Journalistes sous surveillance policière : La CAQ exige la démission du chef du SPVM Philippe Pichet


 Publié le 2 novembre 2016

La haute direction du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ayant entamé une chasse aux sources journalistiques pour « briser la culture du coulage » depuis plusieurs mois, le directeur de la police, Philippe Pichet, n’a plus la crédibilité ni la légitimité pour demeurer en poste. Le porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière de sécurité publique, André Spénard, demande au ministre Martin Coiteux de prendre la seule décision qui s’impose : démettre Philippe Pichet de ses fonctions.

Invité mercredi à réagir aux propos tenus par son bras droit dans des enregistrements obtenus par les médias, Martin Coiteux a affirmé qu’il avait le pouvoir de démettre le patron du SPVM, souligne André Spénard. Ce dernier l’invite donc à joindre les gestes à la parole.

« On ne parle pas d’allégations ici, mais de faits concrets. Après avoir parlé d’un cas isolé, le SPVM est pris en flagrant délit et on apprend qu’espionner les journalistes, c’est érigé en système. Le ministre ne peut pas ignorer les faits. Or, le patron de la police de Montréal, Philippe Pichet, estime qu’il a toute la légitimité requise pour demeurer en poste et pour enquêter lui-même sur la situation au SPVM. C’est extrêmement préoccupant. Hier encore, le premier ministre nous disait que “des gens sont morts pour la liberté de la presse et la liberté de presse inclut la protection des sources journalistiques”. Martin Coiteux ne peut pas se dire préoccupé par ce qui se passe présentement et tolérer qu’un de ses corps policiers fasse une chasse aux sorcières pour trouver qui parle aux journalistes. Philippe Pichet doit être retiré de ses fonctions », déclare le député caquiste de Beauce-Nord.

Rappelons que la Coalition Avenir Québec réclame la tenue d’une enquête publique sur l’espionnage de journalistes par des services policiers au Québec.