Intégrité

Élus immunisés contre l'écoute électronique : La CAQ veut des noms


En bref, selon la CAQ :

  • Il est troublant que la police enquête sur le crime organisé, se rapproche de politiciens libéraux et décide de fermer les yeux;
  • Les faits évoqués par l’inspecteur de la Sûreté du Québec sont extrêmement graves et nécessitent des réponses immédiates du gouvernement libéral;
  • Les libéraux et les péquistes doivent dévoiler qui, au sein de leurs gouvernements, était au courant de cette « immunité diplomatique » et depuis quand;
  • Le ministre Coiteux doit vérifier qui, à la Sûreté du Québec, a pris cette décision de restreindre les écoutes des élus et nous dire que fait cette personne aujourd’hui.


Élus immunisés contre l’écoute électronique : La CAQ veut des noms

Le document judiciaire rendu public vendredi par la Cour du Québec en lien avec l’enquête Diligence est une véritable bombe, a qualifié le porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière de justice, Simon Jolin-Barrette, qui réclame des explications immédiates de la part du gouvernement libéral de Philippe Couillard.

Pour la CAQ, il faut faire toute la lumière sur cette « immunité diplomatique » accordée à des politiciens qui discutaient avec des individus sous écoute, comme l’ex-président de la FTQ, Michel Arsenault.

 

Citations :

« Si on résume les faits : la police enquête sur le crime organisé, elle tombe sur des libéraux, puis elle décide de fermer les yeux. C’est incroyable! Philippe Couillard a la responsabilité de nous dire qui savait quoi et depuis quand au sein du gouvernement libéral. »

– Simon Jolin-Barrette
député de Borduas, porte-parole de la CAQ en matière de justice

« Il est préoccupant de constater que des policiers ont jugé qu’il fallait protéger Jean Charest contre d’éventuels pièges tendus par Michel Arsenault, dans le cadre d’une enquête visant le crime organisé. En quoi le fait de ne pas entendre ces conversations éviterait à l’ancien chef du Parti libéral de tomber dans un piège de M. Arsenault? »

– Nathalie Roy
députée de Montarville, porte-parole de la CAQ en matière d’intégrité

« Martin Coiteux doit nous dire qui au sein de la Sûreté du Québec a pris la décision que des politiciens bénéficieraient de cette immunité. Où est rendu cette personne en ce moment dans l’appareil gouvernemental ? J’aimerais aussi entendre Stéphane Bergeron sur cette affaire. Il a été ministre de la Sécurité publique pendant 18 mois et c’est lui qui a déclenché une enquête sur les sources journalistiques. Avait-il été mis au courant de cette immunité? »

– André Spénard
député de Beauce-Nord, porte-parole de la CAQ en matière de sécurité publique