Commission d’enquête publique : La CAQ parvient à faire plier les libéraux


 Publié le 3 novembre 2016

Après deux jours de pression soutenue, la Coalition Avenir Québec a finalement obtenu du gouvernement Couillard une commission d’enquête publique sur l’espionnage des journalistes par les services policiers. François Legault a de plus réitéré sa demande pour que la nomination des Directeurs généraux de la Sûreté du Québec (SQ) et de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) ne soit plus l’affaire du seul parti au pouvoir.

« On ne parle plus d’un cas isolé, mais d’une véritable chasse aux sorcières par nos services policiers. Dès le premier cas d’espionnage, la CAQ n’a pas tardé et a réclamé une vraie commission d’enquête publique. Encore une fois, ça a pris plus de 48 h au premier ministre pour voir la lumière et comprendre la gravité du problème. Mieux vaut tard que jamais, mais ce réflexe de commencer par nier la gravité des faits est récurrent chez les libéraux », a déploré le chef caquiste, François Legault.

Distancer la police du politique

Le député de L’Assomption a également invité le gouvernement libéral à s’attaquer à la racine du problème : la trop grande proximité entre la haute direction de la SQ et de l’UPAC et le pouvoir politique. Les commandes politiques passées au patron de la police sont révoltantes, en plus de brimer la confiance de population. Le premier geste à poser est de nommer le directeur général de la SQ et celui de l’UPAC par un vote au deux tiers de l’Assemblée nationale, comme l’a déjà réclamé la CAQ par le passé.

« La liberté de presse ne doit pas être soumise au pouvoir policier ou au pouvoir politique. Et la police n’a pas à être au service du gouvernement. Ni du Parti québécois, ni du Parti libéral, ni de personne. Les cas sont trop nombreux et touchent plusieurs corps policiers. On doit casser ce système, cette culture de méfiance de la police envers les journalistes », a déclaré François Legault.

Par ailleurs, François Legault se dit très inquiet par les déclarations du député péquiste et ancien ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron. « Que ce soit au PQ ou au PLQ, il semble de toute évidence avoir un mélange du politique et du policier. Stéphane Bergeron a admis avoir passé une commande à la SQ concernant des fuites par rapport à la FTQ. C’est très inquiétant », conclut-il.