Pour une deuxième journée de suite, Philippe Couillard a été incapable de dire le projet de lien rapide qu’il priorisera pour relier Montréal et Québec. Alors que le Train grande fréquence (TGF), appuyé par le milieu des affaires, est présentement étudié par Ottawa, Philippe Couillard a déclaré dimanche dernier : « Je n’ai pas le goût de remplacer un train par un autre train ». Cinq jours plus tard, c’est toujours la confusion totale partout au Québec, a dénoncé le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault.

Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, dépense 1,2 million de dollars payés à même l’argent des contribuables pour vanter des programmes qu’il n’implante qu’à moitié dans les écoles, a déclaré le porte-parole de la CAQ en matière d’éducation, Jean-François Roberge. Alors que des écoles songent à couper les récréations extérieures l’après-midi, Sébastien Proulx s’en lave les mains. La CAQ s’engage à garantir 40 minutes de récréation, et ce, dans toutes les écoles primaires du Québec.

Le député d’Arthabaska, Éric Lefebvre, a quant à lui démontré l’échec du programme Québec Branché instauré par la ministre Dominique Anglade, qui a pour but de doter les municipalités d’Internet haute vitesse. En raison des délais trop courts imposés par Québec, plusieurs d’entre elles n’ont tout simplement pas le temps de s’organiser pour déposer un projet. Dominique Anglade dit carrément aux Québécois des régions qu’ils ne méritent pas tous Internet, a lancé M. Lefebvre.

Dans le dossier des clauses de disparité de traitement, on se croirait dans une ligue d’improvisation, a ironisé pour sa part le critique caquiste en matière de travail, Marc Picard. Alors que Philippe Couillard fermait la porte à double tour l’abolition complète des « clauses orphelins » le weekend dernier, la ministre Dominique Vien s’est enfin engagée à mettre fin à cette iniquité, par l’adoption d’un projet de loi d’ici juin 2018.