Violences et inconduites sexuelles : La CAQ réclame un processus de traitement des plaintes équitable et transparent à l’Université de Montréal


En bref, selon la CAQ :

  • À l’Université de Montréal, sous l’actuelle Charte, si un étudiant porte plainte contre un étudiant pour une violence ou une inconduite à caractère sexuel, le processus passe par le bureau d’intervention en matière de harcèlement
  • Si la plainte est dirigée contre un professeur, ce sont les collègues du présumé agresseur qui jugent à huis clos de la plainte reçue
  • Il faut mettre fin à ce deux poids, deux mesures
  • La CAQ joint sa voix aux étudiants de l’Université de Montréal et réclame un véritable mécanisme de gestion des plaintes
  • Il y a déjà une solution sur la table : le projet de loi 234 modifiant la Charte de l’Université de Montréal. Il dort sur le bureau de la ministre Hélène David

La violence et les inconduites sexuelles sur les campus universitaires sont un enjeu sérieux et préoccupant qui exige des gestes concrets du gouvernement libéral, estiment les députés de la Coalition Avenir Québec, Jean-François Roberge et Lise Lavallée. Ils accusent la ministre Hélène David de retarder inutilement l’adoption d’un projet de loi qui vise à doter l’Université de Montréal d’un processus de traitement des plaintes en matière de harcèlement et de violences à caractère sexuel plus équitable et transparent pour les victimes.

Accompagnés de Simon Forest, Jessica Bérard et Pascal Lebel, représentants de la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM), M.Roberge et Mme Lavallée exhortent la ministre Hélène David à appeler rapidement le projet de loi 234 modifiant la Charte de l’Université de Montréal.

À l’heure actuelle, le traitement d’une plainte liée à un cas de harcèlement et d’agression à caractère sexuel à l’Université de Montréal est inéquitable, opaque et n’encourage pas les victimes à dénoncer leurs agresseurs, souligne le porte-parole en matière d’éducation, Jean-François Roberge. En effet, si une plainte vise un professeur, ce sont les collègues du présumé agresseur, soit d’autres professeurs, qui jugent à huis clos de la plainte reçue, en présence de l’étudiant. Hélène David doit répondre aux inquiétudes des étudiants de l’Université de Montréal et permettre à l’institution de se doter d’un mécanisme de traitement équitable et transparent, notamment lorsque des plaintes sont déposées contre des membres du corps enseignant.

La critique en matière de condition féminine, Lise Lavallée, dénonce pour sa part le discours incohérent du gouvernement libéral. Alors qu’il a tout fait pour adopter rapidement un projet de loi pour lutter contre les violences sexuelles sur tous les campus universitaires, il refuse maintenant de répondre à une demande légitime de la communauté étudiante de Montréal. Pour Mme Lavallée, rien ne justifie cet immobilisme de la ministre David.

Citations :

« Sur toutes les tribunes, la ministre dénonce le tsunami social des violences sexuelles, mais quand vient le temps de passer aux actes et de poser un geste concret, elle hésite. À l’instar de l’ombudsman de l’Université de Montréal, la CAQ estime qu’il est urgent d’agir afin de mettre fin aux iniquités de traitement en matière de violences et d’inconduites à caractère sexuel. La nouvelle Charte de l’Université de Montréal aurait dû être adoptée en décembre dernier, mais la ministre refuse d’aller de l’avant »

– Jean-François Roberge
député de Chambly, porte-parole de la CAQ en matière d’éducation

« Le processus de plainte à l’Université de Montréal est malsain. Ce sont les victimes qui font les frais de l’inaction de la ministre. Les conséquences sont graves. Le processus de plainte aurait dû être révisé il y a des années déjà. Chaque jour où on n’appelle pas le projet de loi 234 est un jour de trop »

– Lise Lavallée
députée de Repentigny, porte-parole de la CAQ en matière de condition féminine