Plan d’action sur les inondations : Rien pour réduire la bureaucratie libérale, déplore la CAQ


En bref, selon la CAQ :

  • Il aura fallu à Martin Coiteux 11 mois pour enfin se doter d’un plan d’action
  • C’est un pas dans la bonne direction, qui survient malheureusement bien tard pour les sinistrés
  • Surtout, le gouvernement évite de toucher à la bureaucratie libérale et à la lenteur au ministère de la Sécurité publique, les sources de nombreux problèmes

Bien qu’elle salue la présentation d’un plan d’action relatif aux inondations, la députée de Mirabel pour la Coalition Avenir Québec, Sylvie D’Amours, estime que celui-ci arrive bien tard et ne vient pas régler le cœur du problème : la gestion catastrophique menée par le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux.

Ce dont les sinistrés sur le terrain ont besoin, c’est d’un vrai leadership au gouvernement lorsque surviennent des catastrophes, pas d’autres rencontres préparatoires, déplore Sylvie D’Amours. La députée caquiste persiste et signe : c’est la bureaucratie libérale qui ralentit toutes les procédures, manque d’écoute et peine à fermer les dossiers, empêchant ainsi des milliers de familles à tourner la page près d’un an après cette tragédie.

Mme D’Amours est d’accord avec l’objectif de doter les municipalités d’un plan d’urgence, mais le ministre Martin Coiteux aurait mieux fait de regarder dans sa propre cour en expliquant comment il mobiliserait plus d’effectifs de son propre ministère lors d’un désastre. En effet, l’incapacité du ministère de la Sécurité publique à venir en aide rapidement aux citoyens touchés le printemps dernier a été largement démontrée par des sinistrés.

Rappelons que la CAQ a révélé en février qu’en date du 18 janvier 2018, un peu moins de 8 % des dossiers de sinistrés étaient entièrement fermés, laissant donc toujours des milliers de familles en attente d’un dédommagement complet.

Citations :

« Dans quelques semaines, nous soulignerons le premier anniversaire de ces inondations historiques et le gouvernement libéral en est toujours à élaborer des solutions pour régler les dossiers. Oui, les municipalités ont leur rôle à jouer, mais ce ne sont pas elles le problème : c’est le leadership du ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux. Ce plan d’action est rempli de belles intentions, mais rien ne garantit aux citoyens un traitement des dossiers plus rapides et une bureaucratie plus humaine. Les sinistrés devront encore prendre leur mal en patience »

 

– Sylvie D’Amours
députée de Mirabel, responsable pour la CAQ du dossier des inondations printanières

« Je trouve assez navrant de voir Martin Coiteux présenter un plan d’action visant à mieux préparer et mieux équiper les municipalités face aux inondations, alors que ça fait des mois que la Ville de Deux-Montagnes et moi-même pressons le ministre à donner suite à la construction d’une nouvelle digue, sur quelques centaines de mètres à peine, afin d’éviter justement des inondations semblables à celles vécues au printemps dernier. Il faut que les bottines suivent les babines »

 

– Benoit Charette
député de Deux-Montagnes