Comité de surveillance de l’UPAC : Les libéraux ont dormi au gaz pendant 4 mois, dénonce la CAQ


En bref, selon la CAQ :

  • Il y a 4 mois, le Parti libéral a fait adopter une loi sur l’UPAC qui prévoyait un comité de surveillance, tel que l’avait proposé la CAQ
  • Ce comité n’est toujours pas sur pied, alors que des allégations sérieuses sur le déroulement d’une enquête visant des collecteurs de fonds libéraux refont surface
  • Embarrassé, Martin Coiteux a fait parvenir aux parlementaires les noms des candidats pressentis pour siéger au comité en pleine période des questions

Réalisant qu’il s’est traîné les pieds pendant quatre mois, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a fait parvenir en panique, mardi pendant la période des questions, les noms des personnes qu’il suggère nommer au comité de surveillance de l’Unité permanente anticorruption (UPAC). Les Québécois ne se laisseront pas berner, a prévenu le député de Beauce-Nord pour la Coalition Avenir Québec, André Spénard.

Alors qu’ils ont dormi au gaz pendant quatre mois, les libéraux se réveillent au moment même où des médias rapportent que des enquêteurs de l’UPAC s’inquiètent du piétinement d’une enquête majeure portant sur des collecteurs de fonds libéraux qui auraient trempé dans la plus vaste fraude immobilière de l’histoire du Canada. Embarrassé, M. Coiteux a même fait parvenir en catastrophe aux parlementaires les noms des candidats qu’il souhaite nommer.

Les allégations de ces enquêteurs de l’UPAC sont sérieuses et méritent qu’on s’y attarde, a souligné le caquiste. Ces déclarations auraient pu être vérifiées par le comité de surveillance, si le gouvernement libéral s’était assuré de le mettre sur pied à temps. Avec un tel comité, on viendrait régler de nombreux problèmes internes au sein de l’UPAC, en plus d’assurer une meilleure indépendance des institutions policières et judiciaires et de redonner confiance aux Québécois.

Citations :

« Ça fait 4 mois que nous avons adopté une loi sur l’UPAC, qui prévoyait un comité de surveillance, un comité devait venir régler certains problèmes d’opacité et les insatisfactions de plusieurs personnes, dont certains enquêteurs. 4 mois plus tard, rien n’a été fait. Quel manque de leardership ! »

 

– André Spénard

député de Beauce-Nord, porte-parole de la CAQ en matière de sécurité publique