Éducation

Formation préparatoire au travail : Une voie de garage forcée pour des jeunes en difficulté, dénonce la CAQ


En bref, selon la CAQ :

  • Trop de jeunes sont placés dans un programme de Formation préparatoire au travail contre leur volonté ou celle de leurs parents
  • Sébastien Proulx doit intervenir et stopper cet excès de zèle des commissions scolaires
  • Nos jeunes en difficulté âgés entre 15 et 18 ans doivent disposer de toutes les ressources nécessaires pour aller au bout de leurs rêves
  • Des jeunes et représentants d’organismes ont accepté de témoigner de leur expérience personnelle et de dénoncer cette dérive du réseau de l’éducation


Formation préparatoire au travail : Une voie de garage forcée pour des jeunes en difficulté, dénonce la CAQ

Accompagné de plusieurs jeunes venus jusqu’à Québec pour témoigner, le porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière d’éducation, Jean-François Roberge, demande au ministre Sébastien Proulx d’agir et de faire en sorte que plus aucun jeune ne puisse être placé dans un programme de Formation préparatoire au travail (FPT) contre sa volonté ou celle de ses parents.

Bien qu’il s’avère pertinent pour certains jeunes aux prises avec des difficultés, le programme FPT est actuellement imposé de force à des étudiants qui ne souhaitent pas s’y retrouver. Selon le caquiste Jean-François Roberge, la FPT est malheureusement devenue la voie de garage du réseau de l’éducation, alors que ces jeunes âgés entre 15 et 18 ans y voient un obstacle à leur avenir académique et professionnel.

Le député de Chambly a invité Sébastien Proulx à rappeler à l’ordre les commissions scolaires en émettant immédiatement une directive stipulant clairement qu’un jeune qui ne souhaite pas suivre une FPT ne devrait pas être contraint de le faire. M. Roberge a souligné que les conséquences sont trop importantes. En effet, une fois le programme entamé, il n’y a aucun retour possible vers le parcours régulier. De plus, un certificat en FPT n’a que très peu de valeur sur le marché du travail.

Il est temps de mettre fin à cette dérive du réseau de l’éducation et de faire respecter la Loi sur l’instruction publique, qui prévoit pourtant le libre choix aux étudiants.

Citations :

« Les témoignages que nous avons reçus sont troublants. Tous les jeunes rencontrés ont été forcés vers la FPT sans qu’aucune autre possibilité ne leur soit offerte. Ils sont enfermés dans un programme qu’ils n’ont pas choisi. Trop de jeunes qui pourraient, s’ils étaient appuyés par des professionnels, obtenir leur DES ou DEP se retrouvent dans ce parcours scolaire parallèle sans issue. À 15 ans, on les prive de leur rêve et de leur avenir »

 

« Ce recours à la FPT pour les élèves en difficulté d’apprentissage est une véritable dérive de notre système d’éducation et une entorse à la loi. La FPT devrait s’adresser aux élèves et aux parents qui en font la demande. Point final. Le ministre Sébastien Proulx doit agir, et rapidement, pour mettre fin à cette injustice »

 

– Jean-François Roberge
député de Chambly, porte-parole de la CAQ en matière d’éducation