Gestion faunique : Les libéraux manquent de vision et de transparence


En bref, selon la CAQ :

  • Le ministre Blanchette n’a jamais présenté de vision d’ensemble pour la gestion faunique du Québec et  s’est contenté d’actions à la pièce dans les dernières années
  • Il faut s’assurer d’une gestion efficace de notre faune et d’une accessibilité appropriée pour les citoyens. Elle constitue un patrimoine collectif important qu’il faut protéger et mettre en valeur.
  • Les libéraux ont agi sans transparence et sans consulter les principaux acteurs du milieu, notamment les zones d’exploitation contrôlées (ZEC), les pourvoyeurs et les divers regroupements.

Le manque de vision  et de transparence du ministre Blanchette quant à la gestion faunique au Québec a refait surface récemment, dans le chaotique épisode de la pêche aux saumons dans le Nord du Québec. On se souvient que les libéraux ont modifié la réglementation en catimini afin de confier l’exclusivité de cette activité à une poignée de pourvoiries privées, qui n’offrent que des forfaits à plusieurs milliers de dollars par jour.

La grogne des amateurs de pêche, de chasse et de nature ne s’est cependant pas arrêtée là. Dans le dossier des baux de villégiature sur les terres publiques, la mauvaise gestion libérale des dernières années s’est traduite par des hausses de coûts exorbitantes de l’ordre de 261% à 375%, et atteignent même 530% dans certaines régions, contraignant plusieurs propriétaires de chalets à s’en départir.

Depuis avril 2017, par ailleurs, le ministre de la Faune a imposé une décision ayant de réels impacts négatifs pour des centaines de Québécois ; celle d’interdire l’utilisation des poissons-appâts vivants pour la pêche hivernale. Prise précipitamment et sans consulter le milieu, cette mesure libérale a provoqué une grave baisse des activités de pêche hivernale, qui, pourtant affichaient des retombées économiques de plus de 30 millions de dollars annuellement et le maintien de 380 emplois, selon des données de 2012.

La décision d’interdire la chasse aux caribous migrateurs à compter de 2018 a également présenté son lot d’aberrations, alors que le ministre n’a prévu, sur les 16 millions budgétés, qu’un maigre 300 000$, soit 2 % du budget total, pour aider les pourvoiries à survivre et à diversifier leurs activités. Le reste de l’argent sera affecté au démantèlement des pourvoiries qui seront abonnées à la suite de ce moratoire, alors que le ministre lui-même n’a pourtant pas fermé la porte au retour de la chasse aux caribous dans les années…Quel manque de vision!

Citations :

«  Comment peut-on autant manquer de vision dans la gestion de notre territoire faunique québécois, qui, pourtant, est l’une de nos grandes richesses collectives? Nous avons essayé d’obtenir des études scientifiques de la part du ministère : refusé. Va-t-on continuer longtemps à gouverner sans consulter les acteurs du milieu et sans transparence?»

– Mathieu Lemay

député de Masson, porte-parole de la CAQ en matière d’environnement