Les libéraux ont fait une croix sur Chicoutimi


 Publié le 24 mars 2016

Présent dans le comté de Chicoutimi pour prêter main-forte à la candidate de la Coalition Avenir Québec Hélène Girard, le député caquiste François Paradis a tenu à faire savoir que les libéraux de Philippe Couillard ne livrent tout simplement pas la marchandise en matière de santé pour le Saguenay et si l’on se fie au dernier budget libéral, rien n’indique que la tendance changera de sitôt.

Prévoyant une hausse d’à peine 2,4 % des dépenses en santé, ce qui ne couvre même pas les coûts de système, le troisième budget du gouvernement Couillard risque fortement de se traduire par des coupures de services directs pour la population, a prévenu François Paradis. Les hôpitaux, CHSLD, CLSC et autres établissements de santé de Chicoutimi ne sont malheureusement pas à l’abri des compressions qui, depuis 13 ans, portent la signature du Parti libéral. « Le dernier budget n’est clairement pas celui des patients. Ils sont abandonnés par le gouvernement libéral, qui fait des promesses sans pour autant les respecter. Prenons deux exemples récents de budgets insuffisants et de compressions qui touchent directement Chicoutimi : la fermeture de lits dans des CHSLD et le refus d’ouvrir davantage le bloc opératoire de l’hôpital », a regretté le critique caquiste, rappelant qu’en 2014, il y avait 8 places de moins en CHSLD dans l’ensemble de la région qu’en 2011.

François Paradis a indiqué que la candidate libérale Francyne T. Gobeil n’a tout simplement aucune crédibilité compte tenu du maigre bilan de sa formation politique en santé. Par exemple, en date de février 2016, 2 300 patients attendaient pour se faire opérer à l’hôpital de Chicoutimi, dont plus de 200 depuis plus de six mois, ce qui ne respecte pas la cible gouvernementale. « Il manque des infirmières et des équipements pour ouvrir les blocs opératoires. En mars 2015, pour l’ensemble du Saguenay-Lac-Saint-Jean, le taux d’occupation des salles d’opération était de 42 % alors qu’il était pourtant de 50 % en 2009, 2010 et 2011. Dans la région, les blocs opératoires roulent à mi-régime et ne sont ouverts qu’environ 24 heures par semaine sur une possibilité de 54 heures. Le gouvernement doit offrir aux hôpitaux les moyens d’ouvrir des salles d’opération, mais rien dans le dernier budget Leitão ne permettra cela », a poursuivi François Paradis.

Les libéraux parlent beaucoup, mais agissent peu

Lors de ses nombreuses rencontres citoyennes, l’accès à des soins rapide et de qualité est un dossier qui fait surface plus souvent que rarement, a indiqué la candidate de la CAQ, Hélène Girard. Citoyenne de Chicoutimi avant tout, elle a constaté les effets néfastes du monopole libéral en santé dans la région du Saguenay depuis bien longtemps.

« Je suis choquée d’apprendre que des compressions budgétaires vont se traduire par des fermetures de lits dans deux CHSLD, que nos aînés continuent d’être déplacés à répétition d’une place à l’autre, que nos familles peinent à obtenir des soins à domicile dans le confort de leur maison, que nos gens doivent attendre en moyenne plus de 10 h 30 pour des soins de santé à l’hôpital de Chicoutimi. C’est assez! Après plus de 13 ans au pouvoir, les libéraux ont placé la région dans un état comateux. Chicoutimi a besoin d’un électrochoc pour assurer l’accès à des soins de qualité le plus rapidement possible. Seule la CAQ est capable de tenir tête au ministre de la Santé, qui pense avoir toujours raison. Si je suis élue, je vais me battre pour faire entendre la voix de tous les patients de Chicoutimi à l’Assemblée nationale », s’est engagée Hélène Girard.