Prématernelle 4 ans : Philippe Couillard manque d’ambition pour nos enfants


 Publié le 28 avril 2016

Dépister très tôt les difficultés d’apprentissage et permettre une meilleure égalité des chances : la prématernelle 4 ans est essentielle pour notre société, mais le premier ministre Philippe Couillard a refusé une fois de plus de s’engager à l’instaurer pour tous les enfants du Québec au cours des 5 prochaines années.

Le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, a invoqué l’urgence d’agir, puisque le taux de décrochage scolaire au Québec continue d’être plus élevé qu’ailleurs au pays. Selon lui, il est primordial qu’un enseignant ou un spécialiste identifie le plus tôt possible les jeunes qui ont des difficultés d’apprentissage afin de leur offrir des services professionnels le plus rapidement possible.

« La CAQ a analysé les différents modèles ailleurs dans le monde et a consulté des spécialistes. Un constat revient constamment : si on veut augmenter les taux de diplomation, il faut agir tôt. Le gouvernement nous répond qu’il fait des efforts, qu’il a mis en place des prématernelles 4 ans dans 90 classes et qu’il va en ajouter 70. Ce n’est pas sérieux : 160 classes, c’est 2 400 enfants. Or, on a 82 000 enfants de 4 ans au Québec. À ce rythme, la prématernelle 4 ans sera accessible à tous les enfants de 4 ans dans 60 ans! » a illustré François Legault. Pour lui, le gouvernement a le devoir d’offrir d’ici 5 ans à tous les parents d’enfants âgés de 4 ans le choix entre la fréquentation de la garderie ou la prématernelle.

Le chef caquiste a souligné que ce ne sont pas tous les services de garde actuellement qui permettent un suivi professionnel pour les jeunes qui ont des difficultés d’apprentissage. C’est justement en les envoyant dans des prématernelles 4 ans que les enseignants pourraient les détecter plus rapidement. « Les jeunes avec des difficultés d’apprentissage ne se retrouvent pas seulement dans les milieux défavorisés. La prématernelle 4 ans pour tous permettrait une meilleure égalité des chances pour les enfants ayant des difficultés d’apprentissage. Le premier ministre doit faire preuve d’un peu plus d’ambition lorsque l’on parle de l’avenir de nos enfants », a insisté François Legault.