Élections provinciales 2018: La CAQ réformera le système de scrutin pour s’assurer que chaque voix compte


 Publié le 26 avril 2018

(CHAMBLY, le 25 avril 2018) – S’il n’en tient qu’à Jean-François Roberge et à sa formation politique, la Coalition Avenir Québec (CAQ), l’élection provinciale du 1er octobre prochain sera la dernière à se dérouler au mode de scrutin uninominal à un tour. Alors que les sondages nationaux donnent à la CAQ de bonnes chances de former le prochain gouvernement, celle-ci, loin de reculer sur cet engagement, s’est officiellement engagée à déposer un projet de loi afin d’implanter au Québec un système proportionnel mixte et ce, dès la première année de son mandat.

C’est par la voix de son porte-parole en matière de réforme des institutions démocratiques Simon Jolin-Barrette que la CAQ a pris cet engagement mercredi. Depuis des décennies, le mode de scrutin actuel, hérité de l’empire britannique, est l’objet de plusieurs critiques pour le manque de représentativité qu’il génère dans les assemblées législatives. Celui-ci a tendance à donner un avantage démesuré aux grands partis et à marginaliser les formations politiques plus petites.

«Aux dernières élections, le Parti libéral du Québec a fait élire 70 députés et  obtenu 56% des sièges de l’Assemblée nationale, en obtenant seulement 42% des votes exprimés», illustre le député de Chambly.

Le Québec et le Canada sont d’ailleurs parmi les dernières grandes démocraties occidentales à toujours fonctionner sous un tel modèle. La plupart des démocraties européennes ont déjà incorporé des éléments de proportionnalité à leur mode de scrutin afin de pallier à cette lacune, explique le député.

Pour le député Roberge, l’instauration d’un mode de scrutin proportionnel mixte aurait plusieurs avantages. En plus de réinteresser les citoyens à la politique et à la vie démocratique, celui-ci génèrerait plus de gouvernements minoritaires, et forcerait donc les formations politiques à plus de collaboration et à moins de partisannerie.

Si tous les partis, à l’exception notable du Parti Libéral du Québec au pouvoir, se sont engagés en ce sens, Jean-François Roberge souligne que seule sa formation politique a la crédibilité nécessaire pour mener à bien cette promesse. «Contrairement aux vieux partis qui nous le promettent depuis des décennies et reculent une fois rendus au pouvoir, la CAQ s’engage à déposer un projet de loi pour s’assurer que chaque voix soit entendue et représentée à l’Assemblée nationale et ce, dès la première année de son mandat. Un parti qui dit ce qui fait et surtout qui fait ce qui dit, ça, c’est du changement!», de conclure le député.

 

Réforme du mode de scrutin : Le gouvernement ne peut plus ignorer le consensus social


 Publié le 4 mars 2016

À la suite de la conférence de presse tenue par le Mouvement pour une démocratie nouvelle, le leader parlementaire de la Coalition Avenir Québec et député de Granby, François Bonnardel, a souhaité témoigner l’appui de sa formation politique à ce regroupement de citoyens qui, à leur tour, urgent les libéraux à enfin mettre sur les rails une vaste réforme de notre mode de scrutin.

Selon François Bonnardel, le gouvernement Couillard ne peut plus ignorer les appels et les attentes des Québécois sur cet enjeu. Le premier ministre est de plus en plus isolé, alors que tous les partis d’opposition ont montré un réel intérêt pour l’étude approfondie d’une réforme du mode de scrutin au Québec. D’ailleurs, pas plus tard que lundi, la CAQ a proposé aux libéraux d’instaurer un comité technique transpartisan dans le but d’aboutir à l’adoption d’un système plus démocratique, en mettant un accent particulier sur la représentativité régionale et la parité homme-femme.

« Le système actuel a souvent montré ses limites. Il y a souvent de grosses différences entre la répartition des sièges et la répartition du vote. Ce n’est pas toujours très démocratique. Tout le monde est arrivé à cette même conclusion, la balle est maintenant dans le camp du Parti libéral. À la CAQ, nous sommes tous d’avis que la volonté populaire n’est clairement pas respectée et qu’une représentation de type proportionnelle mixte servirait mieux les intérêts de tous les Québécois. Gouverner différemment et adéquatement, c’est respecter le choix de la population et écouter leurs revendications. À Philippe Couillard de prêcher par l’exemple », a déclaré François Bonnardel.