Gestion de l’administration gouvernementale : Philippe Couillard est en plein déni


 Publié le 18 octobre 2017

Philippe Couillard ne s’en rend pas compte, mais le Québec a besoin d’un grand changement dans la gestion de l’administration publique, en commençant par les ministères délinquants qui naviguent sans plan stratégique depuis plusieurs années, a insisté le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault.

Le chef de la CAQ a vivement dénoncé le laisser-aller libéral des 15 dernières années, étalé dans un reportage du magazine L’actualité. En effet, plusieurs ministères d’importance capitale, comme celui des Transports, de l’Éducation, de l’Environnement et de la Culture, gèrent une bonne partie de ses ressources dans le brouillard, sans boussole, sans indicateurs de performance, sans plans stratégiques efficaces pour vérifier si l’argent des contribuables est dépensé à bon escient. Le nouveau Président du Conseil du Trésor, Pierre Arcand, l’a d’ailleurs reconnu mardi, en affirmant qu’« on part de quand même d’assez loin » et que « pendant des années, il n’y a pas eu de contrôle efficace ».

Le chef caquiste a fait la promesse solennelle de procéder à un véritable changement de culture au sein de l’État québécois, dès octobre 2018. Tout d’abord, les nominations partisanes cesseront et seules les personnes compétentes seront nommées et conservées à des postes clés, peu importe leur allégeance politique. Ensuite, la CAQ adoptera une loi pour rendre les sous-ministres et les hauts dirigeants des organismes publics imputables de leurs gestes et décisions.