Éducation

Éducation : La CAQ demande une directive ministérielle pour mettre fin au phénomène des notes gonflées


En bref, selon la CAQ :

  • Le ministre Sébastien Proulx doit envoyer rapidement une directive ministérielle aux commissions scolaires pour que cesse immédiatement la pratique des notes gonflées
  • Ce phénomène met à mal tout le système d’éducation : non seulement les jeunes accèdent aux classes supérieures sans les connaissances de base requises, mais c’est l’autonomie et l’expertise des enseignants qui sont bafouées


Éducation : La CAQ demande une directive ministérielle pour mettre fin au phénomène des notes gonflées

Le cirque a assez duré, a tonné le porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière d’éducation, Jean-François Roberge, après avoir consulté les résultats d’un sondage réalisé auprès d’enseignants sur l’enjeu des notes gonflées.

À la veille des examens ministériels et de fins d’années, Jean-François Roberge exige du ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, qu’il mette ses culottes en posant deux gestes forts : mettre fin immédiatement au gonflage des notes aux examens ministériels (58 et 59 % montés à 60 %) et envoyer une directive ministérielle à tous les acteurs du réseau pour que cesse immédiatement le phénomène démontré des notes gonflées et falsifiées.

Pour le député de Chambly, les professeurs doivent être les seuls maîtres pour décider des notes de leurs élèves. Cela relève de leur autonomie professionnelle.

Citations :

« Aujourd’hui, on vient de nous servir la cerise sur le sundae. Le ministre de l’Éducation doit sortir du déni, reconnaître que la situation est grave et agir enfin. Il est inacceptable que les enseignants subissent des pressions pour gonfler les notes de leurs élèves. Quand on dit que le système d’éducation au Québec va mal, il n’y a pas meilleur exemple. Sébastien Proulx ne peut pas rester de marbre face à cette réalité. Il doit condamner et interdire formellement cette pratique »

 

« Une des conclusions les plus choquantes de ce sondage est la raison principale pour laquelle on modifie les résultats des élèves : on ne veut pas qu’ils vivent d’échecs. Plutôt que de les aider à réussir, on abaisse les exigences. Voilà les valeurs qu’on inculque à nos jeunes dans les écoles ! Je n’en reviens pas. Les pères et les mères de famille dont l’enfant est en difficulté d’apprentissage ne souhaitent pas qu’on maquille la vérité, ils souhaitent qu’on aide leur enfant à réussir pour vrai. La falsification des notes n’est pas une avenue. Les notes gonflées doivent cesser une fois pour toutes »

 

– Jean-François Roberge
député de Chambly, porte-parole de la CAQ en matière d’éducation