Épidémie de feu bactérien : La CAQ déjà en mode solution


 Publié le 8 juillet 2016

Inquiète pour les agriculteurs de la région des Laurentides aux prises avec une épidémie de feu bactérien, la porte-parole de la CAQ en agriculture et députée de Mirabel, Sylvie D’Amours, a déjà contacté vendredi matin le ministre Pierre Paradis en lui formulant une piste de solution concrète et efficace : envoyer des émondeurs du MAPAQ dans les vergers des Laurentides pour tenter de limiter l’étendue des dégâts et couper au plus vite les branches déjà contaminées. Surtout, Sylvie D’Amours a exigé du ministre que la facture ne soit pas refilée aux pomiculteurs, qui en ont déjà plein leur assiette.

« Les pomiculteurs des Laurentides sont complètement désemparés et épuisés ces jours-ci. Ils ont du mal à combattre l’épidémie tout en accomplissant leurs tâches quotidiennes, qui, on le sait, sont très nombreuses. Lorsqu’un pomiculteur doit passer la moitié de sa journée à couper les branches contaminées par le feu bactérien, c’est du temps qu’il ne passe pas à s’occuper du reste de son verger. Le ministre Paradis doit mettre à leur disposition toutes les ressources nécessaires du MAPAQ dans les plus brefs délais », a demandé Sylvie D’Amours, soulignant que Pierre Paradis semblait ouvert à sa proposition.

Les mois de juin, juillet et août sont des mois difficiles pour les producteurs de pommes puisqu’ils ont essentiellement des lourdes dépenses et pratiquement aucun revenu. Selon la députée de Mirabel, les dépenses liées au combat du feu bactérien sont trop significatives et imprévues pour les producteurs et peu pourront en assumer les frais. « Si les producteurs sont devant le choix de survivre financièrement ou d’engager des employés supplémentaires pour éliminer la présence de la brûlure bactérienne, ils vont privilégier leur entreprise. Or, la maladie ne sera pas enrayée et la crise s’aggravera pour eux, mais également pour leurs voisins » a prévenu la députée.

La caquiste a dit craindre que l’épidémie ruine les récoltes de plusieurs producteurs si aucune ressource supplémentaire n’est mise à la disposition des pomiculteurs. « Le métier d’agriculteur est très risqué, parce qu’un rien peut faire déraper une récolte et ruiner une saison complète. Il faut donc aller au-devant des problèmes et les régler avant qu’ils ne fassent trop de dégâts. Le ministre de l’Agriculture doit comprendre cette problématique et se mettre au boulot sans plus attendre », conclut-elle.