Santé

Centre d’injection supervisé proche d’une école : Les vieux partis bloquent une motion de la CAQ


En bref, selon la CAQ :

  • Le gouvernement libéral et le Parti Québécois ont fait front commun pour empêcher l’adoption d’une motion visant à assurer la sécurité des enfants
  • Les centres d’injection supervisés ont leur raison d’être, mais les toxicomanes doivent être le plus loin possibles de nos enfants


Centre d’injection supervisé proche d’une école : Les vieux partis bloquent une motion de la CAQ

Jean-François Roberge et Lise Lavallée de la Coalition Avenir Québec s’inquiètent gravement de l’implantation prochaine d’un centre d’injection supervisé à moins de 200 mètres d’une école primaire à Montréal. Qu’un enfant puisse se rendre à l’école à pied en croisant sur son chemin des toxicomanes est inacceptable, ont soutenu les députés caquistes.

Le Parti libéral et le Parti québécois ont bloqué une motion de la CAQ, déposée à l’Assemblée nationale, réclamant du gouvernement Couillard qu’il fixe une distance minimale acceptable afin d’empêcher qu’un tel centre ait le droit de s’établir aux abords d’une école, d’un centre de la petite enfance ou d’un service de garde.

Il faut combattre la toxicomanie, mais cette lutte doit se tenir loin de nos enfants, a souligné Jean-François Roberge, porte-parole caquiste en matière d’éducation. Selon lui, on ne peut pas d’un côté faire des pieds et des mains pour sortir la drogue de nos cours d’école, mais de l’autre tolérer que de tels centres soient installés à proximité de celles-ci. Pour sa collègue Lise Lavallée, porte-parole en matière de santé publique, il est important pour les familles qui s’établissent proches des écoles puissent voir leurs enfants grandir dans un environnement sécuritaire et paisible.

Citations :

« Les toxicomanes doivent être le plus loin possible de nos écoles et de nos garderies. Un centre d’injection à 200 mètres, c’est pratiquement dans la cour d’école ! Comme père de deux jeunes filles, je suis scandalisé. Je pense à tous les pères et les mères de famille qui devront envoyer leur enfant à l’école le matin, en sachant qu’il est possible pour eux de croiser une personne intoxiquée. On ne connaît pas l’état des personnes qui entreront et qui sortiront de ce centre. Il faut assurer la sécurité de nos enfants »

 

– Jean-François Roberge
député de Chambly, porte-parole de la CAQ en matière d’éducation

 

« Oui il faut combattre la toxicomanie, mais loin de nos enfants. Main dans la main, les libéraux et les péquistes ont refusé notre motion pour assurer une distance minimale entre un centre d’injection supervisé et toute école, tout centre de la petite enfance ou service de garde. Il faut garantir un environnement sain et sécuritaire à nos enfants. Une fois de plus, les deux vieux partis démontrent à quel point ils sont déconnectés des préoccupations des familles du Québec »

 

– Lise Lavallée
députée de Repentigny, porte-parole de la CAQ en matière de santé publique