Loi sur la neutralité religieuse : Une mauvaise loi qui accouche de mauvaises lignes directrices


 Publié le 10 mai 2018

La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a dévoilé les lignes directrices de sa loi sur la neutralité religieuse, attendues depuis son adoption il y a sept mois. Celles-ci laissent place à l’interprétation, à la subjectivité la plus totale lorsque viendra le temps de déterminer ce qui distingue une « croyance sincère » de ce qui ne l’est pas. Rien n’est clair et le gouvernement libéral s’est assuré de faire entrer plus de religion dans l’État, a dénoncé la porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière de laïcité, Nathalie Roy.

La députée de Montarville a par ailleurs déploré le fait que le gouvernement libéral de Philippe Couillard ouvre grande la porte de l’État au port de la burqa et du niqab, deux symboles d’oppression, d’asservissement d’instrumentalisation de la femme. Pourtant, avant qu’il ne devienne premier ministre, Philippe Couillard s’était prononcé ouvertement contre ces tenues, a rappelé Mme Roy.

Mercredi, la ministre Vallée a également admis que chaque organisme pourra prendre une décision différente, d’un répondant à l’autre, pour une même demande d’accommodement religieux. C’est le festival de la subjectivité, a lancé Nathalie Roy, qui dénonce ce manque flagrant d’équité. Un gouvernement de la CAQ annulera la loi 62 du gouvernement libéral, pour la remplacer par une loi qui décrétera l’État québécois comme étant laïc.

Collation des grades annulée en raison du ramadan : Le gouvernement libéral ferme les yeux une fois de plus


 Publié le 29 mars 2017

Avec le gouvernement de Philippe Couillard, c’est deux poids, deux mesures : quand il est question d’accommoder les minorités religieuses, il agit rapidement au nom du multiculturalisme. Mais quand vient le temps d’accommoder les non-pratiquants, il se ferme les yeux, a dénoncé la députée de la Coalition Avenir Québec, Nathalie Roy. Elle réagissait au témoignage d’une mère de famille qui déplore l’annulation de la collation des grades de son enfant en raison du désistement d’un grand nombre d’élèves musulmans qui n’y participeront pas au nom d’une fête religieuse.

Pour la critique caquiste en matière de laïcité, il est inacceptable de priver les pères et les mères de famille de cette fierté de voir leurs enfants graduer. Plutôt que d’annuler l’événement et de rester inflexible face aux demandes de parents de déplacer l’événement à une autre date, la commission scolaire aurait dû trouver un accommodement pour permettre aux élèves qui le désiraient de participer à cette activité scolaire importante à leurs yeux. Le ministre Sébastien Proulx devrait rappeler à l’ordre la commission scolaire.

Adoption du rapport Bouchard-Taylor : Philippe Couillard rejette la main tendue de François Legault


 Publié le 7 février 2017

« Je propose de nous limiter aux recommandations du rapport Bouchard-Taylor, qui fait l’objet d’un large consensus au Québec. C’est une position rassembleuse, qui nous permettrait d’avancer tous ensemble ». Tel est le compromis lancé, mardi, au premier ministre Philippe Couillard par le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault.

Pour faciliter l’adoption du projet de loi 62 sur la neutralité religieuse, comme l’a réclamé la semaine dernière Philippe Couillard dans la foulée du tragique attentat terroriste de Québec, la CAQ est prête à faire un compromis et à reporter aux prochaines élections sa demande d’inclure l’interdiction du port de signes religieux pour les enseignants. Aussitôt formulée, cette proposition a été rejetée par M. Couillard.

« Le Québec doit être ouvert à toutes les religions, mais il doit aussi encadrer le port de signes religieux pour qu’on puisse mieux vivre ensemble, peu importe nos croyances religieuses. La CAQ estime que les personnes en autorité, incluant les enseignants, ne devraient pas pouvoir porter de signes religieux. Cependant, la situation actuelle appelle au compromis. J’ai entendu l’appel du premier ministre d’adopter rapidement le projet de loi sur la neutralité religieuse. On doit agir de façon responsable et on doit s’élever au-dessus des positions de chacun des partis. J’ai posé un geste de compromis en retirant ma demande d’interdire les signes religieux pour les enseignants. Pourquoi le premier ministre ne peut pas en faire autant et accepter qu’on applique la recommandation du rapport Bouchard-Taylor, qui visait uniquement les magistrats et procureurs de la couronne, les policiers, les gardiens de prison, le président et les vice-présidents de l’Assemblée nationale ? » a déclaré François Legault.

Le chef caquiste a poursuivi en indiquant que le rôle de tout gouvernement responsable est d’envoyer un signal clair sur la laïcité et la neutralité de l’État. Or, le rapport des commissaires Bouchard-Taylor, déposé il y a près de dix ans, est rassembleur en plus de recueillir un large consensus au Québec. « On est tous capables de dire qu’on tend la main, qu’on démontre de l’ouverture, qu’on veut élever le niveau du débat. Le réel défi, c’est de poser un geste concret pour prouver le sérieux de nos intentions. Cet enjeu peut être réglé de façon sereine. On a besoin de trouver un compromis pour le bien commun et le rassemblement des Québécois. La CAQ est prête à faire un compromis. Est-ce que le premier ministre est prêt à faire de même ? La balle est maintenant dans le camp de Philippe Couillard », a conclu le député de l’Assomption.

Accommodements religieux : La CAQ réclame un guide pour le traitement des demandes


 Publié le 26 octobre 2016

« Le gouvernement doit mettre ses culottes et imposer des balises claires et précises aux enseignants, aux directions d’écoles et aux commissions scolaires », ont exigé les députés de la Coalition Avenir Québec, Jean-François Roberge et Nathalie Roy.

Pendant que des parents refusent que leurs enfants écoutent de la musique ou participent aux activités organisées dans le cadre de l’Halloween, que des enseignants demandent des congés supplémentaires pour des motifs religieux, le milieu scolaire est dans le flou le plus total face à ces requêtes. Pourtant, il y a huit ans, la commission Bouchard-Taylor recommandait au gouvernement de mettre des balises claires, a rappelé le critique caquiste en matière d’éducation. « Malheureusement, le premier ministre est tellement mal à l’aise face aux questions identitaires qu’il n’a rien fait depuis qu’il est au pouvoir. Hier, les deux principaux syndicats d’enseignants, la FAE et la CSQ, ont tiré la sonnette d’alarme. Le gouvernement doit enfin prendre ses responsabilités et fournir un guide précis donnant des balises claires aux enseignants, aux directions d’écoles et aux commissions scolaires pour les accommodements religieux », a insisté Jean-François Roberge.

Avec le projet de loi 62, portant sur la neutralité de l’État et les accommodements religieux, les écoles sont carrément laissées à elles-mêmes, a fait savoir la députée de Montarville, Nathalie Roy. Pourtant, le monde scolaire n’attend que des instructions limpides du gouvernement pour enfin traiter adéquatement des cas d’accommodements religieux. « Le projet de loi 62 est une coquille vide. Les syndicats d’enseignants sont venus nous dire qu’il “s’avère pratiquement inutilisable” si on n’y ajoute pas un guide pratique clair pour accepter ou non une demande d’accommodement religieux! Ça fait 10 ans qu’on attend. Le gouvernement peut-il enfin accompagner nos écoles? » a conclu Nathalie Roy.

Personnel en position d’autorité : Les libéraux défendent le tchador, la CAQ défend les femmes


 Publié le 20 octobre 2016

« Le tchador vise à nier l’existence de la femme dans l’espace public. Vouloir l’interdire, ce n’est pas cibler les femmes, c’est au contraire défendre les femmes », a tonné la députée Nathalie Roy, en réaction à des accusations lancées jeudi par la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, à l’Assemblée nationale.

La position de la Coalition Avenir Québec dans le dossier de la laïcité et la neutralité de l’État est claire : il faut interdire le port de symboles religieux pour les employés de l’État en position d’autorité, comme les juges, les procureurs de la Couronne, les gardiens de prison, les policiers et les enseignants. La ministre Vallée, elle, n’a aucun problème à ce qu’un policier porte un turban, une juge le hijab, ou une enseignante le tchador.

« Les propos tenus par la ministre de la Justice sont disgracieux et franchement révoltants. La CAQ défend l’identité et les valeurs québécoises, la laïcité de l’État et la primauté de l’égalité entre les hommes et les femmes. La ministre, elle, permet le port de symboles religieux, notamment certains défendus par des intégristes, qui justement ciblent les femmes. Voilà la réalité actuellement », a vivement dénoncé Nathalie Roy.

Couillard nage en pleine contradiction

La porte-parole caquiste en matière de laïcité a ajouté qu’il y a deux ans à peine, Philippe Couillard admettait pourtant que le tchador « est un symbole d’oppression de la femme, d’exclusion et de retrait social qui nous apparaît incompatible avec l’exercice des services publics ». Aujourd’hui, force est de constater que le tchador est devenu acceptable pour les libéraux, et ce même si la ministre admet que « certaines sont obligées de le porter ». « Ne voit-elle pas le problème que pose le tchador? », s’interroge la députée de Montarville.

« Les libéraux sont incapables de défendre les recommandations de Bouchard-Taylor. Ils sont incapables d’interdire le port de signes religieux pour le personnel en position d’autorité. Au contraire, ils les permettent tous dans le projet de loi 62 », a regretté Nathalie Roy.

Fêtes religieuses et accommodements raisonnables : La CAQ fustige l’inaction des libéraux


 Publié le 13 septembre 2016

Depuis près de 10 ans, les libéraux se traînent littéralement les pieds dans le dossier des accommodements raisonnables, déplore la Coalition Avenir Québec, qui regrette de voir la fête du Mouton, célébrée actuellement par la communauté musulmane, créer certains remous dans la société québécoise.

Tout d’abord, la porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière d’agriculture, Sylvie D’Amours, estime que la loi sur le bien-être animal dont s’est dotée Québec en décembre dernier est pleine de trous, malgré les avertissements lancés au ministre Pierre Paradis lors de son étude. « La loi permet en toute liberté l’abattage personnel d’un animal, mais en contrepartie soumet les abattoirs à des règles strictes pour limiter les souffrances de l’animal. Il y a ici un non-sens flagrant. C’est simple : aucun prétexte, même religieux, ne devrait permettre d’abattre un mouton dans sa cour arrière et de faire souffrir un animal ainsi. On ne peut tolérer ça comme société. Malheureusement, Pierre Paradis a choisi de fermer les yeux et d’éviter la question. Cela démontre une fois de plus la timidité et l’embarras du gouvernement face à toutes les questions portant sur les accommodements religieux », regrette la députée de Mirabel.

Congé « déraisonnable », dit la CAQ

Alors que certains professeurs de la Commission scolaire de Montréal ont obtenu un congé payé, lundi, pour célébrer la fête du Mouton, le porte-parole de la CAQ en matière d’éducation, Jean-François Roberge, se demande jusqu’à quand le gouvernement libéral compte laisser les écoles gérer elles-mêmes des enjeux aussi délicats comme celui d’accorder des absences liées à des fêtes religieuses.

Selon le député de Chambly, un employé de l’État ne devrait pas être rémunéré s’il ne travaille pas lors d’une fête religieuse. Le rapport des commissaires Bouchard-Taylor avait d’ailleurs mis les projecteurs sur ce point sensible en 2008, mais les libéraux n’ont pas encore agi à ce jour. « On ne peut plus continuer de pelleter ça dans la cour des écoles! La directive devrait être claire : si le ratio d’élèves pratiquant la fête religieuse fait en sorte que le taux d’absentéisme serait trop grand ce jour-là, on devrait faire coïncider une journée pédagogique à cette date. Mais on doit s’assurer que le service de garde demeure ouvert et en aucun cas on ne devrait accorder un congé payé aux enseignants. Présentement, le flou libéral sur les accommodements raisonnables laisse place à l’arbitraire », a expliqué M. Roberge.

C’est le statu quo depuis près de 10 ans dans le dossier des accommodements raisonnables. Or, les libéraux sont responsables de cette confusion. « Dès qu’il est question d’identité, ils balaient ça sous le tapis! Il est grand temps de s’attaquer aux accommodements raisonnables, de mettre en place des balises claires à partir desquelles les organismes pourront juger des demandes d’accommodement et s’assurer qu’elles respectent les valeurs québécoises », a pour sa part conclu la porte-parole caquiste en matière de laïcité, Nathalie Roy.