Opinion

«On sent toujours la même fatigue, le même manque de vision» - François Legault


«On sent toujours la même fatigue, le même manque de vision» – François Legault

Le remaniement de Philippe Couillard est un aveu d’échec du gouvernement libéral en économie et en éducation. Un aveu d’échec pour les domaines les plus importants pour l’avenir du Québec.

M. Couillard a décidé de s’entourer de nouveaux visages mais on sent toujours la même fatigue, le même manque de vision. On dirait que rien n’a vraiment changé depuis l’arrivée des Libéraux en 2003.
Ce remaniement confirme le manque de leadership d’un parti et d’un premier ministre qui naviguent à vue d’œil.

Le contexte économique mondial est préoccupant. Des défis importants attendent notre économie et les Québécois ont besoin d’être rassurés. Je souhaite la meilleure des chances à Dominique Anglade, mais les attentes sont très élevées. Les Québécois sont étouffés par les taxes et les impôts. Ils craignent pour leur emploi et pour leur pouvoir d’achat. Et je les comprends.

On apprenait récemment que le Québec était dernier au Canada pour le revenu par habitant. Il faut passer en mode solutions. Il faut agir pour créer des emplois payants et pour soulager le fardeau de la classe moyenne. La CAQ a fait des propositions fortes : Un Fonds manufacturier et une baisse d’impôts de 500 $ par Québécois. On attend toujours les propositions du Parti libéral.

M. Couillard vient nous dire aujourd’hui qu’il a échoué en économie. Et il ne peut pas se contenter de changer de ministre. C’est lui le chef d’orchestre. C’est lui qui doit donner les grandes orientations.
Tant qu’il n’y aura pas de capitaine en économie, le Québec ne pourra pas voguer sur des eaux tranquilles. Mais M. Couillard ne semble tout simplement pas intéressé par l’économie. Il manque d’ambition pour l’économie du Québec.

L’autre constat d’échec, c’est en éducation. Un 3e ministre en moins de 2 ans. On a la preuve ici, malheureusement, du manque de jugement du premier ministre dans le choix de ses ministres. Et, comme en économie, on a besoin, en éducation d’un premier ministre qui donne la direction, qui a une vision claire de ce qu’il faut faire en éducation. Ce n’est pas le cas. Ce n’est pas normal qu’il y ait autant d’instabilité dans un ministère aussi important. C’est inquiétant pour les parents qui voient très bien la réalité dans les écoles. Les coupes dans les services directs aux élèves font mal. Nos écoles partout au Québec sont dans un état lamentable. Le ministère de l’Éducation a besoin de stabilité, de vision et il a un devoir de résultats.

J’espère que cette fois-ci sera la bonne. Le premier ministre a décidé de rebrasser les cartes. On est prêt à donner la chance au coureur. Mais les attentes sont élevées, nous jugerons ce nouveau cabinet sur les résultats.