Opinion

Burkini : se tenir debout


Burkini : se tenir debout

Ce matin, le chef du PQ Sylvain Gaudreault a tenté d’attirer un peu d’attention sur son parti, dont la course à la chefferie ne suscite aucun intérêt, en accusant la CAQ d’être populiste sur le dossier du burkini. Contrairement à un PQ qui est obsédé par son référendum, la CAQ écoute les citoyens. Les nombreux messages de soutien que j’ai reçus depuis ma sortie contre le burkini, confirment d’ailleurs que le PQ et le gouvernement libéral ont tort de fermer les yeux sur cette question.

Au cœur du débat : un accessoire qui n’est pas réellement un vêtement, mais plutôt un symbole, un instrument de l’oppression des femmes et qui provient de l’islam radical.

Cet accessoire nie l’égalité entre les hommes et les femmes et me heurte profondément. Et je ne suis certainement pas la seule. Lorsque questionnée sur le sujet, j’ai senti le besoin de dire tout haut ce que tant de femmes et d’hommes pensent tout bas.

Pourquoi refuser de voir la réalité en face? Si le burkini recouvre intégralement le corps, au milieu de la chaleur de l’été, c’est pour une raison très claire. C’est parce que l’intégrisme islamiste qui se trouve derrière stipule que la femme doit être cachée parce qu’elle est un objet de tentation et de péché. Ces mêmes motifs sont à l’origine du niqab, du tchador ou de la burqa, d’autres symboles tout aussi inacceptables de la soumission des femmes.

Je trouve malhonnête de le présenter comme un choix vestimentaire parmi d’autres : les Québécois – et surtout, les Québécoises – savent très bien au fond d’eux-mêmes et d’elles-mêmes que ce n’est pas vrai. Il y a encore trop de femmes qui sont battues ou même tuées dans certains pays pour refuser de les porter.

Le Québec moderne dans lequel les femmes se sont épanouies s’est construit grâce au féminisme et à l’égalité. Comment pourrait-on accepter l’arrivée ici, chez nous, de ces accessoires obscurantistes qui nient l’égalité entre les hommes et les femmes ? Pourquoi normaliser l’islamisme radical?

Il nous faut apprendre, au Québec, à se tenir debout pour dire ce que nous acceptons chez nous, mais aussi ce que nous n’acceptons pas.

L’interdiction de ces accessoires dans la vie de tous les jours comporte son lot de difficultés, je le reconnais. D’ailleurs, la CAQ n’a pas l’intention d’adopter une loi en ce sens. Par contre, nous voulons donner l’exemple et lancer un message fort en interdisant le port de signes religieux aux employés de l’État qui sont en position d’autorité. Et sur toutes les tribunes nous continuerons à dénoncer haut et fort les accessoires de l’islam radical qui contreviennent à une valeur qui nous est chère : l’égalité entre les hommes et les femmes.

Je tenais à prendre quelques minutes de mon temps pour vous remercier, tous autant que vous êtes, de m’avoir fait parvenir de si nombreux messages d’appui dans la dernière semaine.

Nathalie Roy
Porte-parole de la CAQ en matière d’immigration, condition féminine et laïcité