Opinion

Le mirage ou l’ambition


Le mirage ou l’ambition

La démission de Pierre Karl Péladeau oblige encore une fois le Parti québécois à se choisir un nouveau chef.

Le PQ aura beau changer de chef tous les ans, ça ne changera rien. Une claire majorité de Québécois ne souhaite pas la tenue d’un référendum sur la souveraineté du Québec. L’obsession du PQ de tenir un référendum est un mirage.

Les libéraux se servent de cette menace de référendum pour attiser la peur. Le résultat, c’est un gouvernement libéral usé et sans ambition pour le Québec. Un premier ministre insensible, qui ignore trop souvent l’avis de la majorité francophone. Un PLQ reconduit au pouvoir par défaut.

C’est ce qui arrive quand un parti en vient à détenir un monopole. Pensons qu’au moment des prochaines élections, en 2018, les libéraux auront gouverné pendant 15 ans, sauf pour la brève parenthèse péquiste. S’il devait encore une fois l’emporter, le Parti libéral aura gouverné pendant presque 20 ans! Tout ça en se servant du mirage référendaire.

L’enjeu des prochaines élections sera de mettre fin au monopole libéral. J’en appelle donc à tous les nationalistes pour relever ce défi.

La première condition pour mettre fin à ce monopole libéral est de sortir de la polarisation imposée par le couple libéral-péquiste. On ne peut pas laisser les libéraux faire porter encore une fois la prochaine campagne électorale sur un éventuel référendum. Beaucoup d’entre nous ont été souverainistes ou fédéralistes. Écartons ces distinctions et rassemblons-nous plutôt pour construire un Québec plus fort à l’intérieur du Canada.

D’abord un Québec qui fera de l’éducation sa priorité. C’est le socle de notre réussite individuelle et collective. L’école de 4 à 18 ans est un projet inspirant adopté par les États les plus performants dans le monde. C’est essentiel pour lutter contre le décrochage scolaire et pour aider les jeunes en difficulté à réaliser leur potentiel. L’avenir de notre nation repose sur nos jeunes et sur la confiance que nous leur montrons.

Ensuite en nous dotant d’un gouvernement ambitieux sur le front de l’économie. Le Québec n’en finit plus de s’appauvrir sous le monopole libéral. Un gouvernement de la CAQ pratiquera un nationalisme économique vigoureux, protègera nos sièges sociaux et fera preuve de vision pour créer des emplois de qualité, un objectif qui rejoint tous les nationalistes québécois. Il redonnera une marge de manœuvre à la classe moyenne en baissant les impôts et en relançant l’économie.

Et puis, il faudra bien un jour ou l’autre un gouvernement du Québec qui recommence à se tenir debout pour nos valeurs, notre culture, notre langue et pour l’intégration réussie des immigrants. La CAQ a fait de cette position nationaliste son centre de gravité. Pendant que les péquistes rêvent au pays imaginaire, les libéraux refusent de défendre notre identité et de négocier de nouveaux pouvoirs avec Ottawa. Il faut avoir cette ambition.

Plus de 20 ans après le référendum de 1995, j’en appelle à toutes les Québécoises et à tous les Québécois de bonne volonté. Il faut arrêter de se diviser et recommencer à faire avancer le Québec à l’intérieur du Canada.

Écartons le mirage référendaire dont se nourrissent les libéraux et les péquistes et laissons-nous plutôt guider par notre volonté de se reprendre en main, pour rendre le Québec plus ambitieux et plus fier.