Coalition Avenir Québec

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Depuis plus de six mois, le gouvernement québécois, qu’il soit péquiste ou libéral, donne son appui indéfectible au projet de la cimenterie McInnis de Port-Daniel en Gaspésie.

Cependant, malgré 450M$ d’argent public prêtés ou investis, les retombées économiques et les conséquences écologiques limitées promises initialement deviennent chaque jour plus douteuses alors que le bris des critères du développement durable devient chaque jour plus évident.

La Coalition Avenir Québec s’est toujours opposée à ce projet qui ne solutionnera aucunement à long terme les défis de la Gaspésie et de sa jeunesse. Or, considérant le refus gouvernemental de tenir un BAPE, sa Commission de la Relève juge désormais nécessaire de publiciser son désaccord complet avec ce projet qui, à toute fin pratique, a une durabilité nulle.

Des lacunes économiques manifestes

Avec un taux de chômage systématiquement plus élevé que la moyenne québécoise et avec un inquiétant exode des jeunes, nul doute que la Gaspésie ait besoin que l’État soutienne des projets économiques structurants et novateurs. Or, avec la cimenterie, à peine 400 emplois permanents seront créés, et ce, dans une poignée de secteurs d’activité.

Qui plus est, chaque emploi coûtera à l’État un million de dollars : une immense somme. Cependant, rien n’est prévu pour maintenir des programmes de formation ou pour aider les jeunes à démarrer une carrière et/ou une entreprise dans leur région. La CRCAQ croit que soutenir le développement de pôles d’innovation et l’entrepreneuriat local aurait constitué une meilleure opportunité pour établir une équité intergénérationnelle, mais le gouvernement Couillard reste dans une voie sans issue.

Un scandale écologique

L’absence de vision économique du projet de cimenterie était déjà connue, mais le porte-parole caquiste en matière d’Environnement et de Développement durable, Donald Martel, a récemment démontré le double-jeu du ministre Heurtel. En effet, celui-ci plaidait l’impuissance de demander un BAPE sur ce projet alors qu’il a lui-même donné l’autorisation de débuter les travaux le 3 juin dernier.

Néanmoins, ce manquement éthique s’explique aisément. Il est prévu que la cimenterie émette en moyenne, une fois en opération, 2 millions de tonnes de GES annuellement et que ce projet devienne, comme l’a affirmé le député Martel, «le projet le plus polluant de l’histoire du Québec».

En s’interrogeant sur «ce que le ministre veut [nous] cacher dans ce dossier», il va s’en dire que le gouvernement refuse d’admettre qu’il risque grandement de compromettre la pérennité de l’écosystème gaspésien sans donner le moindre outil pertinent pour le développement gaspésien.

Une vision d’avenir

Lorsque François Legault affirmait qu’il aimait les Gaspésiens, mais pas le gaspillage, toute notre position en temps qu’aile jeunesse s’en trouve résumée. En effet, il est primordial que chaque région québécoise puisse optimiser les avantages de l’équité intergénérationnelle et développer des projets novateurs avec une formation de qualité et un soutien gouvernemental adéquat quoique réaliste. Or, avec 450M$ investis, le gouvernement Couillard n’a pas favorisé les jeunes Gaspésiens à prendre leur place et s’obstine à nier des risques environnementaux majeurs.

Bref, la cimenterie, ce n’est pas du développement durable!

David Raynaud, Président de la CRCAQ
Il s’exprime ici au nom de la relève de la Coalition Avenir Québec

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Depuis quelques jours, de nombreux textes d’analyse ont fait écho à la baisse d’achalandage sur les plaines d’Abraham et au Parc Maisonneuve lors des festivités de la Fête nationale pour en conclure que le mouvement nationaliste québécois était en déclin. D’autres, poussant le raisonnement plus loin, prétendent que la baisse d’intérêt dans le mouvement souverainiste est due à une « fatigue politique ». Nous sommes en total désaccord avec ces affirmations.

S’il est indéniable que les grands rassemblements de Québec et Montréal n’attirent plus autant qu’auparavant, cela ne veut pas dire pour autant qu’il y a aujourd’hui moins de Québécois qui célèbrent le 24 juin ou qu’ils sont moins nationalistes. La seule chose que signifie cette réduction d’achalandage, c’est que l’intérêt est moins grand envers le type de manifestations et festivités auxquelles ils sont conviés. Les Québécois sont simplement de plus en plus nombreux à célébrer le 24 juin et leur fierté nationale d’une toute autre façon.

Mesurer la vigueur (ou l’inertie) du mouvement nationaliste à partir de la taille des foules présentes sur les plaines d’Abraham et au Parc Maisonneuve est simpliste. Plutôt que de déplorer une prétendue baisse de la fierté nationale des Québécois, les analystes qui s’intéressent au sujet devraient se pencher sur les raisons expliquant la diminution du nombre de participants aux grands événements financés par des deniers publics mais organisés par le Mouvement National des Québécois. Ce dernier est en effet depuis 30 ans le mandataire du gouvernement du Québec pour l’organisation des grandes festivités entourant la Fête nationale. Or, le Mouvement National des Québécois, dont l’ancêtre est la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste, est intimement lié au mouvement souverainiste. Sa mission est d’ailleurs de « faire du Québec un pays français et démocratique ». Cela vient teinter son approche dans l’organisation de la Fête nationale.

Pendant des années, le mouvement souverainiste québécois s’est approprié ces rassemblements. C’est à notre avis la raison principale pour laquelle les Québécois les délaissent. Les animateurs des spectacles en question y ont fréquemment fait des appels à l’indépendance du Québec et ont agi au fil des ans comme si le souverainisme était la seule option possible pour les nationalistes.

À l’heure où les Québécois sont de plus en plus nombreux à délaisser l’idée de la souveraineté, il est tout à fait normal qu’ils délaissent également les activités associées pendant longtemps au mouvement souverainiste. Est-ce que cela signifie qu’ils délaissent également leur fierté nationale ? Absolument pas. Ceux qui dénoncent l’abandon de ces événements par les Québécois parce que c’est le souverainisme ou les péquistes qui en sont les « victimes », se trompent. Ils devraient y voir, au contraire, un signe de maturité politique où les Québécois n’acceptent plus d’être manipulés et sermonnés et se faire dire que seule la souveraineté peut être bonne pour eux. Pendant trop d’années on leur a imposé, par animateurs et participants croisés interposés, ce discours de quête du pays imaginaire.

Le nationalisme auquel adhèrent les Québécois, comme en témoignent leurs choix démocratiques en 2011 et en 2014, est en train de se redéfinir. Au moment même où on constatait le manque d’attrait de la Fête nationale sur les plaines d’Abraham lundi dernier, les Québécois affluaient à des centaines de rassemblements et fêtes communautaires dans toutes les régions du Québec. Plutôt que de se rendre entendre des ténors souverainistes, les Québécois tiennent désormais à se réunir en famille et entre amis dans leurs quartiers résidentiels, où ils entonnent des chansons québécoises, illuminent le ciel des banlieues avec leurs propres feux d’artifices, arborent le fleurdelisé et attisent leur propre feu de la Saint-Jean-Baptiste.

Est-ce là une mauvaise nouvelle ? Pas vraiment. Il serait bien sûr souhaitable que les Québécois puissent continuer à s’identifier aux festivités officielles et largement subventionnées pas leur gouvernement. Mais tant et aussi longtemps que l’organisation de ces grands événements sera intimement liée au mouvement souverainiste et tant que ceux qui ne prônent pas cette option s’y sentiront méprisés, on ne pourra pas blâmer les Québécois de bouder de plus en plus ces activités.

Les Québécois ont délaissé le nationalisme mélancolique et défensif tourné vers le passé pour un nationalisme moderne tourné vers l’avenir et la fierté d’être Québécois. Les célébrations de leur Fête nationale devraient elles aussi refléter ce changement. Pour nous, il est plus que temps de revoir la structure de financement de la Fête nationale et de confier son organisation à des gens qui n’y sont pas strictement pour promouvoir leur agenda souverainiste, mais qui feront en sorte que tous les participants, souverainistes ou non, s’y sentiront les bienvenus.

Claire Samson

Députée d’Iberville et porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière de langue et culture

 

Benoit Charette

Député de Deux-Montagnes et porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière d’Affaires intergouvernementales canadiennes

Dans sa chronique du 2 juin («La mauvaise idée de Legault»), le chroniqueur Alain Dubuc fait une mauvaise lecture des effets des mesures que la Coalition avenir Québec (CAQ) propose.

Il y a heureusement au Québec un certain consensus sur la nécessité de redresser nos finances publiques, et je sais que M. Dubuc en fait partie. La CAQ a d’ailleurs déposé en campagne électorale un plan précis pour reprendre le contrôle de nos dépenses publiques. Mais nous avons aussi insisté sur l’importance de miser sur la relance de l’économie pour atteindre cet objectif, notamment en réduisant le fardeau fiscal des contribuables. Le contrôle rigoureux des dépenses publiques et la relance de l’économie sont indissociables, à notre avis, si nous voulons réussir à mettre fin au déclin économique du Québec et préserver nos programmes sociaux.

Les Québécois sont inquiets, et avec raison. Leur gouvernement leur dit qu’il leur faudra faire un effort supplémentaire, mais ils comprennent très bien qu’ils risquent, encore, d’être les seuls à faire des efforts en subissant une nouvelle hausse de leur fardeau fiscal. Les Québécois ont besoin d’un signal, d’un peu d’espoir. L’économie du Québec, elle, a besoin d’un peu d’air.

Je demande donc au gouvernement de faire un choix courageux: celui de miser sur le contribuable. Le gouvernement pourrait hausser leur pouvoir d’achat en abolissant dans son premier budget la taxe santé pour les citoyens gagnant 45 000$ et moins et en limitant la hausse des tarifs d’électricité au taux d’inflation. Ce sont en moyenne près de 450$ qu’il pourrait ainsi redonner à des milliers de familles.

Ça peut paraître «modeste» pour M. Dubuc et il peut penser que «ça ne changerait pas la vie des gens». Mais il s’agit ici de commencer à inverser la tendance lourde des dernières années, au cours de laquelle le contribuable a vu ses taxes et ses tarifs augmenter plus rapidement que ses revenus.

En rejetant du revers de la main une baisse du fardeau fiscal, M. Dubuc, tout comme le premier ministre, oublie que la consommation des ménages québécois représente près de 60% de l’économie québécoise. Lorsque l’on hausse le pouvoir d’achat des Québécois de la classe moyenne, c’est donc l’économie entière et même les finances publiques qui respirent mieux. D’ailleurs, on évalue à 450 millions, en rentrées fiscales pour le gouvernement, chaque point de pourcentage supplémentaire de la croissance de la consommation des ménages.

Pendant longtemps, le gouvernement a misé sur les dépenses en immobilisations pour stimuler l’économie. Nous croyons que nous avons atteint la limite de cette approche et qu’il est temps de changer de stratégie. Est-il nécessaire de rappeler au chroniqueur de La Presse que le Québec a la dette brute la plus élevée au Canada, des revenus par ménages qui stagnent et une croissance économique parmi les plus basses en Amérique du Nord?

Populiste, selon M. Dubuc? Je lui répliquerai qu’il s’agit d’une réalité factuelle et qu’il n’y a rien de plus simpliste que de toujours se tourner vers des dépenses accrues en immobilisations – et donc sur la dette – pour stimuler la croissance économique. Il fait une mauvaise lecture des conséquences d’un fardeau fiscal aussi élevé sur la relance de notre économie et même sur les finances du Québec.

Il nous faut une approche équilibrée: un contrôle responsable des dépenses et une baisse du fardeau fiscal des Québécois. Voilà concrètement des éléments clés pour mettre fin au déclin tranquille du Québec. Nous nous distinguons ainsi des libéraux, non pas par nécessité politique, comme le laisse entendre M. Dubuc, mais par nécessité économique.

François Legault

Retrouvez ma réponse à Alain Dubuc sur le site Web de La Presse

Il y a quelques jours, je recevais de ma fille une carte de vœux, écrite d’une calligraphie encore enfantine, sur laquelle je pouvais lire : bonne fête des Mères, maman!  Ce genre de petits gestes m’ont toujours beaucoup touchée. Ils font apprécier davantage la présence de mes enfants au quotidien.

En regardant la carte et en lisant les quelques mots maladroitement écrits, je n’ai pu m’empêcher de revoir une phrase qui, le 5 mai dernier allait unir le monde dans un élan de compassion et de dégoût : « J’ai enlevé vos filles! »

#BringBackOurGirls

Cette phrase, tirée d’une vidéo de près d’une heure présentant Abubakar Shekaum, le chef du groupe islamiste armé Boko Haram, a été reprise, en grand titre, sur la première page de pratiquement tous les journaux et sites d’information.

« J’ai enlevé vos filles », une déclaration choc, mais dramatique, confirmant l’horreur. Un enlèvement de 276 lycéennes nigérianes, qui tombaient, du jour au lendemain sous le joug d’un groupe armé qui menaçait dorénavant de vendre ces jeunes filles sur le marché.

La réaction de la communauté internationale a été vive, le soutien s’est manifesté tant des dirigeants des différents pays que des populations outrées par un geste si lâche porté sur de si jeunes personnes.

Une réaction qui s’est cristallisée sur les réseaux sociaux autour d’un mot clic, #BringBackOurGirls, repris par des personnalités de premier plan, comme Hillary Clinton, mais surtout par des citoyens, des femmes comme des hommes, d’ici comme d’ailleurs dans le monde.

La situation a évoluée depuis, l’enjeu est complexe, les experts ont analysé, les dirigeants se sont prononcés, des actions ont été prises, mais la situation demeure. La mobilisation tant sur les réseaux sociaux que dans la rue doit demeurer, nous ne pouvons rester les bras croisés.

Aujourd’hui, nous sommes toutes Nigérianes !

La disparition de femmes, peu importe leur âge, est un problème criant partout dans le monde, même en Occident, au Canada comme au Québec.

La Gendarmerie Royale du Canada (GRC) confirmait récemment avoir recensé près de 1 200 cas de filles ou de femmes autochtones assassinées ou disparues au cours des 30 dernières années au Canada. Plus vulnérables aux abus et à la violence, les Canadiennes autochtones auraient huit fois plus de chance d’être assassinées que les Canadiennes non autochtones selon le rapport accablant du Rapporteur spécial de l’ONU, James Anaya.

Des frissons me traversent le dos en pensant à ces femmes, d’ici et d’ailleurs, qui vivent ou ont vécu l’enfer. Car cet enfer, il est indirectement imposé à toutes les femmes du monde. Et aujourd’hui, nous sommes toutes autochtones, et nous sommes toutes nigérianes!

La violence faite aux femmes, sous toutes ses formes et dans un endroit du monde comme dans un autre, est inacceptable et doit être dénoncée.

J’aimerais profiter de l’occasion pour encourager le premier ministre Couillard, maintenant à la tête du Québec, à exprimer la compassion des Québécois envers les proches des 276 lycéennes enlevées et à encourager la mobilisation internationale visant à les faire libérer.

En réponse à l’agitation et aux inquiétudes de messieurs Drainville et Lisée, voici la déclaration de M. Sidel, candidat de la Coalition Avenir Québec dans Notre-Dame-de-Grâce, qui a été affichée sur son blogue il y a plus de 48 heures : Concernant certaines observations faites à la radio aujourd’hui, je n’ai jamais comparé quiconque aux nazis et une telle comparaison est inacceptable. Dans l’histoire de l’humanité, il n’y a rien de comparable au mal créé par les nazis. En tant que Juif, je refuse de banaliser la terreur qu’ils ont apportée à mon peuple et à toute l’Europe.  Ce que j’ai dit et maintiens, c’est que l’approche du Parti québécois sur la Charte va trop loin et est conçue pour être une justification de tenir une campagne électorale. La Coalition Avenir Québec a une position pragmatique et raisonnable sur la laïcité et je soutiens les valeurs de mon parti, qui met l’accent sur le rassemblement des Québécois pour travailler ensemble à la relance de notre économie, et non pas à la division des Québécois comme le font les deux vieux partis. Billet de blogue de Noah Sidel

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Lettre écrite par Gérard Deltell, et publiée le 24 novembre 2010 dans La Presse

Chers collègues, le 8 décembre 2008, vous avez été élus, tout comme moi, pour la première fois comme député à l’Assemblée nationale. À quelques jours du deuxième anniversaire de notre élection, nous pouvons facilement nous rappeler la joie, le sentiment d’euphorie qui nous entourait ce soir-là. Obtenir la confiance d’une majorité de ses concitoyens pour porter leur préoccupation à l’Assemblée nationale, c’est gratifiant, certes, mais c’est aussi tout un mandat à réaliser.

Une fois élus députés, peu importe la formation politique que nous représentons, nous partageons des préoccupations semblables. Savoir conjuguer la représentation adéquate de nos électeurs et la fameuse «ligne de parti» est assurément un des plus grands défis que nous avons. Et pour vous, qui êtes membres du caucus gouvernemental sans pour autant siéger au conseil des ministres, je présume que la tâche est doublement complexe.

Au cours des dernières semaines, vous avez été témoins d’une mobilisation sans précédent de la population en faveur d’une enquête publique sur l’industrie de la construction et le financement des partis politiques. Il faut dire que les différentes révélations que nous entendons depuis un an et demi ont largement contribué à cette volonté populaire. Les Québécois ont à coeur de connaître la vérité et, surtout, de comprendre le système de corruption qui semble être érigé dans ce milieu hautement stratégique de notre économie.

Une fois de plus, aujourd’hui, nous entendrons de part et d’autre des arguments en faveur et en défaveur de la mise en place de cette commission d’enquête, et je n’ai pas l’intention d’étaler dans cette lettre ces arguments. Vous les connaissez déjà. Mais cette fois, la différence sera que les derniers alliés de votre formation politique contre une enquête publique lui ont désormais tourné le dos. Le gouvernement est plus isolé que jamais sur cette question qui préoccupe tellement les Québécois. Mais je crois profondément que vous avez le pouvoir de changer les choses.

Je sais que, dans vos familles et dans vos circonscriptions, des gens vous ont interpellé pour appuyer la tenue de cette enquête publique. Comme députés ministériels, votre situation est délicate, et je le reconnais. Vous n’avez malheureusement pas la chance de siéger au conseil des ministres et d’influencer directement la prise de décisions pour une enquête publique. Mais avant d’être membre du parti gouvernemental, vous êtes d’abord et avant tout député. Comme député libéral, vous êtes d’abord député, ensuite libéral. Vous n’êtes pas obligé d’endosser toutes les décisions du gouvernement. Votre obligation, elle est envers vos concitoyens.

Dans le contexte que nous connaissons, vous disposez, comme député, d’une voix qui peut faire une différence et changer positivement le visage du Québec.

Je vous tends personnellement la main pour qu’aujourd’hui, ensemble, nous exprimions la volonté de nos concitoyens. Je sais que, dans votre situation, l’appui à une enquête publique demande énormément de courage, mais je pense que c’est ce que les gens qui vous ont élu vous demandent.

Personnellement, je crois que, depuis le 8 décembre 2008, j’exerce le plus beau métier du monde, soit celui de député. Je dois vous dire que tous les soupçons à l’égard de la classe politique n’ébranlent en rien cette conviction, mais ils m’inquiètent grandement, car ce sont nos institutions qui en paient le prix.

Aujourd’hui, ensemble, nous pourrons revaloriser notre fonction de député. Mettons en place nos idéaux du 8 décembre 2008 pour un Québec meilleur. Redonnons ensemble confiance aux citoyens en leurs députés et portons leur voix à l’Assemblée nationale.

Aujourd’hui, vous avez la chance de changer le Québec.

* Il adresse cette lettre ouverte aux 13 députés libéraux élus pour la première fois à l’élection de décembre 2008?: Francine Charbonneau (Mille-Îles), André Drolet (Jean-Lesage), Gilles Lehouiller (Lévis), Patrick Huot (Vanier), Michel Matte (Portneuf), Michel Pigeon (Charlesbourg), Jean-Paul Diamond (Maskinongé), Danielle Saint-Amand (Trois-Rivières), Marc Carrière (Chapleau), Stéphane Billette (Huntingdon), Georges Mamelonet (Gaspé), Germain Chevarie (Iles-de-la-Madeleine), Filomina Rotiroti (Jeanne-Mance-Viger).

Personne ne niera que l’entrée en scène de Pierre Karl Péladeau dans la présente campagne électorale soit de nature à enrichir le débat démocratique. Et j’admets volontiers que j’aurais été heureux si le magnat de la presse québécoise avait choisi de se présenter sous les couleurs de mon parti, la Coalition Avenir Québec. Toutefois, il aurait alors fallu que Monsieur Péladeau se plie à une seule et simple condition.

Il aurait fallu qu’il se départisse de sa participation dans l’empire Québecor. Il serait en effet inadmissible que quiconque aspire à jouer un rôle politique majeur tout en détenant en même temps un contrôle effectif sur 40% de la presse québécoise. Cela irait à l’encontre de toutes nos valeurs démocratiques. Les risques d’influence, voire de manipulation, seraient réels. En outre, il subsisterait dans tout le débat public, une apparence de partialité, un doute quant à l’objectivité des commentaires, reportages et propos éditoriaux émis par 40% de notre presse. Chaque fois qu’un média associé à Québecor émettrait un avis favorable par rapport à une position de M. Péladeau, on se demanderait invariablement s’il n’a pas été manipulé ou influencé de manière indue. Cette situation serait simplement intenable. Je me demande comment, en tant que démocrate au sens large, on peut ignorer cette incontournable réalité.

D’où ma grande déception à la lecture de la lettre de ces ténors souverainistes qui ferment les yeux sur cette impossible cadrature du cercle sous le prétexte que Québecor risquerait de tomber sous contrôle étranger si M. Péladeau vendait ses actions. Je suis sidéré de constater que l’équipe de jeunes idéalistes audacieux et pleins d’énergie qui ont inspiré le mouvement souverainiste au début des années 70 et qui ont tant contribué à faire avancer les choses au Québec, en particulier au sein du premier gouvernement péquiste élu en 1976, se soit transformée en une chorale de ténors usés et flétris, capables d’ignorer les principes les plus élémentaires de la démocratie aux seules fins faire avancer le projet souverainiste.

Je vois cela comme une véritable trahison par rapport aux idéaux de René Lévesque, lui qui a défendu avec la même énergie le projet souverainiste et les valeurs démocratiques, lui qui s’est attaqué à des mœurs électorales d’un autre âge, aux pouvoirs de l’argent et des lobbys, en fait à tout ce qui faisait obstacle d’une manière ou d’une autre à l’expression libre de la volonté populaire. Et j’ai le goût en terminant de parodier Claude Léveillée et de dire aux signataires de la lettre d’appui à Pierre Karl Péladeau: Vous n´êtes plus de notre temps, restez dans vos musées.

Donald Martel
Député sortant de Nicolet-Bécancour
Candidat pour la Coalition Avenir Québec

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Alors que le débat entourant la Charte des valeurs monopolise l’attention du gouvernement Marois, la Coalition Avenir Québec et son chef François Legault ont lancé une vaste campagne afin d’attirer l’attention sur la nécessité de protéger le portefeuille de chaque Québécois. À quand une charte qui défend les contribuables? est le thème de cette offensive publicitaire visant à soulager rapidement les contribuables d’ici.

Retour sur la conférence de presse

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Samedi dernier, le 1er février, se tenait le premier rassemblement des membres jeunes de la Coalition Avenir Québec. C’est sous la forme d’un colloque qu’une centaine de membres de moins de 30 ans ont participé à une série d’activités au cours de la journée.

Une journée riche en activités
Le colloque a débuté par un discours de Sylvain Lévesque, cadet des députés de la Coalition et député mentor de la Commission de la Relève. Les participants se sont ensuite divisés en deux groupes de travail pour des ateliers visant à proposer des amendements aux résolutions qui leur étaient présentées.

Lors du dîner, plusieurs députés de la Coalition Avenir Québec se sont promenés pour discuter politique avec les participants.

En après-midi, c’est Mélanie Joly, candidate à la mairie de Montréal et chef du Vrai changement pour Montréal qui a tenu une conférence pour partager avec les jeunes son parcours en politique et pour leur expliquer l’importance de faire leur marque dans la politique québécoise.

Par la suite, c’était le moment de débattre des résolutions présentées en avant-midi. Les résolutions portaient sur les institutions démocratiques, la santé, l’éducation, l’économie et les finances publiques .

Un nouveau président
Le colloque de la Commission de la Relève a également été le théâtre d’une campagne électorale visant à élire un nouvel exécutif. C’est finalement David Raynaud qui a été élu président de la Commission de la Relève. Quatre autres postes à l’exécutif ont aussi été comblés: vice-président (Hugo Paré-Morin), vice-présidente (Mary-Christine Fortin Morand), responsable des communications (Samuel Miriello) et responsable des finances (Karl Bertrand).

David Raynaud s’apprête à débuter des études universitaires en sciences politiques, à l’Université de Montréal. Il est actuellement chef d’équipe chez Première Moisson. Il est le fondateur du CAL de Notre-Dame-de-Grâce et en est le directeur. En tant que membre jeune, il a participé à l’élaboration de la dernière plateforme politique de la CRCAQ.

Quelques liens intéressants: 
Album photo de la journée
Communiqué de presse
Cahier des résolutions amendées et/ou adoptées

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Le suicide, personne ne veut en parler. Et lorsque ce mot est prononcé, nous l’associons mentalement au secret et au tabou. Cependant, le suicide ne fait aucune discrimination et touche les gens sans égard à leur race, leur âge, leur culture, leur classe sociale ou leur sexe.

Nous sommes tous un jour ou l’autre accablés par les difficultés de la vie. Certaines personnes n’arrivent pas à composer avec leurs émotions ou à trouver une solution à la situation qui les trouble. Elles sombrent alors dans le désespoir et considèrent le suicide comme leur unique porte de sortie.

Cependant, avant d’en arriver là, une personne lance souvent des signaux d’alarme. En tant que membre de la famille, ami ou être cher, il est essentiel de ne pas ignorer, passer sous silence ou minimiser ces signes. Il est important de prendre le temps de comprendre les causes et d’être alerte face aux signes précurseurs du suicide.

Le suicide est plus répandu que nous le croyons. Il est la quatrième cause de décès dans le monde. Au Canada, plus de 3 500 personnes se suicident tous les ans.  Au Québec, le suicide tue davantage de jeunes que les accidents routiers.

Il est facile d’éprouver de la douleur et des regrets non seulement pour les victimes, mais aussi pour les êtres chers qui en sont profondément affectés.

Sylvie Roy, députée d’Arthabaska et porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière de services sociaux

Entrevue de François Legault avec Marie-France Bazzo, quelques heures avant le caucus pré-sessionnel de la Coalition Avenir Québec, à C’est pas trop tôt!

Pour écouter l’entrevue (l’entrevue est à 7h15)

 

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Alors qu’on discute de la charte de la laïcité sur toutes les tribunes, l’économie du Québec s’essouffle. On apprenait récemment que le Québec a perdu 43 800 emplois à temps plein en 2013. Symbole de notre pouls économique chancelant, l’agence de notation Fitch a même envoyé un signal d’alarme en mettant sous surveillance la cote de crédit du Québec.

L’année 2014 s’annonce tout aussi sombre. Les économistes prévoient que la croissance économique du Québec sera inférieure à 2 %, une croissance plus faible que celle du reste du Canada en raison, notamment, de la faible consommation des ménages. Ce n’est pas un secret, nos familles étouffent. Mais qui peut les blâmer ? Les Québécois croulent sous la pression fiscale exercée par le gouvernement avec les impôts élevés et les hausses répétées de taxes et de tarifs. Résultats : le revenu individuel et celui par ménage fondent à vue d’oeil. Il y a urgence d’agir !

La Coalition avenir Québec croit qu’il est temps de donner un répit aux familles de la classe moyenne afin de relancer l’économie. Or, on apprenait, en décembre dernier, que le Québec recevra d’Ottawa 548 millions de plus en péréquation pour l’année 2014-2015. Il s’agit d’un montant imprévu obtenu en raison de la faiblesse économique du Québec par rapport aux autres provinces. Voilà donc une excellente occasion de donner un peu d’oxygène aux familles, stimuler la consommation et, par conséquent, favoriser l’activité économique.

Notre proposition est claire et nette : le gouvernement devrait prendre la moitié des 548 millions supplémentaires pour aider les familles de la classe moyenne. L’autre moitié devrait servir à réduire le déficit budgétaire. La Coalition avenir Québec suggère donc une baisse de taxe immédiate, dès le 1er avril prochain, pour les contribuables ayant un revenu de moins de 45 000 $ par année. Cette mesure toucherait plus de 2,5 millions de Québécois et permettrait aux familles de la classe moyenne avec deux revenus de compter sur 200 $ à 400 $ de plus pour stimuler leur consommation et l’économie québécoise.

Il s’agirait d’une première étape dans la réduction du fardeau fiscal des contribuables, une priorité pour mon parti. En effet, nous croyons qu’il est possible d’éliminer complètement la taxe santé dès l’exercice 2015-2016. De plus, nous avons pris l’engagement en novembre dernier d’abolir d’ici cinq ans la taxe scolaire, ce qui représenterait, avec la taxe santé, en moyenne 1000 $ de plus par année dans le portefeuille des familles du Québec. Le tout, bien sûr, en atteignant l’équilibre budgétaire dès 2014-2015 et les années suivantes.

Avec cette somme supplémentaire, le gouvernement du Parti québécois a l’occasion de racheter — du moins en partie — une promesse électorale brisée, celle d’éliminer la taxe santé instaurée par les libéraux. Plutôt que de crier au « simplisme », le ministre des Finances devrait donc considérer sérieusement notre proposition pour donner un coup de main aux familles québécoises de la classe moyenne.

Lettre publiée dans Le Devoir