Transport

Laurent Lessard souhaite que les gens abandonnent leur voiture pour prendre le SRB


Laurent Lessard souhaite que les gens abandonnent leur voiture pour prendre le SRB

Les députés de Lévis et de La Peltrie pour la Coalition Avenir Québec, François Paradis et Éric Caire, ont fortement dénoncé le ministre libéral des Transports, Laurent Lessard, qui a maintenant pour objectif de convaincre les citoyens d’abandonner leur voiture au profit d’un hypothétique Système Rapide par Bus (SRB).

Alors que les députés du parti de François Legault profitaient de la période des questions à l’Assemblée nationale, jeudi, afin de demander au gouvernement d’annoncer la mise en place d’un bureau de projet sur le 3e lien dans son prochain budget, le ministre libéral Laurent Lessard a dévoilé le véritable objectif du Parti libéral du Québec dans le dossier de la congestion routière à Québec et Lévis.

« Le chat est sorti du sac. Tous ces beaux discours selon lesquels les libéraux étaient enfin sensibilisés à la réalité des automobilistes de la région, ce n’était que du vent. Le véritable objectif de Philippe Couillard, c’est que les gens de Québec abandonnent leur voiture. Laurent Lessard serait-il prêt, lui, à abandonner sa limousine de ministre ? » a lancé Éric Caire.

Pour François Paradis, cette déclaration est symptomatique d’un courant de pensée qui est complètement déconnecté de la réalité quotidienne des familles du Québec. « Philippe Couillard regarde de haut les préoccupations du vrai monde. Il base son plan pour réduire la congestion routière sur le postulat voulant que les Québécois peuvent se passer de leur automobile. On voudrait tous que le réseau de transport collectif de la région soit amélioré, pour inciter davantage les gens à l’utiliser. Mais il ne faut pas abandonner les automobilistes pour autant. Est-ce que M. Couillard comprend que pour des milliers de familles, qui vont porter les enfants à la garderie, qui s’arrêtent faire l’épicerie en revenant du travail ou qui ont simplement un horaire atypique, le transport en commun n’est pas une option possible ? » s’est interrogé François Paradis.

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