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Nomination du patron de l’UPAC : Philippe Couillard accroît le cynisme des Québécois


En bref, selon la CAQ :

  • Philippe Couillard s’entête à ce que ce soit le gouvernement libéral seul qui nomme le patron de l’UPAC, alors que celui-ci enquête activement sur le financement illégal du Parti libéral
  • L’UPAC doit avoir l’indépendance nécessaire pour bien faire son travail
  • Un gouvernement de la CAQ restaurera la confiance des Québécois envers le système judiciaire
  • Philippe Couillard bâillonne ses députés, dont certains appuient une commission parlementaire sur les allégations visant l’UPAC et l’AMF


Nomination du patron de l’UPAC : Philippe Couillard accroît le cynisme des Québécois

Pour Philippe Couillard, il n’y a pas de problème à ce que le patron de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), qui enquête actuellement sur le financement illégal du Parti libéral, soit nommé uniquement par le Parti libéral. Le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, a souligné qu’il s’agit pourtant là d’un geste à poser pour rétablir la confiance des Québécois, brisée par les libéraux.

Après beaucoup d’hésitations, le premier ministre semble enfin d’accord avec l’idée de créer un comité de surveillance de l’UPAC, mais il s’entête toujours à garder la nomination du commissaire de l’UPAC entre les mains de son parti. Philippe Couillard a même déclaré qu’une telle nomination mènerait à « un cirque partisan ». Il ne faut pas s’étonner de voir les Québécois perdent confiance en leurs institutions lorsque leur premier ministre répond de la sorte, a déploré François Legault. Selon le chef caquiste, il est urgent de changer ce mode de nomination et l’UPAC doit avoir l’indépendance nécessaire pour bien faire son travail.

Alors que le gouvernement libéral tranchera cette après-midi sur sa demande, le député de Beauce-Nord, André Spénard, a pour sa part appelé Philippe Couillard à autoriser ses députés à voter librement en faveur d’une commission parlementaire sur les graves allégations touchant l’UPAC et l’AMF. Le caquiste a rappelé que des députés libéraux, tels qu’André Drolet (Jean-Lesage), Michel Matte (Portneuf) et Raymond Bernier (Montmorency), sont en porte-à-faux avec leur premier ministre.

Citations :

« Il est primordial pour Philippe Couillard d’évoluer sur la nomination du patron de l’UPAC et d’accepter un vote du deux tiers de l’Assemblée nationale. Ce n’est pas normal que le gouvernement libéral soit le seul à nommer le patron de l’UPAC, alors que l’UPAC enquête sur le financement illégal du Parti libéral. Un gouvernement de la CAQ, en octobre 2018, nommera le prochain patron de l’UPAC par un vote du deux tiers de l’Assemblée nationale »

 

– François Legault
député de L’Assomption, chef de la CAQ

« Philippe Couillard a décidé de s’immiscer dans les travaux législatifs et d’imposer une ligne de parti à ses députés. Trop de questions demeurent sans réponses. Ce n’est pas la CAQ qui le dit, c’est la population qui demande des éclaircissements »

 

– André Spénard
député de Beauce-Nord, porte-parole de la CAQ en matière de sécurité publique