Programme de remboursement volontaire : Combien d’argent de la corruption a-t-on récupéré ?


En bref, selon la CAQ :

  • La ministre de la Justice a refusé, ce matin, de s’engager à ce que le rapport sur les résultats du Programme de remboursement volontaire (PRV) soit porté à l’étude en commission parlementaire, d’ici la fin de la session    
  • Les libéraux manquent foncièrement de transparence lorsqu’il s’agit de corruption. Les Québécois doivent savoir combien d’argent de la corruption ils ont été capable de récupérer
  • Le parti libéral a un devoir de transparence, d’autant plus que l’essentiel des stratagèmes de corruption et de collusion ont eu lieu durant les 15 années pendant lesquelles ils ont été au pouvoir

La Ville de Montréal s’est récemment vu empêcher par le gouvernement libéral de rendre publiques les sommes reçues grâce au programme de remboursement volontaire (PRV), puisque ce dernier désirait lui-même dévoiler ces montants dans une éventuelle annonce formelle de la ministre de la Justice. Le but de ce programme était de permettre aux entreprises de rembourser toutes les sommes facturées en trop au cours des 20 dernières années, notamment par l’utilisation de pots-de-vin, de fraude, de collusion ou d’ententes de répartition des contrats.

 

Contrainte par le porte-parole de la CAQ en matière de justice, Simon Jolin-Barrette, la ministre Stéphanie Vallée s’est engagée, ce matin, à déposer ce rapport d’ici la fin de la session, mais a toutefois refusé de s’engager à ce que le sujet soit porté à l’étude en commission parlementaire. La Coalition Avenir Québec dénonce le manque de transparence des libéraux lorsqu’il s’agit de corruption et de collusion. Selon le député de Borduas, il est essentiel que les citoyens aient toutes les informations nécessaires avant les élections.

  

Rappelons qu’au cours des derniers mois, les administrations de nombreuses municipalités se sont dites déçues de l’issue du programme, et certaines ont dénoncé l’opacité du programme et des ententes négociées derrière les portes closes.

Citations :

« Ce programme semble avoir été ficelé pour désamorcer les tensions en lien avec la Commission Charbonneau et les millions de dollars perdus en collusion et en corruption. Maintenant, l’heure est aux résultats et le gouvernement doit prendre ses responsabilités. Le rapport doit être étudié en commission parlementaire, d’ici la fin de la session, afin que les Québécois sachent précisément combien d’argent leur a été volé et quelles entreprises les ont fraudés sous le règne libéral. »

 

– Simon Jolin-Barrette

député de Borduas, porte-parole de la CAQ en matière de justice