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Écoute électronique : Philippe Couillard contredit par le témoignage sous serment d'un lieutenant de la SQ


En bref, selon la CAQ :

  • Une déclaration sous serment d’un officier de la Sûreté du Québec fait état d’une immunité accordée aux élus pour l’écoute électronique dans le cadre de l’opération Dilligence
  • Cette déclaration contredit totalement les propos de Philippe Couillard et Martin Coiteux qui continuent de nier l’existence d’une telle immunité
  • Selon l’affidavit, des « cartables » auraient même été créés et les conversations touchant des élus y étaient classées « par nom de dignitaire »
  • Le gouvernement devrait dévoiler quels élus ont été protégés et qui savait qu’ils bénéficiaient d’une immunité


Écoute électronique : Philippe Couillard contredit par le témoignage sous serment d’un lieutenant de la SQ

Le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, a dévoilé en chambre des extraits d’une déclaration sous serment du lieutenant Patrick Duclos, de la Sûreté du Québec. Ce témoignage démontre que les élus libéraux ont bénéficié d’une immunité diplomatique dans le cadre de l’écoute électronique effectuée lors de l’opération Diligence. On y apprend même que la SQ disposait les transcriptions concernant les élus dans des cartables classés par nom de dignitaire.

En chambre, les députés André Spénard et Simon Jolin-Barrette ont également tenté de savoir quels élus ont été ainsi protégés et qui savait qu’ils bénéficiaient de cette immunité. Mais autant le premier ministre, Philippe Couillard, que le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, ont continué à nier l’existence d’une immunité diplomatique pour les politiciens et à contredire le témoignage assermenté du lieutenant Duclos.

Citations :

« Le premier ministre semble trouver normal que le gouvernement soit informé d’une enquête de la police. Dans l’affidavit, c’est écrit noir sur blanc que le lieutenant de la SQ a informé le gouvernement libéral qu’il y avait de l’écoute électronique concernant Michel Arsenault. On a voulu protéger Jean Charest. Pourquoi ? Est-ce que Philippe Couillard trouve normal que la police protège les libéraux ? »

 

– François Legault
député de L’Assomption, chef de la CAQ

 

« Dans son affidavit, Patrick Duclos mentionne que “d’autres personnes avaient accès aux conversations, décrites comme limitatives”. De qui s’agit-il ? On apprend aussi que le directeur général adjoint de la SQ, Steven Chabot “avait informé le gouvernement de l’écoute électronique sur Michel Arsenault, cela avait pour but de protéger le premier ministre”. Martin Coiteux est le boss de la police. Il doit identifier qui à la SQ a informé le gouvernement de l’écoute électronique et qui a autorisé cette immunité »

 

– André Spénard
député de Beauce-Nord, porte-parole de la CAQ en matière de sécurité publique